Screamer
Spécifications
| Date mise à jour | 26/03/2026 |
| Licence | Payant |
| Systèmes d'exploitation | Windows 64 bits |
| Catégorie | Sports et Simulations |
Présentation de Screamer
Qui aurait pu croire qu'il était possible d'innover dans le domaine de la course automobile sur console et PC ? C'est le pari tenté par l'éditeur Milestone avec Screamer, un titre signant le revival de la licence éponyme sortie dans les années 90. Ne répondant à aucun des codes de la course vidéoludique, ce jeu plonge le joueur dans une ambiance cyberpunk où les néons et les décors futuristes accompagnent des courses à la vitesse exponentielle. Inspiré d'œuvres comme Akira ou encore Gundam, l'esthétique de Screamer, avec ses personnages stylisés et sa mise en scène dynamique, accroche immédiatement.
Dès la séquence d'intro, l’effet est immédiat : Polygon Pictures, grand nom de l’animation japonais, a réalisé les différentes cinématiques et on compte plus d’une demi-heure de séquences animées dans le jeu. Cela permet de mettre en valeur une originalité qui est peut-être une première dans un titre automobile. Ainsi, chaque personnage s’exprime dans sa langue maternelle. Par conséquent, le français se mêle à l’anglais, le néerlandais répond à l’allemand, l’italien communique avec le japonais, etc. C’est surprenant, et franchement pas déplaisant.
Le défi que se lancent les développeurs de Milestone est de proposer un véritable scénario avec des rebondissements dans un jeu de voiture à l'ambiance cyberpunk. L'intrigue met en scène un trio composé de Róisin, Hiroshi et un Français, Frédéric. Chaque protagoniste dispose d'une personnalité bien trempée et fait partie de différentes escouades aux objectifs distincts. Par exemple, le groupe des Green Reapers doit trouver un moyen d'approcher un certain Gabriel, successeur à la direction d'Anaconda Corp. D'autres protagonistes participent au tournoi Screamer pour obtenir des réponses sur leur passé. On évolue ainsi dans un univers plutôt accrocheur avec des protagonistes issus de milieux variés, que ce soit celui de l'armée ou encore des Yakuza. Si le scénario n'a rien de révolutionnaire en soi, c'est plutôt sympathique de participer à des courses qui permettent de faire avancer une histoire à multiples rebondissements.
Mais l'originalité de Screamer ne se trouve pas uniquement dans son récit. En effet, au-delà de son feeling très arcade — dans le sens où l'on peut taper les murs sans risquer de partir à la dérive —, Screamer s'appuie sur une mécanique, l'Écho, qui permet au pilote de s'autodétruire avec son véhicule pour ensuite poursuivre la course. Cet Écho est prétexte à un boost qui permet de dégommer ses adversaires à la manière de WipEout ou de Burnout. Contrairement à un jeu de course automobile plus classique, Screamer impose une concentration de tous les instants et un certain style pour pouvoir progresser. En effet, si la courbe de progression est exigeante, le jeu impose au joueur de maîtriser les quatre gâchettes de la manette ainsi que les deux sticks. Le stick gauche sert au contrôle du véhicule tandis que le droit lui permet de drifter, c'est-à-dire d'effectuer des dérapages pour remplir des jauges aux effets distincts.
Comment jouer à Screamer ?
Voyons maintenant ce qu'il en est des mécaniques de gameplay. On en avait eu un aperçu, mais le jeu final le confirme : Screamer est un titre savoureux, mais qui impose un temps d'adaptation. En effet, son gameplay ne ressemble à aucun autre jeu de course sorti récemment et il faut s'habituer à ses différentes mécaniques pour piloter son véhicule et négocier les virages correctement. Concrètement, dans Screamer, le stick gauche sert de direction à votre bolide tandis que le stick droit module l'angle de dérapage et donc le drift. Pour maîtriser cette façon de déraper, il faut prendre son temps, d'autant que le tout s'accompagne de jauges aux pouvoirs spéciaux.
L'une d'elles prend la forme d'un boost que l'on accumule en passant les rapports de vitesse au bon moment ou en roulant à la vitesse maximale. En parallèle, l'Entropie est une sorte de mode Fury qui transforme votre véhicule en bélier inarrêtable, sans que les adversaires ne puissent lui résister. Tout est une question de timing et on peut même parler de QTE pour déclencher le boost au bon moment. En complément de ces deux éléments, le Strike est une accélération momentanée qui permet de détruire ses adversaires, tandis qu'un bouclier permet de se protéger momentanément des attaques des pilotes adverses. Autant dire que tous ces aspects du jeu risquent de laisser quelques joueurs sur le bas-côté de la route, mais lorsqu'on s'y fait, le titre de Milestone devient vraiment passionnant.
Loin d'être révolutionnaire sur le fond, c'est tout de même appréciable de suivre un mode solo avec un récit mettant en scène des personnages issus de différents univers. On peut notamment citer les hauts placés d'Anaconda Corp, les Banchees qui deviennent les Green Reapers pour passer inaperçus, le groupe Strike Force Romanda de starlettes japonaises qui poursuit son objectif de rester en tête des charts, ou encore les Yakuza dont la vie de l'un des membres est menacée. Le titre de Milestone sort vraiment des sentiers battus et parvient par petites touches à proposer des concepts intéressants, comme un système de bataille en équipe ou encore des objectifs de destruction variés.
Côté contenu, en parallèle du mode solo intitulé Le Tournoi, Screamer se compose d'un mode arcade, d'un défi score, d'un défi Overdrive, d'un mode avec des checkpoints et d'un contre-la-montre. Il y a donc de quoi faire, d'autant que le tout est agrémenté d'un multijoueur en cross-platform qui permet d'affronter des joueurs sur console ou PC. Autant le dire tout de suite : si sa réalisation est de toute beauté, son gameplay demande un temps d'adaptation qui pourra décontenancer celles et ceux habitués aux jeux de course arcade plus standard. Visuellement superbe et s'inspirant des grands noms de l'animation comme Akira ou Gundam, Screamer frappe fort dans le domaine de la course arcade sur PC et console et pourrait devenir à terme un classique que l'on relancera avec plaisir dans les années à venir. C'est simple, c'est un peu comme si Split/Second avait enfin eu une suite spirituelle.
Sur quels appareils peut-on installer Screamer ?
Il n'y aura pas de jaloux. Screamer est un jeu court mais spectaculaire disponible sur les plateformes current-gen : PC Windows, PlayStation 5, PlayStation 5 Pro, Xbox Series X et Xbox Series S. Pour les possesseurs de Nintendo Switch 2, aucune annonce n'a encore été faite, mais cela pourrait changer à l'avenir. En revanche, les joueurs sur PlayStation 4, Nintendo Switch ou Xbox One ne pourront malheureusement pas y accéder.
Screamer est-il payant ?
Attendu depuis un bon moment, Screamer est un jeu payant très ambitieux. Il a demandé plusieurs années de développement et demeure un jeu de course arcade au concept très original. On peut notamment saluer l'effort réalisé sur les voix avec des doubleurs issus de différentes langues, et les intéressés seront ravis d'apprendre qu'il est vendu un peu moins cher que des titres récents comme Resident Evil Requiem.
Quels sont les logiciels équivalents à Screamer ?
Difficile de trouver des alternatives à un jeu aussi singulier que Screamer, mais tous les spécialistes du jeu vidéo vous le diront, Split/Second est celui dont le nom revient le plus souvent. On peut en effet le considérer comme une suite spirituelle directe, dans le sens où il s'agit d'un titre arcade à la vitesse prononcée, où les explosions et le spectaculaire sont au cœur du propos. Split/Second est un jeu développé par Black Rock Studio et édité par Disney Interactive, sorti il y a une quinzaine d'années, qui propose un concept vraiment génial : déclencher des catastrophes en tout genre sur la piste pour modifier le circuit en temps réel et causer des dégâts aux adversaires. Cela peut être un avion qui s'écrase sur la piste, des bâtiments qui s'effondrent ou encore des explosions projetant des débris. Le titre gravite autour de courses intégrées dans une émission de télévision et l'ambiance réussie est appuyée par des graphismes soignés et un gameplay hyper accessible. C'est peut-être sur ce dernier point que Split/Second se démarque de Screamer, ce dernier demandant beaucoup plus d'investissement dans la progression.
On continue avec un grand classique de la course en monde ouvert, et ce n'est pas Forza Horizon. Même si ce titre arcade rencontre un grand succès, on a préféré se pencher sur Burnout Paradise Remastered, qui se pose comme une solide alternative. Issu de la licence très appréciée des joueurs, Burnout Paradise Remastered retrouve tous les codes de la série avec des cascades spectaculaires, des accidents explosifs et surtout une vitesse provoquant des sensations géniales. Pour l'occasion, les développeurs se sont appuyés sur une grande ville que les joueurs peuvent explorer en toute liberté, en faisant peu ou prou ce que bon leur semble. Il y a même un mode en ligne pour en profiter avec ses amis, et le gameplay reprend peu ou prou le feeling de Screamer avec des dérapages et des sauts vertigineux qui feront plaisir aux amateurs du genre. Si vous avez aimé Screamer, Burnout Paradise Remastered peut être un choix idéal pour prolonger le plaisir.
On termine avec Need for Speed Unbound, un épisode de la série éponyme qui tranche quelque peu avec ses prédécesseurs. Le joueur y est propulsé dans une ambiance rap avec des graphismes typés manga qui ne sont pas sans rappeler Need for Speed Heat. Le jeu arbore un look stylisé avec de beaux effets de cel-shading, des graffitis omniprésents et des bolides aux couleurs flashy qui en imposent. On parcourt un Chicago nocturne avec ses multiples artères, et le scénario gravite autour de courses de rue illégales et de courses-poursuites avec la police, bonheur des amateurs d'arcade. Si le titre n'a pas rencontré un succès extraordinaire, son enveloppe esthétique pourrait bien convenir à celles et ceux qui ont aimé Screamer. Ce n'est pas tout à fait le même monde, mais c'est une alternative solide pour les joueurs en quête d'un jeu de course arcade un peu différent.
Publicité