BD et romans graphiques
Mauviette
De Bobika, 152 pages
Publié chez Dargaud le 18 septembre 2026 – 23,50 €

La question tourne en boucle sur les réseaux depuis 2024 : si une femme se retrouve seule en forêt, vaut-il mieux qu’elle tombe sur un ours ou sur un homme ? La majorité choisit l’ours, provoquant au passage l’indignation des principaux intéressés. Bobika a voulu comprendre pourquoi 99 % des viols, 96 % des violences intrafamiliales et 91 % des cambriolages sont commis par des hommes. Plutôt que de pointer du doigt les autres, l’auteur du Cœur des zobs retourne la caméra vers lui-même et mène une enquête dessinée sur la fabrique des garçons et l’essor des réseaux masculinistes, en ligne comme dans les urnes. Son trait caricatural et son humour désamorcent la lourdeur du sujet sans jamais l’édulcorer. Le pari : rendre les mauviettes sexy, et faire de la remise en question masculine autre chose qu’un aveu de faiblesse. Notre coup de cœur de la rentrée, à mettre entre toutes les mains (surtout celles qui pensent ne pas en avoir besoin).
Tout ce qui meurt & agonise
De Tate Brombal et Jacob Phillips, 176 pages
Publié chez Urban Comics le 28 août 2026 – 21,50 €

Après The Walking Dead, on pensait avoir fait le tour du mort-vivant. Erreur. Dans la petite ville de Caverton, une épidémie a transformé tout le monde en zombie, sauf Jack Chandler. Plutôt que de sortir le fusil, ce fermier a choisi de continuer à vivre auprès des siens, y compris son mari et leur fille adoptive, eux-mêmes contaminés, qu’il nourrit et entoure comme si de rien n’était. Jusqu’au jour où une bande de chasseurs débarque, bien décidée à « purifier » la ville. Tate Brombal alterne présent et souvenirs pour raconter la vie d’un homme gay dans une Amérique rurale hostile, et transforme le récit d’horreur en méditation sur le deuil. Au dessin, Jacob Phillips (fils de Sean Phillips, le complice d’Ed Brubaker sur Criminal) livre des planches réalistes qui glacent le sang. Un one-shot qui prouve que le genre n’a pas encore poussé son dernier râle.
American Caper #1 : La Grande Arnaque américaine
De Dan Houser, Lazlow et David Lapham, 136 pages
Publié chez Urban Comics le 4 septembre 2026 – 14,50 €

Un avocat accro au jeu, un tueur à gages mormon, une femme au foyer biberonnée aux théories red pill et une reine de beauté mexicaine en cavale. Le casting a des airs de mission secondaire de GTA, et ce n’est pas un hasard : il s’agit de la première bande dessinée de Dan Houser, cofondateur de Rockstar et plume de GTA III, Vice City, San Andreas et Red Dead Redemption. Avec Lazlow, son collaborateur de longue date sur la saga, il installe tout ce petit monde à Verona, bourgade du Wyoming où une affaire immobilière tourne au vinaigre. Au dessin, David Lapham (Stray Bullets) apporte une noirceur poisseuse qui colle parfaitement au propos. Satire de l’Amérique contemporaine, radicalisation politique comprise, ce premier tome réunit les quatre premiers épisodes d’un arc prévu en trois albums. Pour patienter jusqu’à GTA VI, c’est toujours ça de pris.
La Mode : le plus beau métier du monde
De Giulia Mensitieri et Danicollaterale, 176 pages
Publié chez Delcourt le 1er octobre 2026 – 29,95 €

La mode pèse environ 6 % de la consommation mondiale, et pourtant une bonne partie de ceux qui la font tourner peinent à payer leur loyer. C’est le constat de l’anthropologue Giulia Mensitieri, dont l’enquête parue en 2018 avait fait grand bruit. La voilà adaptée en roman graphique : shootings, stage chez un créateur, mannequins qui s’endettent en travaillant, stylistes payés en vêtements… l’album démonte la mécanique d’un secteur où le prestige et la passion remplacent le salaire. Un indispensable pour quiconque rêve encore de Fashion Week.
Portraits de Persil
De Jean-Christophe Deveney et Saïd Sassine, 216 pages
Publié chez Glénat le 16 septembre 2026 – 25 €

Une Europe alternative, quelque part sous un Second Empire qui n’a jamais tout à fait existé. C’est là que grandit Lina, jeune peintre rebelle qui refuse de se plier aux conventions de son temps. Jean-Christophe Deveney, déjà scénariste de Géante et des Naufragés de la Méduse, signe un récit d’émancipation artistique teinté de fantastique, où chaque toile devient un acte de liberté. Saïd Sassine accompagne ce parcours avec un dessin ample, qui laisse aux tableaux de son héroïne toute la place qu’ils méritent. Une fresque à recommander aux amateurs d’histoire de l’art comme à ceux qui aiment les uchronies élégantes.
Les Fables de La Fontaine (édition prestige)
Collectif, 136 pages
Publié chez Delcourt le 1er octobre 2026 – 22,50 €

On les a tous récitées à l’école, souvent sans vraiment les comprendre. Delcourt remet les Fables à l’honneur avec une édition prestige grand format qui réunit 36 fables adaptées en bande dessinée, parfaitement fidèles au texte original. Elles reprennent les adaptations de la série La Fontaine aux fables, dont l’intégrale réunissait en 2010 des pointures comme Cyril Pedrosa, Michel Plessix, Turf ou Jean-Luc Masbou (De cape et de crocs). Chaque artiste s’empare d’une fable avec son propre style, si bien que le recueil ressemble autant à une galerie qu’à une anthologie. Une jolie porte d’entrée pour les plus jeunes, et l’occasion pour les adultes de redécouvrir certains textes qui ont traumatisé leur enfance.
Romans
Steelborn, Livre I
De Taylor J. LaRue, 687 pages
Publié chez Lumen le 27 août 2026 – 19 €
Pour public averti

Reya est la plus grande voleuse de l’empire. Depuis des années, celle qui se fait connaître sous le nom de Dragon Rouge travaille pour l’un des barons les plus influents de la pègre. Mais lors de ce qui devait être son dernier grand coup, tout déraille. Pour la punir, son employeur lui lance un ultimatum : rembourser sa dette en 60 jours, ou voir son secret révélé au grand jour. C’est là qu’entre en scène Caelan, un guerrier immortel aux pouvoirs légendaires, rongé par une malédiction, qui lui propose de s’associer à lui dans la quête d’un remède.
Premier roman de l’Américaine Taylor J. LaRue, Steelborn ne cherche pas à réinventer la romantasy. On retrouve d’ailleurs tous les ingrédients du genre : une voleuse badass au passé trouble, un immortel ténébreux, des pirates et une famille trouvée… certains lecteurs y verront sans doute un cousin très proche de Throne of Glass. Mais c’est aussi ce qui fait son efficacité, avec une romance slow burn qui monte doucement en température, et des scènes explicites pour pimenter le tout.
La maison des reines
De Pat Barker, 350 pages
Publié chez Charleston le 20 août 2026 – 22,50 €

Après dix ans de guerre, Troie n’est plus qu’un champ de ruines fumantes, et les Grecs victorieux s’apprêtent à rentrer chez eux. Parmi les Troyennes capturées se trouve Cassandre, fille du roi Priam et prophétesse condamnée à ne jamais être crue. Devenue la concubine d’Agamemnon, elle est hantée par des visions de sa propre mort, et de celle de l’homme qui l’a réduite en esclavage. De l’autre côté de la mer, Clytemnestre attend la flotte. Depuis que son mari a sacrifié leur fille Iphigénie pour obtenir des vents favorables, elle a eu dix ans pour préparer sa vengeance.
Avec La maison des reines, Pat Barker, lauréate du Booker Prize en 1995, signe le troisième volet de sa série consacrée aux femmes de Troie, après Le Silence des vaincues et Les Exilées de Troie. Une réécriture féministe et sombre, qui redonne la parole à celles que l’Iliade avait reléguées au rang de butin. Les amateurs de Circé et de mythologie revisitée seront en terrain connu, avec une plume plus âpre et nettement moins lumineuse.
Mon beau miroir
De Cynthia Kafka, 288 pages
Publié chez Charleston le 10 septembre 2026 – 19,90 €

Pour sauver son agence événementielle de la faillite, Marie-Lou est prête à tout. Même à s’installer à Brumeval, un parc d’attractions familial en perte de vitesse, frappé par des incidents inexpliqués et d’étranges rumeurs de fantômes. Sa mission : faire revenir les visiteurs. Encore faut-il se faire accepter par les habitants des lieux, peu enclins à accueillir une étrangère. Entre sabotages en série, secrets de famille et attirance (très) troublante, Marie-Lou va devoir apprivoiser ses peurs.
La bonne idée du nouveau roman de Cynthia Kafka, réside dans une mécanique toute simple mais très ludique : un miroir glissé dans le livre, permettant de déchiffrer les messages écrits à l’envers qui parsèment l’intrigue. Un dispositif qui rend la lecture un peu interactive, et qui colle parfaitement à cette romance feel-good saupoudrée de mystère. On se prend au jeu, et on finit par enchaîner les chapitre de manière presque compulsive.
Starling House
De Alix E. Harrow, 512 pages
Publié chez le Le Livre de Poche le 10 septembre 2026 – 9,90 €

Dans la petite ville d’Eden, personne ne se souvient de la construction de Starling House. Tout le monde s’accorde en revanche sur un point : mieux vaut laisser ce manoir de mauvais augure, et son dernier héritier, tranquilles. Sauf qu’Opale, sans mère ni vrai foyer, rêve chaque nuit de son portail en fer forgé et de son allée rouge. Et quand il suffit de quelques gouttes de son sang pour que la grille s’ouvre, difficile de résister à l’appel de la maison.
Alix E. Harrow, remarquée avec Les Dix Mille Portes de January, s’empare ici de La Belle et la Bête pour en tirer un conte gothique moderne, qui parle autant de maison hantée que de pauvreté, d’héritage familial et du pouvoir des histoires. Publié en grand format chez Hachette en 2024, le roman s’est offert une version poche depuis le 10 septembre, dans une traduction de Thibault Éliroff. Parfait pour Halloween.
Mangas
Bleach Deluxe #1
De Tite Kubo, 560 pages
Publié chez Glénat le 10 septembre 2026 – 19,90 €

Arrivé en France en 2003, Ichigo Kurosaki s’offre enfin un costume de gala. Glénat lance une édition Deluxe qui condense les 74 volumes du manga de Tite Kubo en 26 tomes grand format, à couverture rigide, avec de nouvelles illustrations de couverture et des pages couleur issues de la prépublication japonaise, jusqu’ici inédites chez nous. Ce premier pavé couvre l’arc de l’agent shinigami : la rencontre entre Ichigo, lycéen capable de voir les esprits, et Rukia, une shinigami qui lui transmet malgré elle la totalité de ses pouvoirs. Les combats contre les Hollows, l’humour potache et le sens de la pose de Kubo n’ont pas pris une ride. Le rythme de parution (un tome tous les deux mois environ, le deuxième étant attendu le 4 novembre) laisse le temps de lire et de relire cette saga culte. Idéal pour se replonger dans l’univers de Bleach après la dernière partie de l’anime Thousand-Year Blood War, lancée cet été sur Disney+.
Saru #1
De Daisuke Igarashi, 208 pages
Publié chez Delcourt le 10 septembre 2026 – 15,99 €

Entre deux tomes des Enfants de la mer, Daisuke Igarashi signait ce récit ésotérique, prépublié au Japon entre 2009 et 2010. Paru une première fois en France chez Sarbacane en 2015, dans un unique pavé de plus de 400 pages, Saru revient dans la collection Moonlight de Delcourt/Tonkam, découpé en deux volumes comme dans l’édition japonaise. L’histoire mêle une prophétie de Nostradamus et les légendes chinoises du Roi Singe. Victime d’un maléfice occulte, la jeune Nana s’embarque avec le mystérieux Namgyal, dans une quête qui la mène de la Chine à l’Éthiopie, en passant par l’Afghanistan… et Angoulême. Invité de la dernière Japan Expo, l’auteur trouve ici une réédition à la hauteur de son trait organique et foisonnant.
Mawrth Valliis #1
De EPHK, 136 pages
Publié chez 404 Graphic le 17 septembre 2026 – 14,50 €

Impossible de comprendre un seul dialogue de ce livre. Pour cause, Mawrth Valliis est intégralement écrit en martien, une langue inventée qui oblige le dessin à porter seul toute la narration. Lors d’une escarmouche entre factions rivales, une pilote de chasse désobéit aux ordres pour poursuivre un ennemi en fuite, jusque dans une vallée interdite de la planète rouge. Le titre emprunte d’ailleurs son nom à une région martienne bien réelle, longtemps candidate pour accueillir un rover. Poursuites, créatures étranges, machines de guerre : ça file à toute allure, avec quelques cases par page et un trait épais aux couleurs saturées. Un ovni qui se lit en une soirée, et se relit aussitôt.
Ma Belle Poupée est un super darling #1
D’Asaki Asagiri et Selen, 188 pages
Publié chez Kurokawa le 3 septembre 2026 – 7,95 €

Le titre tient à la fois de résumé et de mantra incompréhensible : une princesse-poupée arrête de prendre sur elle, et le prince finit complètement gaga. Laëtitia Orlécians, héritière parfaite surnommée « Belle poupée », est promise à Gilbert, un prince réputé maudit. Sous ses airs délicats, la jeune femme cache une identité trouble, de quoi bousculer le destin du prince comme celui du royaume. Adaptée d’un light novel et publiée depuis 2024 sur la plateforme Manga Up de Square Enix, la série coche toutes les cases de la romance de cour, entre secrets, danger et désir. C’est doux, drôle et assumé comme tel, parfait pour ouvrir les esprits sur le genderfluid, et questionner la (non) binarité du genre.
De rouille et de carats #1
D’Ootori Kaoru, 192 pages
Publié chez Kurokawa le 24 septembre 2026 – 7,95 €

Dans un univers lointain, des êtres rares baptisés « Joyaux » abritent une pierre précieuse au fond de leurs yeux. Ils vivent regroupés dans un lieu surnommé « la boîte à bijoux », dont le nom en dit déjà long. Lorsqu’Uni y débarque, elle se lie avec Aleclaire, et tous deux décident de percer les sombres secrets de cet écrin. Publiée depuis 2024 sur Pixiv Sylph, la plateforme en ligne de Kadokawa, la série compte déjà quatre tomes au Japon. Si vous cherchez une romance de fantasy plus sombre qu’elle n’en a l’air où la beauté se retrouve réduite à l’état de marchandise, vous êtes au bon endroit. Une jolie découverte, à suivre de près.
Jeunesse
Minuscule trésor
De Pauline Harmange et Élodie Shanta, 48 pages
Publié chez La Doux le 30 septembre 2026 – 13,95 €
Dès 3 ans

Jusqu’ici, Pauline Harmange était surtout connue pour Moi les hommes, je les déteste, l’essai paru au Seuil en 2020 et traduit depuis en vingt langues. Changement de registre total avec ce premier album jeunesse. Minuscule est une souris dont l’anniversaire ne se passe pas du tout comme prévu : à la place d’une grande fête, ses amis lui tendent une liste d’objets à dénicher dans le jardin et la forêt. Commence alors une chasse au trésor à travers les pages, au fil de laquelle on croise papillons, oiseaux et fleurs. Aux pinceaux, Élodie Shanta, plusieurs fois sélectionnée au festival d’Angoulême, signe des planches foisonnantes de détails et de couleurs vives qui nous rappellent au bon souvenir de la sorcière Résine. Cerise sur le gâteau : des planches d’herbier en fin d’album invitent les petits lecteurs à partir à leur tour en forêt, liste en main. Une ode à l’amitié qui se prolonge loin du canapé.
Merveilleux poils
De Mathis, 20 pages
Publié chez La Doux le 26 août 2026 – 14,95 €
Dès 3 ans

Après Merveilleux caca, qui avouons-le, avait fait le bonheur de la rédaction le temps d’un après-midi, Mathis s’attaque à un autre sujet que les adultes préfèrent souvent éviter : les poils. Même format, même recette, et toujours autant d’humour. Ce documentaire en pages cartonnées explique d’où viennent les poils, à quoi ils servent et comment ils fonctionnent, des cheveux aux barbes, des pelages d’animaux aux insectes, sans oublier les minuscules poils du kiwi. L’auteur s’amuse aussi avec les expressions de la langue française, multiplie les gags, mais offre surtout un message bienveillant et parfaitement d’actualité : filles et garçons ont les mêmes poils, et il n’y a aucune raison d’en avoir honte. On apprécie les différents niveaux de lecture qui feront aussi sourire les parents.
Sakamon Castle #2 : Aventures galactiques
De Mathieu Lenourry, 80 pages
Publié chez Glénat le 23 septembre 2026 – 11 €
Dès 6 ans

Sakamon se prend pour un terrible démon. En réalité, c’est un sac de navets ensorcelé par une sorcière dinosaure un peu gaga, à la tête d’une auberge lugubre où la seule chose vraiment terrifiante, c’est le service. Entre les bêtises à répétition du patron, les potions douteuses de Bloudiradi et la cuisine franchement suspecte de Maminosor, sans oublier un chien nénuphar et une grenouille stagiaire amoureuse du jardinier, le premier tome avait posé les bases d’un univers joyeusement absurde. Six mois plus tard, la bande remet le couvert et, comme le promet le titre, met le cap sur l’espace. Une première BD idéale dès 7 ans, qui peut se lire sans avoir découvert le tome 1.
Fougère et le pouvoir des deux
D’Élodie Shanta et Julie Tocheport, 112 pages
Publié chez La Doux le 7 octobre 2026 – 15,95 €
Dès 7 ans

Fougère est alchimiste et potière. Elle adore mijoter de bons petits plats, décorer sa maison et vivre au fin fond de la forêt, là où personne ne vient jamais la déranger. Jamais. Jusqu’au jour où Pie, un jeune garçon désemparé, frappe à sa porte pour lui demander de sauver son village, victime d’un étrange sceptre magique. Un objet aux immenses pouvoirs que convoite aussi Téora, puissante sorcière tapie dans les bois. Face à la menace, les deux rivales vont devoir partager leur magie, et découvrir que l’union fait la force. Imaginée par Élodie Shanta et Julie Tocheport autour d’un café à Angoulême, cette BD est une ode à l’amitié et aux gentilles sorcières, avec un trait naïf et coloré qui colle parfaitement à l’ambiance cosy. Une fantasy douce et réconfortante, parfaite pour les soirées d’automne.
Ce livre fera de toi un scientifique
Par le Dr Sheila Kanani et Ellen Surrey, 64 pages
Publié chez Gallimard Jeunesse le 17 septembre 2026 – 15,50 €

Mesurer la vitesse de la lumière comme Einstein avec une tablette de chocolat et un micro-ondes, s’entraîner comme l’astronaute Mae Jemison, communiquer avec les chimpanzés comme Jane Goodall… Le programme a de quoi faire rêver les apprentis chercheurs. Ce livre présente 25 scientifiques de toutes les époques et de tous les horizons, chacun accompagné d’une expérience à reproduire à la maison, pas à pas : fabriquer son propre volcan, extraire l’ADN d’une fraise, produire de l’électricité comme Nikola Tesla. L’autrice, Sheila Kanani, est physicienne des planètes, enseignante et vulgarisatrice, et a conçu l’ouvrage avec des experts de l’université de Cambridge pour garantir sa rigueur scientifique. Le matériel demandé reste facile à trouver, et le livre insiste sur un point essentiel : en science, on se trompe, on recommence, et c’est comme ça qu’on avance.
Le Grand Livre des échecs : 18 défis à relever
De Claire Summerscale, 72 pages
Publié chez Gallimard Jeunesse le 20 août 2026 – 14,95 €

Quand elle a voulu apprendre à y jouer, on a expliqué à Claire Summerscale que les échecs étaient un jeu de garçons. Elle a donc battu son frère, encore et encore, avant de devenir championne de Grande-Bretagne des moins de 11 ans puis des moins de 13 ans. Devenue entraîneuse professionnelle et ancienne responsable des jeunes à la Fédération anglaise des échecs, elle signe ici un guide pensé pour les 8-12 ans, qui part des bases (règles, déplacement des pièces, vocabulaire) pour monter progressivement en puissance jusqu’aux tactiques et aux stratégies. Le tout est rythmé par 18 défis à relever, avec les solutions en fin d’ouvrage pour vérifier ses réponses. De quoi transformer un après-midi pluvieux en tournoi familial, et prouver au passage que l’échiquier n’a jamais eu de genre.