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Castlevania: Belmont's Curse

Castlevania: Belmont's Curse

Par KONAMI, Evil Empire

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21/10/2026
Démonstration

Réalisé par le studio français à l’origine de The Rogue Prince of Persia, Evil Empire, Castlevania : Belmont’s Curse est un jeu d’action et d’exploration qui se déroule à Paris. Rose et son père Trevor luttent contre un fléau démoniaque.

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Régis Monterrin (mis à jour le )

A propos de Castlevania: Belmont's Curse

Paris brûle-t-il ? Cette question, prêtée à Hitler en août 1944, trouve une réponse aussi inattendue que flamboyante sous la plume d’Evil Empire, le studio à l’origine de The Rogue Prince of Persia et du jeu qui nous intéresse aujourd’hui : Castlevania : Belmont’s Curse. La réponse est oui. Paris brûle, et pas qu’un peu. Les incendiaires ont des crocs, des ailes et un maître que l’on croyait réduit à néant : Dracula. Le comte a beau mourir à chaque épisode, il finit toujours par revenir, un peu comme la grippe et la gastro en hiver. Son retour sonne le réveil d’une saga que Konami avait laissée dormir dans son cercueil depuis Lords of Shadow 2, sorti il y a douze ans. Même pour un vampire, c’est long. Pour fêter les 40 ans de la licence, Konami a donc confié les clés du château à ce studio bordelais aussi talentueux que passionné. Et pour relever ce sacré défi, Evil Empire a pu compter sur les conseils précieux de Motion Twin, le studio derrière l’incontournable Dead Cells. Un Castlevania made in Gironde ? Cocorico !

Pour comprendre d’où vient la saga Castlevania, il faut remonter le temps et plonger dans l’histoire du jeu vidéo japonais. Le 26 septembre 1986, Konami publie sur le Famicom Disk System, l’extension à disquettes de la Famicom, un titre baptisé Akumajō Dracula. Traduction littérale : « Dracula, le château du démon ». On vous l’accorde, ça pose l’ambiance. Aux commandes, Hitoshi Akamatsu, un concepteur passionné de cinéma et animé par une ambition : créer un jeu donnant l’illusion d’évoluer dans un classique du film d’épouvante. Dans ce premier épisode, tout y passe : la créature de Frankenstein, Méduse, la Mort et sa faux ou encore la momie. Halloween avant l’heure ! Avant d’être un jeu vidéo, Castlevania est surtout une lettre d’amour aux monstres du grand écran. Quarante ans plus tard, le fouet claque toujours autant et il le fait, cette fois, dans les rues de Paris. Et pour boucler la boucle, Konami propose le tout premier Castlevania en téléchargement gratuit sur iOS et Android jusqu’au 24 octobre 2026. Ne traînez pas !

Comment jouer à Castlevania : Belmont’s Curse ?

Castlevania : Belmont’s Curse est un jeu d’action et d’exploration en 2D de la famille des metroidvania. Un sous-genre né de la contraction entre Castlevania (l’un des pères fondateurs donc) et Metroid, mettant en scène Samus Aran. Le joueur parcourt un immense labyrinthe en vue de côté et affronte des ennemis de toutes natures pour gagner de l’expérience et de nouveaux pouvoirs. Ces capacités inédites servent ensuite à accéder à des zones jusqu’alors inaccessibles. C’est un grand classique désormais, mais c’est toujours aussi génial de voir peu à peu les zones et biomes s’interconnecter.

Notre héroïne s’appelle Rose Belmont. Elle est la fille de Trevor Belmont et de la magicienne Sypha Belnades, le couple qui avait terrassé Dracula dans Castlevania III : Dracula’s Curse… sur NES, il y a 23 piges. C’est à la demande de Konami que l’équipe de développement s’est appuyée sur cet épisode, d’où son ancrage dans la chronologie officielle de la série. En début d’aventure, le père et la fille sont appelés à Paris par l’évêque de la ville. Les voilà qui crapahutent dans les ruines fumantes de la capitale en dégommant tout ce qui bouge… ou presque. Le duo doit comprendre pourquoi des créatures surgissent des ombres et tout faire pour empêcher Dracula de revenir d’entre les morts. Ce qui est intéressant avec cet épisode, c’est qu’il conserve le rythme d’antan tout en se montrant particulièrement coloré. Gothique, oui, mais jamais tristounet. Les biomes traversés sont variés et on sent que les concepteurs ont mis beaucoup de soin dans l’élaboration des panoramas.

Avec une telle ascendance, Rose n’est pas une Belmont comme les autres. Depuis toujours, elle porte la malédiction de Dracula, logée dans son bras droit. Au-delà de cet élément scénaristique qui tire le fil rouge de l’histoire, cette malédiction lui confère des capacités surhumaines qui lui permettent de défier les ennemis les plus terribles. Et des ennemis, il y en a ! On croise toutes sortes de figures issues de la mythologie des Castlevania, comme Carmilla, Méduse ou encore Isaac, le forgeron de démons de Curse of Darkness. Le gratin du bestiaire maison, en somme. Une invitée de marque issue de l’histoire de France s’est même glissée dans le casting : Jeanne d’Arc. Oui, oui, la Pucelle d’Orléans en personne. Côté doublage, le titre se joue en anglais, avec notamment plusieurs comédiens de la série animée Netflix, ou en japonais, avec une héroïne campée par Yui Ishikawa, la voix de Mikasa dans L’Attaque des Titans. Du beau monde, m’dam !

Au cœur du gameplay se trouve le Vampire Killer (Le Tueur de Vampire), le célèbre fouet de la lignée des Belmont. Il sert à frapper les ennemis, mais pas uniquement. Grâce à des points d’ancrage, cette arme permet de se déplacer d’une plateforme à l’autre, ce qui rappelle les séquences inoubliables de Super Castlevania IV sur Super Nintendo. On se souvient notamment de la célèbre cassette vidéo qui mettait en avant les fameux effets de zoom et de rotation de la console 16 bits. Ah, la nostalgie… À cela vient s’ajouter un grappin qui offre encore plus de souplesse à Rose, tandis que le double saut et le dash, grands classiques du genre, débarquent finalement assez tard dans l’aventure. L’ensemble fonctionne plutôt bien, même si l’on regrette que le balancement au fouet manque parfois de précision. Votre serviteur ne compte plus le nombre de fois où il a fini dans les pics, façon fatality dans le Pit de Mortal Kombat.

En plus d’un arsenal très complet (sept familles d’armes, dont le fouet, l’épée, la lance et les gantelets), le jeu met en avant un principe très original. Avant de passer l’arme à gauche, Sypha a confectionné pour sa fille un jeu de tarot destiné à la protéger. Comme dans un Mega Man, chaque boss vaincu est capturé – ici, aspiré dans une carte – et se transforme en Arcane, c’est-à-dire un pouvoir magique consommant du mana. Ces pouvoirs sont indispensables à Rose pour progresser dans les différents biomes, et c’est justement par leur biais que l’on retrouve le principe des zones interconnectées propre aux metroidvania. L’originalité du système tient au fait qu’un boss vaincu devient en réalité un allié. L’ennemi d’hier devient le pote d’aujourd’hui. Il change littéralement de camp, et c’est franchement savoureux de voir les boss déchus taper la causette avec l’héroïne. Chaque Arcane s’accompagne en outre de défis qui débloquent des effets passifs cumulables. Tout cet ensemble confère à Castlevania : Belmont’s Curse une atmosphère vraiment accrocheuse, même si tout n’est pas parfait.

Visuellement ? Une claque. Evil Empire a fait de son Castlevania : Belmont’s Curse une véritable œuvre d’art. Proche de la direction artistique de la série Netflix, le jeu s’éloigne du pixel art des épisodes 16 bits pour proposer un rendu sublimé par des éclairages soignés et un scrolling (défilement du parallaxe) du plus bel effet. Si certains regrettent une lisibilité pas toujours optimale lors des combats, peu trouvent à redire à la bande-son confiée à ASADI, le compositeur de The Rogue Prince of Persia. Il signe une véritable masterclass mariant baroque et électro, avec orgue d’église et cordes frottées énergiquement. Résultat : le jeu file une pêche incroyable, et ce dès les premières secondes. Préparez-vous à taper du pied entre deux coups de fouet.

Sans révolutionner le genre, Castlevania : Belmont’s Curse fait honneur à la série dont il est issu. C’est un épisode réussi, pas parfait sur tous les points, mais qui permet de passer un excellent moment quand on aime l’univers des vampires de Konami. Douze ans d’attente, et le comte n’a pas pris une ride. Nous non plus… enfin, presque.

Sur quels appareils peut-on installer Castlevania : Belmont’s Curse ?

Bonne nouvelle, il n’y aura pas de jaloux. Castlevania : Belmont’s Curse est disponible sur PC Windows 11 via Steam ou l’application Xbox, sur PlayStation 5, Xbox Series X, Xbox Series S et Nintendo Switch. Il fonctionne aussi sur Nintendo Switch 2 grâce à la rétrocompatibilité, même s’il n’existe aucune version native pour cette machine. Le jeu tourne à 60 images par seconde, sauf sur la première Switch, où il se contente de 30 images par seconde – la Switch 2, elle, grimpe bien à 60. Les possesseurs de Mac, Linux, smartphones et tablettes, une fois arrivés au château, trouveront malheureusement porte close. Le jeu n’est pas prévu sur ces supports.

Castlevania : Belmont’s Curse est-il payant ?

Castlevania : Belmont’s Curse est un jeu payant, disponible en deux éditions : Standard et Midnight Edition. Cette dernière intègre une galerie numérique de plus d’une centaine d’illustrations, un lecteur pour écouter la bande-son, deux costumes inédits inspirés de Trevor et de Sypha, ainsi que la relique Family’s Grace. Pour celles et ceux qui souhaitent essayer le jeu sans passer par la case portefeuille, une démo gratuite est disponible sur toutes les plateformes.

Quels sont les jeux équivalents à Castlevania : Belmont’s Curse ?

Impossible de parler de Belmont’s Curse sans évoquer son modèle, Castlevania : Symphony of the Night. Un véritable monument du genre. Sorti en 1997, cet épisode a tout simplement posé les codes du metroidvania moderne. On y incarne Alucard, fils de Dracula, dans un château labyrinthique aux zones interconnectées. Sa grande particularité réside dans les éléments RPG qui viennent enrichir la progression : niveaux d’expérience, sorts magiques, équipement à sélectionner, familiers… Et ceux qui pensent en avoir fait le tour n’ont encore rien vu, puisqu’un second château, inversé, attend les plus curieux. Porté par une partition fantastique de Michiru Yamane, Symphony of the Night est une œuvre magistrale à découvrir et redécouvrir.

L’homme derrière Castlevania : Symphony of the Night, Koji Igarashi, a quitté Konami en 2014 après une longue carrière chez l’éditeur japonais. Un an plus tard, il lançait une campagne Kickstarter pour développer son successeur spirituel, Bloodstained : Ritual of the Night. Sorti en 2019 (oui, il a pris le temps, le jeu met en scène une orpheline victime d’une malédiction d’alchimistes. Miriam, c’est son nom, voit peu à peu son corps se cristalliser. Pour mettre fin à ce fléau, elle s’aventure dans un château infesté de créatures démoniaques, dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, en pleine révolution industrielle. Sa capacité à absorber les pouvoirs des monstres lui permet de défier les ignominies les plus puissantes. Ce système, hérité d’Aria of Sorrow sur Game Boy Advance, fait toute la grandeur de l’aventure. Artisanat, cuisine, armes en pagaille : Bloodstained est un excellent jeu, mais qui demande pas mal de skill.

Avant de conseiller le studio Evil Empire sur Castlevania : Belmont’s Curse, Motion Twin a réalisé ce qui reste l’un des titres les plus emblématiques de ces dix dernières années. Dead Cells est une aventure incroyable où l’on incarne un amas de cellules qui prend possession d’un corps pour s’évader d’une île maudite. Dead Cells a tout simplement réinventé le genre en y ajoutant des petites touches de challenge qui ont peu à peu donné ses lettres de noblesse au sous-genre roguelite. On échoue beaucoup. Souvent, très souvent, et chaque mort renvoie au point de départ, dans des niveaux générés aléatoirement. Avec sa direction artistique aussi soignée que rétro, Dead Cells est un pur bijou pour celles et ceux qui aiment les univers à la Castlevania et qui recherchent un tant soit peu de difficulté. Intemporel et inoubliable.

Castlevania: Belmont's Curse

Castlevania: Belmont's Curse

Démonstration
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Specifications

Dernière mise à jour 21 octobre 2026
Licence Démonstration
Téléchargements 1 (30 derniers jours)
Auteur KONAMI, Evil Empire
Catégorie Jeux > Action
OS Windows 64 bits - 10/11

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