C'est un petit événement pour tous les fans de Star Wars et de jeu vidéo. Cela faisait des années que la communauté des passionnés de l'œuvre de George Lucas réclamait une suite spirituelle à Star Wars Racer, un excellent jeu de course à la WipEout (avec des vaisseaux futuristes) sorti sur PC Windows, Nintendo 64 et Dreamcast. Leur vœu vient d'être exaucé avec Star Wars : Galactic Racer, un titre qui rend hommage à son ancêtre. En son temps, Star Wars Racer était un coup de génie marketing : le film Star Wars, épisode I : La Menace fantôme est sorti quasi simultanément avec le jeu Star Wars Racer (développé par le studio LucasArts) et il a rencontré un succès immédiat. Il faut dire que la sensation de vitesse était grisante et que la réalisation, notamment sur Dreamcast et PC, faisait son petit effet.
C'est en repensant à la course de chars de Ben-Hur que George Lucas a décidé d'en faire son inspiration pour la séquence la plus spectaculaire de son long-métrage, dans laquelle le jeune Anakin Skywalker affronte le perfide Sebulba au volant d'un pod propulsé par deux réacteurs. Cette séquence est devenue culte pour toute une génération et, hormis sa suite Racer Revenge en 2002, Star Wars Racer restait désespérément le seul à simuler le côté grand spectacle de ces courses déjantées de modules de course. En s'attachant les services de Fuse Games, un studio fondé par des anciens de Criterion, Lucasfilm Games a misé sur le bon étalon. L'impression de vitesse, la mise en scène et les accidents rappellent immédiatement la saga des Burnout, une série automobile inoubliable. On en prend ainsi plein les yeux (d'autant que la réalisation est fabuleuse – on aura le temps d'y revenir), mais le pari le plus gonflé réside dans la structure même de la progression.
Pour scotcher le joueur à son fauteuil, les concepteurs de Star Wars : Galactic Racer ont choisi de mélanger deux genres qui s'opposent : le jeu de course et le roguelite. Dans le premier, il est généralement question de répéter les gammes pour grappiller quelques dixièmes à chaque tour. Le second, lui, est plus sujet à l'imprévu et à la perte d'un équipement. Ce n'est pas le premier à tenter cette approche (on peut citer Road Redemption, un Road Rash modernisé), mais le résultat est absolument génial. Le cœur de Star Wars : Galactic Racer repose sur un principe facile à comprendre : le jeton de la Ligue. En début de tournée, Darius Pax, le fondateur de la Ligue Galactique, remet au joueur ce précieux sésame, qui lui donne le droit de participer à la compétition. Tant qu'il le conserve, il enchaîne les courses de planète en planète et améliore peu à peu son bolide. Mais s'il le perd au cours d'une épreuve, c'est retour à la case départ : il faut repartir de zéro et retenter sa chance. D'où l'intérêt des chemins multiples. Plusieurs embranchements sont proposés au joueur, qui peut choisir entre la prise de risques (épreuves éliminatoires généreuses en récompenses) et la prudence.
Comment jouer à Star Wars : Galactic Racer ?
Fidèle à Star Wars Racer, Star Wars : Galactic Racer est un jeu de course arcade futuriste. L'intrigue prend place dans les premières années de la Nouvelle République, après la chute de l'Empire. Sur fond de marché noir florissant, des courses de speeders sont organisées et les meilleurs pilotes s'affrontent pour la gloire, la célébrité et le prestige. Fondateur de la Ligue Galactique, Darius Pax invite Shade, incarné par le joueur, à prendre part à l'une des courses. Sermonné et menacé par le champion, Kestar Bool, il décide finalement de rabaisser le caquet du fils à papa en acceptant de prendre part à la compétition. C'est dans ce contexte, au cœur de la région de la Bordure Extérieure, que le joueur est propulsé dans des courses survoltées et décoiffantes.
Après un tutoriel permettant de prendre les commandes des différents véhicules (landspeeder, motojet et skim speeder), vous pouvez lancer la campagne solo. Première bonne surprise : au lieu d'enchaîner bêtement les épreuves, Shade (autrement dit le joueur) peut se déplacer librement dans le paddock avant chaque nouveau championnat. C'est l'occasion d'évoluer dans un endroit grouillant d'extraterrestres, de droïdes et d'humains avec l'horizon à perte de vue. Entre deux planètes, cet espace permet de discuter avec les autres pilotes, de profiter de nombreux clins d'œil liés à l'univers de Star Wars et d'acheter des pièces pour son bolide. Certes, le scénario n'a rien de révolutionnaire, mais cette mise en scène est franchement bienvenue.
Star Wars : Galactic Racer repose sur un système bien pensé. Pour remporter la victoire, le joueur dispose de deux accélérations, et toute la subtilité consiste à gérer la chaleur des réacteurs. La postcombustion est un boost classique qui ne présente aucun danger, mais dont la jauge doit se recharger. Le statoréacteur, quant à lui, est une accélération bien plus nette, mais qui fait surchauffer les réacteurs. Une utilisation trop intensive mène à l'explosion pure et simple de votre véhicule. Il est donc nécessaire de doser continuellement l'utilisation des deux accélérations sous peine de finir en méchoui de tôles et d'engrenages.
Les conditions environnementales et climatiques ont également leur importance. Sur Jakku, la chaleur du désert impacte le moteur tandis que sur Ando Prime, le froid glacial oblige le joueur à traverser des tunnels chauffés pour éviter que le givre bloque la direction. Sur Lantaana, le passage à l'intérieur du volcan incite à ne pas trop se frotter à la lave, là où l'acide est un danger permanent sur Sentinel One. Le système est intelligent et oblige à jouer « avec sa tête » pour remporter la victoire. Il faut également prendre garde aux collisions : les anciens de Burnout ont repris le concept d'antan et il est tout à fait possible de finir dans le décor ou d'envoyer valser ses concurrents. Associé à la vitesse fulgurante et aux graphismes très réussis, tout cet ensemble fait qu'on passe un super moment sur Star Wars : Galactic Racer. Et cela passe, bien évidemment, par son système roguelite.
Plutôt qu'une succession classique de championnats, la progression repose sur des parcours à embranchements où s'enchaînent courses, éliminations, essais et rencontres avec des personnages. L'idée, c'est d'évoluer petit à petit en améliorant chaque pièce de son véhicule. Le système à embranchements permet d'éviter la sensation de redite et l'histoire se poursuit, même si on perd. En dehors de la campagne solo, le mode Arcade propose des épreuves comme battre un chrono ou remplir un objectif précis avec un véhicule imposé. Les Scénarios, plus longs, offrent des défis complets avec des règles et des personnages spécifiques. En ligne, jusqu'à douze joueurs peuvent s'affronter en speeder, et huit en podracer. Les tournées multijoueur reprennent le principe de la campagne : cinq courses pour améliorer son véhicule, avant une grande finale. Le crossplay est de la partie, ce qui permet à tout le monde de s'affronter, que l'on soit sur ordinateur ou console.
Sur quels appareils peut-on installer Star Wars : Galactic Racer ?
Star Wars : Galactic Racer est un jeu à télécharger sur PC Windows (Steam et Epic Games Store), PlayStation 5, Xbox Series X et Xbox Series S. Le titre de Fuse Games est également disponible sur Amazon Luna avec une surprise qu’on n’attendait pas. Explications ci-dessous.
Star Wars : Galactic Racer est-il payant ?
Oui, Star Wars : Galactic Racer est un jeu payant, que vous le téléchargiez sur PC Windows (Steam et Epic Games Store), PlayStation 5, Xbox Series X et Xbox Series S. En revanche, c'est une annonce à laquelle on ne s'attendait pas : la campagne solo du jeu ainsi que son mode Arcade sont accessibles gratuitement pour tous les abonnés Prime sur Amazon Luna. Seul le mode multijoueur est absent, cela laisse donc largement de quoi faire avant d'envisager l'achat du jeu complet. Une excellente nouvelle, d'autant qu'il existe une offre Prime 30 jours gratuits pour essayer le service.
Quels sont les jeux équivalents à Star Wars : Galactic Racer ?
Comme indiqué au début de ce texte, Star Wars Racer est l'ancêtre de Galactic Racer. Sorti dans le sillage du film Star Wars : La Menace fantôme, c'est un jeu de course arcade vous plaçant aux commandes de modules. On y retrouve les véhicules d'Anakin ou encore de son rival, Sebulba. Les circuits, quant à eux, sont inspirés des planètes emblématiques de la licence. À l'époque, pour progresser, il était déjà question d'acheter de l'équipement pour améliorer son bolide et réparer les dégâts. Plus simple que son héritier, il reste une référence incontournable pour les fans de courses de pods. Il a été remastérisé il y a quelques années et se retrouve à prix attractif de nos jours.
Hommage aux jeux de course futuristes qui ont fait fureur dans les années 1990, comme F-Zero et WipEout, Redout 2 est l'un des meilleurs représentants du genre. L'intrigue se déroule dans un avenir lointain où les courses de vaisseaux antigravité sont devenues monnaie courante. De nombreux pilotes s'affrontent dans des courses spectaculaires qui rappellent les premiers émois technologiques de la PlayStation, avec les tremplins, les tunnels et les virages serrés de WipEout. 36 circuits sont disponibles et les sensations sont excellentes, notamment grâce à une bande-son qui dépote.
On termine avec BallisticNG, une lettre d'amour du studio indépendant Neognosis à la trilogie originale de WipEout, mais aussi à Rollcage et Jet Moto. En 2159, le joueur participe à la Ligue Antigravité et file à toute allure sur des circuits futuristes, armé jusqu'aux dents pour se débarrasser de ses rivaux. Ses graphismes ont été conçus en respectant les limites techniques des machines des années 90, pour un rendu rétro d'une authenticité étonnante. Outre son contenu (course classique, survie, élimination, contre-la-montre…), BallisticNG est aussi un formidable bac à sable, puisqu'il permet de créer ses propres circuits et véhicules.