Novembre 2000. Alors qu’il était attendu dans les premiers mois de lancement de la Dreamcast, Metropolis Street Racer – plus souvent appelé MSR – arrive enfin dans les foyers. Derrière ce titre se cache un jeu de course qui bouscule les codes de ses prédécesseurs. Pour modéliser les rues de Londres, Tokyo et San Francisco, les développeurs de Bizarre Creations, studio basé à Liverpool, sont partis en repérage dans la capitale anglaise, au Japon et aux États-Unis pour ramener des milliers de photos et vidéos. En réalité, c’est la femme de l’un des développeurs, passionnée de photographie et équipée d’appareils dernier cri, qui les a accompagnés.
Visuellement, le jeu est un bijou technique et chaque virée automobile est l’occasion de profiter des plus beaux monuments de chaque métropole. Mieux encore, neuf stations de radio fictives animées par des DJ rythment les parcours, une première pour un jeu de course. Le jeu se vend très mal (environ 120 000 exemplaires), alors qu’il a demandé un travail colossal et que l’équipe a dû faire face à plusieurs imprévus, dont une Mercedes SLK de location dont le moteur a rendu l’âme sur un banc d’essai. Et pourtant, malgré cet échec, Metropolis Street Racer pose une idée qui va faire un long chemin : le fameux Kudos.
Le Kudos, c’est quoi ? Ce sont tout simplement des points que le pilote obtient lorsqu’il prend des risques : dérapages, dépassements serrés, conduite sur deux roues… Un peu ce que proposera Burnout par la suite, le spectacle des crashs en moins. Après la chute commerciale de la Dreamcast, le concept migre sur Xbox avec Project Gotham Racing, qui devient la vitrine automobile de Microsoft. Quatre épisodes plus tard, la série s’arrête. Activision rachète Bizarre Creations, l’un des plus grands spécialistes de la course automobile virtuelle, avant de le fermer quelques années plus tard. Environ 200 personnes se retrouvent sur le carreau. Certaines prendront la route de Leamington Spa, où un jeune studio baptisé Playground Games vient de lancer un jeu de course en monde ouvert.
Et ce jeu de course, vous l’aurez deviné, c’est Forza Horizon. Ce cinquième épisode, qui reprend tous les codes de la saga, fait figure d’aboutissement de vingt ans d’histoire. Le Kudos de MSR s’est mué en chaîne de compétences, les radios n’ont jamais quitté l’habitacle des voitures et le terrain de jeu ne se limite plus à quelques villes : il s’étend à tout un pays, ici le Mexique. Allez, accrochez vos ceintures, ça va aller vite, très vite !
Comment jouer à Forza Horizon 5 ?
Forza Horizon 5 est un jeu de course arcade en monde ouvert. Comprenez par là qu’il s’agit d’un jeu de course en monde ouvert accessible à tout le monde. Le joueur incarne un pilote invité au festival Horizon – une sorte de Woodstock motorisé – qui pose cette fois ses valises au Mexique. L’objectif est simple : gagner en réputation en participant à des courses, des événements et des défis disséminés sur une immense carte, au volant de près de 800 voitures sous licence. Il n’y a pas de circuit imposé pour avancer : vous allez où vous voulez, ce sont les défis qui viennent à vous.
Dès l’introduction, le ton est donné : Forza Horizon 5 frappe fort dans le grand spectacle. On est tout simplement largué depuis un avion-cargo au-dessus de la Gran Caldera, le volcan actif qui domine la map. Constitué de biomes à couper le souffle, le jeu vous permet de dévaler les flancs du volcan avant de plonger dans la jungle, de longer des plages de sable blanc hypnotiques ou de vous perdre dans les ruelles de Guanajuato. La météo apporte également son lot de nouveautés, puisque vous pouvez carrément affronter des tempêtes de sable qui vous obstruent la vue. Mieux, dans la jungle, des orages tropicaux peuvent vous surprendre avec une pluie battante. Héritées de Forza Horizon 4, les saisons changent chaque semaine pour tous les joueurs, ce qui modifie le visuel de la carte.
C’est vraiment en roulant que l’on sent l’héritage de Bizarre Creations dans le gameplay. Le studio anglais, à l’origine de Formula 1 sur PlayStation, a apporté nombre des codes modernes du jeu de course tel qu’on le connaît de nos jours. Chaque dérapage, saut, frôlement ou passage à toute allure dans la circulation vient alimenter un combo qui grossit jusqu’à une sortie de piste un peu trop mouvementée. Un contact avec un mur, et le compteur s’effondre. Là, on reconnaît totalement l’esprit du Kudos : on ne vous demande pas seulement d’aller vite, mais d’aller vite en prenant des risques, avec panache. Les points récoltés débloquent ensuite des bonus propres à chaque voiture.
Bien évidemment, Forza Horizon 5, c’est aussi un multijoueur d’une richesse folle. Les autres joueurs croisent votre route en permanence, tandis que les Drivatars, des pilotes contrôlés par l’IA qui imitent la conduite de vos amis, peuplent les courses solo. L’Horizon Arcade propose de son côté des mini-défis coopératifs sur la carte. Les plus compétitifs d’entre vous pourront se tourner vers Eliminator, un battle royale où seul le dernier pilote en lice l’emporte, quand les créatifs passeront des heures et des heures dans l’EventLab, un éditeur qui permet de concevoir ses propres épreuves – une sorte de Mario Maker du bitume. Sans oublier l’hôtel des ventes, où s’échangent les bolides préparés par la communauté, ou la Playlist du festival, qui renouvelle défis et récompenses chaque semaine.
Comme si cela ne suffisait pas, Forza Horizon 5 a accueilli deux extensions. Hot Wheels installe un parc perché dans les nuages, au-dessus du Mexique, avec plus de 200 kilomètres de pistes orange, de loopings et de propulseurs – un esprit que l’on retrouve dans Hot Wheels Infinite Rush, sorti en septembre 2026. Rally Adventure ouvre ensuite la région de Sierra Nueva et ses pistes poussiéreuses taillées pour les camions trophy et autres buggys. Il y a même un pack de voitures tirées du film Fast X, dixième épisode de la saga Fast & Furious, pour les férus de vitesse et de drift. Forza Horizon 5 est un véritable bijou de fun, même s’il reste proche de son aîné. Il apporte un environnement d’une variété exceptionnelle, ce qui était loin d’être le cas du quatrième volet, et offre des sensations de vitesse qui dépassent l’entendement au volant de bolides flambant neufs. Décoiffant !
Sur quels appareils peut-on installer Forza Horizon 5 ?
Forza Horizon 5 est un jeu de course arcade en monde ouvert que vous pouvez télécharger sur plusieurs supports. Il est disponible sur PC Windows via Steam et le Microsoft Store, sur Xbox Series X, Xbox Series S et même sur Xbox One. D’ailleurs, si vous n’avez pas changé de machine et que vous êtes resté sur la console d’ancienne génération, sachez que Forza Horizon 5 tourne très bien sur Xbox One. Et puisqu’on parlait de succès, le résultat est sans appel sur PlayStation 5. Arrivé le 29 avril 2025 sur la console de Sony, cet épisode s’y est écoulé à environ 5,8 millions d’exemplaires en une seule année, devenant ainsi le premier Horizon à franchir le seuil de la PlayStation. Forza Horizon 6 suivra le même chemin le 26 janvier 2027. Bien évidemment, celles et ceux qui disposent du Game Pass peuvent aussi y jouer en cloud, sur smartphone, tablette ou téléviseur compatible.
Forza Horizon 5 est-il payant ?
Forza Horizon 5 est bien sûr un jeu payant. Néanmoins, si vous disposez d’un abonnement au Game Pass, vous retrouverez le jeu sans problème dans le catalogue de Microsoft. Le titre est proposé en plusieurs éditions, dont la Standard et la Premium, cette dernière contenant les deux extensions Hot Wheels et Rally Adventure.
Quels sont les jeux équivalents à Forza Horizon 5 ?
Il n’y a pas besoin d’aller très loin pour trouver des alternatives à Forza Horizon 5. Avec pas moins de six épisodes dans la série pour l’instant, vous avez de quoi avaler un sacré nombre de kilomètres. C’est notamment le cas de Forza Horizon 6, qui installe son festival au Japon, une destination réclamée par les fans depuis des années. Playground Games y signe la plus grande carte de la série, avec un Tokyo stylisé où s’enchaînent autoroutes, circuits urbains, montagnes enneigées, campagnes plus paisibles et bords de mer paradisiaques. La grande nouveauté s’appelle le touge, ces fameuses courses de montagne popularisées par Initial D : des duels sur des routes de col étroites et sinueuses, notamment sur le mont Haruna, celui-là même qui a inspiré le mont Akina du manga. Forza Horizon 6, c’est tout simplement un jeu à faire si vous avez aimé Forza Horizon 5.
Développé par Ivory Tower et édité par Ubisoft, The Crew Motorfest est clairement le concurrent le plus direct de Forza Horizon. Sa grande force, c’est de proposer des véhicules qui vont au-delà de la simple voiture, puisqu’on y pilote aussi des motos, des avions et des bateaux. Le festival proposé par ce titre se déroule sur l’île d’O’ahu, à Hawaï. On s’y balade dans des décors paradisiaques, des routes côtières aux forêts tropicales, en passant par les rues animées d’Honolulu ou encore des plages volcaniques au panorama à couper le souffle. Outre ses véhicules, la particularité du jeu réside dans ses Playlists, qui peuvent transformer l’environnement au point de donner l’impression de changer de pays. Très dense et très complet, The Crew Motorfest est un excellent jeu, et une très bonne alternative pour prolonger le plaisir après Forza Horizon 5.
On parlait de MSR et de Project Gotham Racing, mais d’autres séries automobiles ont fait couler beaucoup d’encre à l’époque : V-Rally et Test Drive Unlimited. Or, les pères de ces deux licences, les Lyonnais d’Eden Games, ont sorti Gear.Club Unlimited 3 en début d’année 2026. Ici, pas de monde ouvert, mais des tracés répartis entre les rivages ensoleillés de la Méditerranée et les routes de montagne du Japon. Avec plus d’une cinquantaine de parcours, il y a largement de quoi faire, et le titre apporte une philosophie différente qui peut séduire si vous recherchez du changement par rapport à Forza Horizon 5. Sur la route, une quarantaine de voitures sous licence s’affrontent dans des courses, des sprints et des duels inspirés de Tokyo Xtreme Racer.