Un golfe, un lac… et pourquoi pas un océan ? Donald Trump avait apparemment envie de poursuivre les changements de noms sur Google Maps. Lors d’un meeting en Caroline du Sud cette semaine, le président américain a raconté avoir appelé Sundar Pichai pour lui soumettre une nouvelle idée : rebaptiser l’Atlantique en faisant référence à l’Amérique (« océan des Amériques »), ou à lui-même (« océan Trump » !).
Qui veut traverser l’océan Trump ?
Le choix était assez restreint. « Je n’aime que deux océans : l’Atlantique et le Pacifique », a expliqué Donald Trump. Pas question, donc, de donner son nom à n’importe lequel. Restait à convaincre Google de modifier ses cartes. À en croire le président, l’enthousiasme n’était pas partagé. Sundar Pichai lui aurait répondu que les océans concernaient beaucoup de pays et demandé de ne pas lui imposer cette modification.
Donald Trump, qui a raconté l’échange en riant, paraît disposé à renoncer. Après avoir demandé l’avis de ses partisans, il a proposé de conserver le nom de l’Atlantique. Aucun changement officiel n’a été annoncé. Il faut toutefois prendre ce récit pour ce qu’il est : la version du président américain. Google n’a pas confirmé publiquement la conversation.
L’idée ne datait pas de ce meeting. Il y a quelques semaines, Donald Trump avait déjà évoqué un « Trump Ocean » ou un « Ocean of the Americas ». L’Atlantique et le Pacifique étaient tous deux envisagés. Il avait également proposé de rebaptiser le détroit d’Ormuz à son nom.
Google avait pourtant suivi les précédentes décisions de Washington. Après le décret signé en janvier 2025 pour renommer le golfe du Mexique dans les usages fédéraux américains, Google Maps a adopté « golfe d’Amérique » pour ses utilisateurs aux États-Unis. Même traitement pour le lac Ontario en août dernier. Les utilisateurs américains voient désormais « Lac Amérique », tandis que les Canadiens conservent « Lac Ontario ». Au Mexique, le golfe garde également son nom d’origine.
Google explique s’appuyer sur les sources gouvernementales officielles pour mettre ses cartes à jour. Ces modifications restent donc liées au pays de consultation : une décision américaine ne suffit pas à faire adopter un nom partout ailleurs. Pour l’Atlantique, Donald Trump semble donc avoir accepté la réponse qu’il attribue à Sundar Pichai. L’océan devrait conserver son nom. Jusqu’à ce qu’il change d’avis…