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Téléphone au volant : la suspension du permis est maintenant possible dans toute la France !

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Le ministère de l’Intérieur a demandé à tous les préfets de suspendre le permis des conducteurs pris avec le téléphone en main. La mesure, qui était appliquée dans sept départements seulement, s’ajoute à l’amende de 135 euros et au retrait de trois points.

  • Une instruction du 29 septembre 2026 demande aux préfets de généraliser la suspension du permis pour téléphone au volant.
  • La suspension dure de 15 jours à 6 mois et elle s’ajoute à l’amende de 135 euros et au retrait de 3 points.
  • Le téléphone fixé sur un support et les systèmes intégrés à la voiture restent autorisés, mais pas les oreillettes.

Jusqu’à présent, un conducteur qui était pris avec son téléphone en main risquait une amende de 135 euros et un retrait de trois points sur son permis de conduire. Dans la plupart des départements, il pouvait ensuite reprendre la route. Ce ne sera plus le cas, puisque le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne ont signé le 29 septembre une instruction qui demande à tous les préfets de suspendre le permis des conducteurs concernés. L’information a été révélée par Le Figaro et elle concerne l’ensemble du territoire.

Une suspension du permis de 15 jours à 6 mois

La suspension du permis est une mesure administrative, ce qui veut dire qu’elle est décidée par le préfet et qu’il n’y a pas besoin d’attendre un jugement. Le préfet s’appuie sur le procès-verbal dressé par les policiers ou les gendarmes qui ont constaté l’infraction, comme le prévoit l’article L224-7 du Code de la route. La durée de la suspension va de 15 jours à 6 mois, elle dépend du profil du conducteur et des circonstances. Il faut préciser que cette suspension du permis ne remplace pas les sanctions qui existaient déjà, elle s’ajoute à l’amende de 135 euros et au retrait de trois points.

Pour rappel, la suspension du permis pour un téléphone au volant existait déjà au niveau national depuis 2020, mais seulement quand le conducteur commettait une autre infraction en même temps, par exemple un excès de vitesse ou le franchissement d’une ligne continue. Désormais, le téléphone tenu en main suffit.

Sept départements appliquaient déjà la mesure

Cette suspension du permis existait déjà dans une partie du pays. Les préfets de sept départements avaient choisi de l’appliquer, il s’agit des Landes, du Lot-et-Garonne, du Pas-de-Calais, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres, de l’Yonne et de l’Ardèche, selon la liste publiée début septembre par le ministère de l’Intérieur. En Charente-Maritime par exemple, la mesure est en vigueur depuis le 1er mai 2026. Dans les Landes, environ 300 permis ont été suspendus en quelques mois pour cette raison, d’après le site Vivre Villes. Avec l’instruction du 29 septembre, les autres préfets sont invités à faire la même chose, et c’est notamment le cas dans les douze départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce qui est interdit et ce qui reste autorisé

L’infraction visée est le fait de tenir son téléphone en main pendant que l’on conduit (article R412-6-1 du Code de la route). Cela concerne un appel, mais aussi la lecture d’un message ou la consultation d’une application. Il faut savoir que cette règle s’applique également quand la voiture est arrêtée à un feu rouge ou dans un embouteillage, puisque le conducteur est toujours considéré comme étant en circulation. Par ailleurs, les oreillettes, les écouteurs et les casques audio sont interdits au volant depuis 2015, et ils sont sanctionnés par la même amende.

En revanche, vous pouvez toujours utiliser votre téléphone comme GPS s’il est fixé sur un support, à condition de ne pas le manipuler en roulant. Les systèmes intégrés à la voiture comme le Bluetooth, Apple CarPlay ou Android Auto restent également autorisés, puisque le téléphone n’est pas tenu en main.

Le téléphone multiplie par trois le risque d’accident

Le gouvernement justifie cette mesure par les chiffres de la Sécurité routière. Selon l’organisme, téléphoner en conduisant multiplie par trois le risque d’accident, et ce risque est multiplié par 23 quand le conducteur lit un message. Toujours selon la Sécurité routière, huit conducteurs sur dix reconnaissent utiliser leur téléphone au volant. En 2025, 3 513 personnes sont mortes sur les routes en France (métropole et outre-mer).

Un conducteur qui conteste la suspension de son permis peut déposer un recours auprès du préfet ou devant le tribunal administratif, et il est possible de saisir le juge en urgence (référé) quand la suspension a des conséquences importantes. C’est notamment le cas pour les personnes qui ont besoin de leur permis pour travailler, comme les chauffeurs, les commerciaux ou les artisans. Autre point, la durée de la suspension est décidée par chaque préfet, elle peut donc varier d’un département à l’autre pour la même infraction.

À ce jour, la suspension du permis pour un téléphone au volant est donc possible partout en France, pour une durée de 15 jours à 6 mois, en plus de l’amende de 135 euros et du retrait de trois points. Le plus simple reste de fixer votre téléphone sur un support et de lancer votre itinéraire avant de démarrer.

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