La saga Hot Wheels est intimement liée à l’univers du jeu vidéo. Les premières apparitions virtuelles de la franchise remontent à plus de quarante ans, et celle-ci a longtemps traîné une réputation de produit dérivé un peu paresseux sur nos supports numériques. Hot Wheels, le tout premier jeu répertorié, est sorti sur Commodore 64 au milieu des années 80. Développé par A. Eddy Goldfarb & Associates et édité par Epyx, il cachait un détail fort amusant : ce n’était pas un jeu de course, mais un titre d’exploration. Le joueur y sillonnait une petite ville avec sa station-service, sa station de lavage et son atelier mécanique. L’idée était de proposer des mini-jeux dans une sorte de petit monde ouvert, qui fait écho à celui de Hot Wheels : Infinite Rush. Par la suite, la licence a connu une période très prolifique, avec des épisodes sortis notamment sur PC Windows, PlayStation et Nintendo 64. Après une traversée du désert, la série a fait son come-back avec Hot Wheels Unleashed et Hot Wheels Unleashed 2 : Turbocharged. Ces deux épisodes réussis ont poussé le studio Milestone à relever un nouveau défi, cette fois en monde ouvert.
Hot Wheels : Infinite Rush propose un concept qui donne envie dès les premières secondes : piloter toutes sortes de petites voitures Hot Wheels dans un environnement ouvert, en se déplaçant de défi en défi. Outre les routes classiques, le jeu met en lumière les célèbres pistes orange de la série, ainsi que les tremplins et les loopings indispensables aux cabrioles et autres cascades vertigineuses. On circule librement, on s’arrête à l’épreuve de son choix et on fait grimper sa réputation jusqu’au titre suprême de Rush Master. C’est un peu comme Pokémon, mais sans les dresseurs.
Comment jouer à Hot Wheels : Infinite Rush ?
Accessible à toutes et à tous, Hot Wheels : Infinite Rush n’est pas une simulation automobile. Pas question de passer des heures dans les menus à paramétrer chaque élément de son bolide : le jeu mise sur la vitesse, les cascades et les défis, en local comme en ligne. Comme expliqué plus haut, Hot Wheels : Infinite Rush est un jeu de voitures en monde ouvert qui se déroule dans différents environnements aux multiples défis. L’aventure démarre à Wheelswood, surplombée par un gorille géant qui rappelle le célèbre King Kong de 1933. On y retrouve les célèbres lettres façon Hollywood sur la colline, ainsi que différents quartiers aux architectures variées. Le périple se poursuit à Tentacle Bay, une zone littorale avec ses fermes et ses champs à perte de vue. Vient ensuite Gearville, enclavée entre ses canyons et ses machines industrielles, avant de débarquer à Drifty Temples, un biome inspiré de l’Asie de l’Est avec ses néons, ses pagodes et ses jolis cerisiers en fleurs. Ces quatre univers permettent de varier les plaisirs en passant d’un défi à l’autre.
Vous vous posez certainement la question : s’agit-il vraiment d’un monde ouvert ? En réalité, il s’agit plutôt d’un monde semi-ouvert, dans le sens où chaque île est accessible grâce à un système de téléportation appelé le Launcher. Un peu plus haut, on parlait de Pokémon et de ses dresseurs. La progression de Hot Wheels : Infinite Rush reprend à peu près ce que l’on trouve dans le RPG de Game Freak. Concrètement, chaque zone géographique est dominée par un Rush Master, sorte de méga-pilote à détrôner. Il faut donc enchaîner les événements locaux pour remplir une barre de progression et débloquer l’affrontement final. C’est du grand classique, mais c’est toujours aussi efficace, d’autant qu’on récupère le bolide de l’adversaire vaincu. Entre deux affrontements, la carte de Hot Wheels : Infinite Rush regorge d’activités : cascades, défis de vitesse, séances photo, contre-la-montre, voire destruction du décor. Manette en main, on retrouve le feeling de Hot Wheels Unleashed et de sa suite, avec ses dérapages, ses boosts et ses sauts vertigineux.
Côté garage, plus de 150 véhicules sont à débloquer, des créations maison les plus loufoques aux modèles de marques prestigieuses comme Ferrari. Ces voitures sont réparties en quatre classes : les Universels, les Titans, les Dérapeurs et les Speeders. Chacune excelle dans un domaine, qu’il s’agisse de la polyvalence, de la résistance, de la glisse ou de la vitesse. Pour satisfaire les envies des pilotes virtuels, les développeurs ont également intégré le Track Builder, un éditeur de circuits très complet qui permet de partager ses créations avec ses amis, en local comme en ligne.
Le multijoueur n’est d’ailleurs pas en reste, avec des courses en ligne en cross-play intégral (hors Switch 2), des salons privés, des classements et de multiples défis asynchrones. L’autre souhait des développeurs était de proposer un écran partagé jusqu’à quatre joueurs, et Hot Wheels : Infinite Rush tient cette promesse. Petite déception néanmoins : en local, le jeu se limite aux épreuves. Il est donc impossible de partir à l’exploration entre amis.
Sans être un titre très impressionnant, Hot Wheels : Infinite Rush est plutôt joli. Malgré un manque de vie flagrant dans les villes, l’Unreal Engine 5 assure le spectacle grâce à des effets de lumière soignés et de belles modélisations. La bande-son, quant à elle, propose différents thèmes selon les îles traversées : rock, pop, jazz, électro et même punk rock, il y a de quoi faire. Pour qui a aimé Hot Wheels Unleashed et sa suite, Hot Wheels : Infinite Rush est un titre agréable, qui manque un peu de personnalité, mais qui promet de faire passer de bons moments.
Sur quels appareils peut-on installer Hot Wheels : Infinite Rush ?
Hot Wheels : Infinite Rush est un titre pensé pour les machines de génération actuelle. Vous ne le trouverez malheureusement pas sur Nintendo Switch, PlayStation 4 ou Xbox One. Pour en profiter, il vous faudra un PC Windows, une PlayStation 5, une Xbox Series X, une Xbox Series S ou la dernière-née de Nintendo, la Switch 2. Le jeu est compatible Xbox Play Anywhere, ce qui donne accès aux versions console et PC à partir d’un seul achat. Sur PlayStation 5, le titre exploite le retour haptique et les gâchettes adaptatives de la DualSense. Chose importante à savoir, le jeu tourne correctement sur Steam Deck, aux alentours de 30 images par seconde, soit la même cadence que sur Nintendo Switch 2. Attention toutefois, la console de Nintendo limite les courses à six concurrents.
Hot Wheels : Infinite Rush est-il payant ?
Hot Wheels : Infinite Rush est un titre payant. Il existe en trois éditions, Standard, Deluxe et Ultimate. Les deux dernières intègrent des contenus additionnels, comme le Vehicle Pass et plusieurs packs de véhicules.
Quels sont les jeux équivalents à Hot Wheels : Infinite Rush ?
Considéré comme l’un des jeux Hot Wheels les plus réussis de tous les temps, Hot Wheels Unleashed 2 : Turbocharged est un hommage qui permet de retrouver l’ivresse des pistes orange de notre enfance. Même si le jeu ne propose pas de monde ouvert, chaque décor regorge de virages serrés, de loopings, de tremplins et de diverses surprises. On roule dans l’arrière-cour d’une maison, dans un musée, sur un mini-golf ou encore dans une station-service. Un peu comme dans Re-Volt, le décor paraît gigantesque à côté de nos petites voitures. Cet épisode intègre le saut et le double saut, ainsi qu’un dash latéral qui permet d’envoyer valser ses adversaires, à la manière d’un Burnout. Côté contenu, c’est du très solide, avec plus de 130 bolides dont des motos et des quads, un système de compétences, un éditeur de livrées et un éditeur de circuits. Le tout est porté par une réalisation efficace et un mode histoire qui ne manque pas d’intérêt.
Si vous avez aimé Hot Wheels : Infinite Rush, on ne peut que vous conseiller de tenter l’expérience LEGO 2K Drive. Cousin le plus proche du titre de Milestone, il permet de parcourir un monde ouvert entièrement constitué de briques LEGO. Cet univers, baptisé Bricklandia, repose sur un concept assez génial : des véhicules qui se transforment selon le terrain. On passe ainsi du bateau à la voiture de course, puis au bolide tout-terrain, sans aucun temps mort. Le mode histoire suit l’ascension d’un pilote débutant qui défie de nombreux rivaux jusqu’à un affrontement ultime avec le meilleur pilote de la région. LEGO oblige, il est bien sûr possible de construire ses propres bolides, et le gameplay rappelle par moments Mario Kart, avec des bonus à ramasser en pleine course. Drôle, efficace et parfois surprenant, LEGO 2K Drive est une alternative des plus solides.
On termine ce petit tour des alternatives avec l’excellent Forza Horizon 6. Après des années d’attente, la communauté de fans a enfin pu poser ses valises au Japon, ou plutôt dans un Japon fantasmé. Après le Colorado, la Méditerranée, l’Australie, la Grande-Bretagne et le Mexique, la série s’offre un terrain de jeu absolument incroyable. Des gratte-ciels de Tokyo aux rizières, en passant par des routes de montagne sinueuses dignes du mont Akina d’Initial D, Forza Horizon 6 reprend toutes les bases de la saga pour offrir un monde ouvert et un contenu tout simplement vertigineux. On y trouve plus de 550 bolides, dont de très nombreuses voitures japonaises, des épreuves en pagaille, une mise en lumière de la culture bosozoku et des rassemblements automobiles qui rappellent ceux du célèbre parking de Daikoku. Il est même possible de personnaliser son propre domaine. Quant aux graphismes, ils sont tout simplement ce qui se fait de mieux dans un jeu automobile. De quoi en prendre plein la vue.