Vous le savez maintenant, chaque semaine, on a tendance à revenir sur une sortie forte ou un succès surprise sur nos plateformes de streaming. C’est comme ça qu’on a subi Les Lionnes la semaine passée. Cette fois, on a fait un petit pari, celui d’anticiper qui occupera la première place du podium du Top 10 Netflix et notre choix s’est porté sur une série qui débarque pourtant avec le public du week-end en ligne de mire. Un décalage qui ne l’a pas empêché de doubler tout le monde dans la course au classement, sans transpirer. Normal, après deux saisons qui auront chacune eu la couronne, la saison 3 de The Night Agent ne pouvait pas faire moins.
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Ne jouez pas les étonnés, vous saviez qu’on n’allait pas manquer de parler du retour de Peter Sutherland, incarné par Gabriel Basso, notre agent de nuit jasonbournesque avec la tête de gentil la plus crédible du monde. Le genre de gars à donner sa chemise même si personne ne la veut. Pas étonnant qu’il finisse numéro un au fond, si ?
Dans les épisodes précédents de The Night Agent…
Nous avions laissé Peter enfoncé les deux pieds jusqu’au cou dans le tracas. Pour sauver Rose et le siège de l’ONU, il avait été obligé de collaborer avec un courtier en informations qui l’avait mis sous sa botte en lui faisant faire des choses pas très légales. Ce qui avait d’abord failli le faire arrêter et radier du FBI.

Après avoir fait ses adieux à Rose, afin qu’elle puisse avoir la vie normale qu’elle mérite, loin des armes mortelles et des terroristes, Peter est finalement maintenu dans sa fonction d’agent de nuit, avec mention spéciale agent double. Il doit désormais attendre le coup de fil de ce mystérieux courtier, gagner sa confiance et l’arrêter, même si cela le mène à la Maison-Blanche. Parce que oui, on sait que le futur gagnant de la présidentielle américaine a pactisé avec l’individu. Rien que ça.
Pourquoi on est toujours accro ?
Déjà, parce qu’on aime tout ce qui comporte le mot Night. The Night Manager, Night Call, Game Night, Night and Day…
Plus sérieusement, on n’y peut rien, on apprécie Peter Sutherland. À une époque où chaque héros doit être torturé, ambigu, le personnage de Shawn Ryan – qui nous avait offert de beaux ripoux avec The Shield – est un vrai gentil. On ne plaisantait pas en début de cet article, Peter est le gars qui veut trop bien faire, sauver tout le monde, et qui vit avec ses remords plus que nécessaire quand bien même il a fait une bonne action. Le genre de type qui préfère le dialogue à l’action, alors que l’acteur s’est musclé pour. Il est attachant et son optimisme en devient contagieux. Alors si, en plus, la saison 3 lui offre un bagage émotionnel supplémentaire, évidemment, on adhère.

The Night Agent est une sorte de modèle d’efficacité. Question codes d’espionnage, la série ne révolutionne absolument rien et cumule les poncifs. Pourtant, elle le fait avec envie et compétence, notamment lors des scènes d’action qui n’ont rien à envier à certains modèles du genre, y compris sur grand écran. Vous voulez des rebondissements, des complots à déjouer, des trahisons, des échanges de coups ou de plomb ? Le show propose la formule complète sans baisse de rythme.
D’autant que la série sait comment redynamiser son récit malgré le temps qui passe, à commencer par le retour au premier plan de Chelsea (Fola Evans-Akingbola), figure emblématique de la saison 1, qui a sa propre trajectoire personnelle ici.

Quelques arrivées viennent secouer le cocotier, comme Genisis Rodriguez dans le rôle de la journaliste d’investigation Isabel De Leon, dont l’alchimie avec Peter est complètement différente de celle qu’il entretenait avec Rose (absente temporaire ou définitive ?). Le duo présidentiel incarné par Ward Horton et Jennifer Morrison nous offre pas mal de nuances ; et Louis Herthum en Jacob Monroe est un monstre de charisme.
On ne peut pas occulter LA meilleure valeur ajoutée de cette saison 3 : la présence du Père (Stephen Moyer), un assassin professionnel voyageant avec son jeune fils qui ignore sa profession et dont le code moral est supérieur au reste. Un personnage fascinant dans son ambiguïté qui pourrait presque faire l’objet d’un spin-off si Ryan et Netflix se mettaient d’accord.

The Night Agent n’a jamais été une révolution et ce n’est pas la saison 3 qui changera les choses. Néanmoins, elle a cette capacité à maintenir notre attention et à nous attacher à elle, de sorte qu’elle finit davantage par incarner une sorte de série doudou dont on aime le réconfort annuel. Ce qui n’est pas commun pour une série d’espionnage.
Si les audiences ont baissé entre la première et la seconde saison, on espère que le service de SVoD continuera à lui offrir sa chance, alors que la saison 4 n’a pas encore été validée officiellement. Mais entre son arrivée directement en Top 1, les scénaristes déjà au travail depuis un moment et un déménagement des plateaux de tournage (et de l’action ?) à Los Angeles de prévu, on se dit que ce n’est qu’une question de jours.
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