Le JV9 Pro Aqua ne cherche pas à réinventer le concept de l’aspirateur balai. Le nouveau-né de la marque entend plutôt proposer un tout-en-un accessible, capable de nettoyer la maison de fond en comble sans y laisser un rein. De quoi le démarquer de la concurrence ?
Design et ergonomie : des finitions qui sentent le compromis
Sur la construction pure, le JV9 Pro Aqua ne joue clairement pas dans la même cour que certains modèles plus haut de gamme, et ça se voit. La sensation générale en main est un peu légère, et les finitions ne sont pas au niveau d’un Rowenta X-Clen 12. Dans le fond, c’est bien normal : le modèle chinois est vendu près de deux fois moins cher que son concurrent. Il fallit bien faire des compromis sur certains aspects, et cela se ressent dans la manipulation du produit.

Le support de rangement illustre bien ce compromis. Il a le mérite d’être peu encombrant au sol et de caler correctement toutes les têtes fournies, un vrai plus dans un placard ou une entrée déjà chargée. Mais il manque clairement de solidité. Rien de dramatique pour un appareil positionné sous la barre des 350 €, mais on aurait aimé un peu plus de rigidité par endroits. L’ensemble reste fonctionnel, sans être irréprochable, d’autant plus qu’il ne permet pas de charger automatiquement l’aspirateur : un câble fourni nécessite de désolidariser la batterie de son socle pour la charger indépendamment.
Le point sur lequel Jimmy ne fait aucune concession en revanche, c’est sur le nombre d’accessoires fournis. La liste est impressionnante : aux deux têtes principales (aspiration et lavage) du balai, s’ajoutent un embout suceur, un pour les textiles rigides, ainsi que deux têtes brosses. On retrouve aussi un tuyaux souple pour les recoins inaccessibles. On aurait sans doute apprécié un jeu de patins de rechange, mais à ce prix, l’appareil est livré avec une panoplie complète d’accessoires.

Un mode lavage qui impressionne
C’est la tête Aqua qui justifie l’achat de ce modèle plutôt qu’un aspirateur balai classique à prix comparable, et sur le papier, la surprise est bonne. Les deux patins rotatifs qui l’équipent bougent latéralement pendant le passage du balai, suffisamment pour décoller les traces de pas et les petites taches collées sans avoir à repasser deux fois au même endroit. On apprécie particulièrement le fait que les patins débordent légèrement de la tête sur les côtés, ce qui permet d’atteindre les plinthes sans jamais laisser un bord oublié, un détail que la plupart des concurrents oublient fréquemment. Sur ce point, il faut bien l’admettre, le Jimmy JV9 Pro Aqua surpasse la concurrence (même plus haut de gamme), et de loin.
Reste un revers de taille : en mode lavage, l’aspiration est quasiment nulle. La tête Aqua lave, et si elle dispose bien d’un trou pour récupérer la poussière, elle ne ramasse rien. Concrètement, cela signifie qu’on ne peut pas compter sur un seul passage pour aspirer les miettes puis les noyer dans l’eau : il faudra choisir sa tête en fonction de ce qu’on veut faire, aspirer avec la brosse classique, ou laver avec la tête Aqua, mais pas les deux en même temps avec le même accessoire. Le nettoyage combiné annoncé sur le papier tient donc plus du changement de tête que du geste unique promis par la marque. Une fois qu’on a intégré cette limite et qu’on planifie son ménage en deux temps, le résultat sur les sols durs reste correct, sans marques ni auréoles, parfait pour de l’appoint, mais pas pour un grand ménage.
Cela se ressent aussi dans la capacité du bac de lavage : les 500 mL stockés dans la tête lavante restent modestes, et le V9 Pro Aqua ne dispose d’aucun réservoir d’eau sale. L’eau a vocation à rester au sol, histoire de dépoussiérer et de venir à bout des tâches qui traînent, pas de faire des miracles.

Une aspiration correcte et polyvalente
Côté aspiration, le V9 Pro Aqua affiche une puissance de 160 AW, ce qui reste correct pour de l’entrée de gamme. Les miettes, les cheveux et la poussière fine partent sans effort dès le premier passage, y compris le long des plinthes. Sur moquette fine, le résultat reste correct, mais on sent nettement le moteur peiner dès qu’on aborde une moquette épaisse ou un tapis à poils longs, un terrain sur lequel le JV9 Pro Aqua n’a clairement pas été pensé pour briller.

En matière de bruit, l’appareil culmine autour de 78 dB en mode max, un niveau qui reste dans la norme du secteur sans être discret pour autant. En usage quotidien, la puissance d’aspiration convainc surtout en mode éco ou autonomie, suffisants pour un entretien régulier, tandis que le mode max, plus gourmand en énergie, se réserve aux nettoyages plus profonds et ponctuels.
Autonomie et entretien
Le socle du JV9 Pro Aqua ne propose aucun système de séchage automatique des patins. Concrètement, il faudra penser à démonter et laver soi-même les patins après chaque session de lavage, sous peine de les laisser humides trop longtemps et de voir des bactéries ou des mauvaises odeurs s’y installer. Un entretien manuel qui demande un peu de discipline, là où certains modèles plus haut de gamme gèrent le séchage seuls. Côté aspiration en revanche, rien à redire : le bac à poussière se retire et se vide en un geste, sans manipulation superflue.
La batterie amovible encaisse jusqu’à 65 minutes d’autonomie, promet la marque. C’est un chiffre qu’on vérifie pas à l’usage. Sur les trois modes sont proposés (éco, autonomie et max), un décompte LED affiche le temps de nettoyage restant avant de devoir recharger l’appareil. C’est pratique, puisqu’on sait précisément combien de temps il reste. En revanche, l’autonomie du Jimmy V9 Pro Aqua ne brille pas par sa longévité, et fond très vite dès qu’on sollicite un peu de puissance.
Prix et disponibilité
Le Jimmy JV9 Pro Aqua est affiché à 349 € sur le site officiel de la marque, et chez la plupart des revendeurs. Notez que l’appareil est régulièrement en promotion, et il n’est pas rare de le dénicher à moins de 200 €.
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