IrfanView existe depuis longtemps sur Windows, et son nom reste associé à une idée simple : ouvrir une image le plus vite possible, sans passer par un logiciel encombrant. Son créateur, Irfan Škiljan, a construit un programme volontairement compact, capable de tourner sur une machine ancienne aussi bien que sur un ordinateur récent. Deux versions sont proposées, en 32 et en 64 bits, selon la configuration de l'utilisateur.
Une fois lancé, le logiciel affiche un menu classique où chaque fonction reste facile à repérer, sans écran de bienvenue ni superflu. IrfanView reconnaît une très large liste de formats de fichier, du JPG basique jusqu'aux fichiers RAW produits par les appareils photo numériques. On y trouve aussi un mode diaporama, un lecteur pour les vidéos et l'audio, ainsi que des fonctions pour traiter plusieurs photos à la fois. Des plugins viennent compléter ces capacités de base, en ajoutant par exemple des filtres proches de ceux d'Adobe ou la prise en charge de formats plus rares.
Comment fonctionne IrfanView ?
Le programme démarre en affichant le dossier d'images sous forme de vignettes. On repère ainsi une photo précise parmi des centaines sans devoir les ouvrir une à une. L'affichage plein écran reste la fonction la plus utilisée : elle permet de juger la netteté d'un cliché ou son cadrage, loin des menus et des barres d'outils.
Pour les retouches courantes, un éditeur basique est intégré au logiciel. On peut recadrer une image, corriger les couleurs, retirer les yeux rouges, ou encore dessiner des formes et ajouter du texte. Ce n'est pas un outil de retouche poussé comme ceux des grands éditeurs, mais il suffit largement pour un usage quotidien.
La conversion par lots fait partie des raisons pour lesquelles IrfanView reste installé sur beaucoup de postes de travail. Il suffit de sélectionner un groupe de photos, de choisir le format de sortie voulu, puis de lancer le traitement en une seule fois. Un redimensionnement automatique peut être appliqué au passage, utile avant de préparer des visuels pour un post ou pour l'impression. Chaque fichier conserve ses informations EXIF, consultables à tout moment : date de prise de vue, appareil utilisé, réglages techniques.
Autre détail moins connu, le logiciel permet de transformer un diaporama en fichier exécutable ou en économiseur d'écran, au format exe. Il ouvre également des archives zip contenant des images, sans obliger à les extraire au préalable. Des lignes de commande existent aussi pour ceux qui souhaitent automatiser le renommage ou la conversion d'un grand nombre de fichiers.
Les plugins, à télécharger séparément, ajoutent encore d'autres possibilités : lecture de formats peu courants, capture d'écran, ou effets visuels avancés hérités du monde de la photo professionnelle. Chacun peut ainsi garder un logiciel léger, en n'installant que les modules dont il a réellement l'usage.
Sur quels appareils peut-on installer IrfanView ?
Windows reste le seul système visé par IrfanView. Aucune version n'existe pour macOS, pour Linux, ni pour les appareils mobiles sous Android ou iOS. Les utilisateurs de ces environnements devront chercher un autre outil pour retrouver des fonctions similaires.
Sur Windows, deux versions sont proposées selon l'architecture de la machine, en 32 ou en 64 bits. On peut télécharger le fichier d'installation directement depuis le site de l'éditeur, et l'opération reste rapide compte tenu de la taille réduite du programme. Une version portable existe également : elle permet de garder IrfanView sur une clé USB et de l'utiliser sur différents postes sans installation préalable.
Certains plugins font parfois réagir un antivirus, notamment ceux qui reposent sur des fichiers dll externes au programme principal. Cela ne traduit généralement pas un vrai danger, mais mieux vaut vérifier la provenance de ce que l'on télécharge avant d'ajouter une extension au logiciel.
IrfanView est-il payant ?
Pour un usage personnel, IrfanView est entièrement gratuit. Trier des photos de vacances, préparer quelques visuels ou simplement consulter des images ne coûte rien. Une utilisation en entreprise change en revanche la donne : le développeur demande alors l'achat d'une licence, dont les modalités sont détaillées sur son site.
Il n'existe ni abonnement mensuel, ni version bridée pour pousser vers un achat. Les mises à jour du logiciel, tout comme les plugins additionnels, restent gratuites pour les particuliers. Ce modèle simple explique en partie pourquoi le programme a gardé autant d'utilisateurs fidèles au fil des années.
Quels sont les logiciels équivalents à IrfanView ?
D'autres logiciels occupent un terrain proche de celui d'IrfanView, avec chacun leurs particularités.
XnView MP propose une gestion des formats tout aussi large, associée à des outils de conversion par lots comparables. Son interface, plus moderne dans sa présentation, permet en plus de gérer une photothèque entière, de comparer des images côte à côte ou de modifier leurs métadonnées. Contrairement à IrfanView, il fonctionne aussi bien sur Windows que sur macOS et Linux.
FastStone Image Viewer mise sur une interface personnalisable et des outils pensés pour les photographes. Un mode diaporama complet, une fonction de comparaison entre plusieurs clichés et des outils de retouche rapide comme le recadrage ou la correction des couleurs y sont disponibles. Comme IrfanView, il reste gratuit pour un usage personnel.
digiKam suit une logique différente, tournée vers la gestion de grandes collections de photos plutôt que vers l'affichage rapide. Ce logiciel open source organise les images par albums, mots-clés ou notes, et propose des outils de retouche non destructifs. Il conviendra à ceux qui cherchent avant tout un gestionnaire de photothèque complet, plus qu'une simple visionneuse.