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Test du Motorola Edge 70 Fusion : un joli milieu de gamme à l’écran lumineux

Plus fin, le Motorola Edge 70 Fusion améliore la formule de son prédécesseur sans la révolutionner. Cela méritait-il une augmentation de 100 € ? La réponse dans ce test complet.

Un an après la sortie du Edge 60 Fusion, Motorola peaufine sa formule sans en bousculer les codes pour autant. Son successeur, le Motorola Edge 70 Fusion, s’annonce (légèrement) meilleur en tous points, mais aussi plus cher. Alors que la conjoncture actuelle n’est pas au beau fixe pour le matériel high-tech en raison du prix de la mémoire, Motorola augmente son tarif de 100 euros. Cela représente une hausse de 25 % pour le consommateur final.

Le Motorola Edge 70 Fusion atteint donc le seuil psychologique des 500 euros, au même titre que le Nothing Phone (4a) Pro. De fait, il se retrouve en concurrence entre autres avec des smartphones de Xiaomi, mais aussi le Galaxy A57 ou le Pixel 10a tous deux proposés à 550 euros. Est-il à la hauteur d’affronter ces champions du rapport qualité-prix ? C’est ce que nous allons voir dans ce test !

Motorola Edge 70 Fusion Dos
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Les caractéristiques du Motorola Edge 70 Fusion

Voici la fiche technique du Motorola Edge 70 Fusion :

Motorola Edge 70 Fusion
Écran- Écran AMOLED de 6,78"
- Définition Super HD (2772 x 1272 pixels)
- Taux de Rafraichissement : 144 Hz
- Corning Gorilla Glass 7i
- Pic lumineux : 5200 nits
- Technologie Water Touch
- 10 bits
SoC et GPU- Qualcomm Snapdragon 7s Gen 3
- Gravure en 4nm
- GPU Adreno 810
Mémoire- 8 Go de RAM
- 256 Go de stockage
- Pas de port mémoire MicroSD
Coloris- Orient Blue
- Sporting Green
- Silhouette
- Country Air
Appareil Photo- Appareil principal : 50 MP
Sony - Capteur LYTIA™ 710
Ouverture f/1.8
Taille des pixels de 1,0 μm | Technologie Ultra Pixel pour 2,0 μm
Mise au point sur tous les pixels
Stabilisation d’image optique (OIS)

- Appareil ultra grand-angle :
Ultra-grand angle de 13 MP (champ de vision de 120°)
Macro Vision
Ouverture f/2,2
Taille des pixels de 1,12 μm
PDAF

- Capteur de luminosité 3-en-1

- Appareil frontal :
32 MP
Ouverture f/2,2
Taille des pixels de 0,7 μm | Technologie Quad Pixel pour 1,4 μm

- Vidéo :
4K UHD (30 fps)
FHD (60 fps/30 fps)
Ralenti FHD (120 fps)
Audio- Haut-parleurs stéréo
- Pas de prise jack 3,5mm
- Dolby Atmos
Batterie- Batterie de 5200 mAh ou 7000 mAh
- Recharge rapide filaire 68W
Connectivités- Lecteur d'empreintes optique sous l’écran
- Bluetooth 6
- WiFi 6E
- 5G
- eSIM
- nano-SIM
- GPS, AGPS, LTEPP, SUPL, Glonass, Galileo
- NFC
- USB Type-C
- Magnétomètre, Gyroscope, Accéléromètre
- Capteur de proximité et de luminosité
Logiciel- Android 16
Taille et Poids- 7,2 mm d'épaisseur
- 177 grammes
Prix de lancement- 499 euros (5200 mAh)
- 529 euros (7000 mAh)
Date de Disponibilité- 2 Mars 2026

Dans sa boîte « plastic-free », on trouve non seulement le téléphone lui-même, mais aussi les habituelles notices d’utilisation, un câble USB-C/USB-C et une coque rigide en plastique transparent. Si elle n’est pas vraiment luxueuse, la sensation reste plus agréable qu’avec du silicone. Notez l’absence du bloc secteur dans cette liste : il faudra repasser à la caisse.

Le prix est fixé à 499 euros pour la version 8/256 Go avec une batterie de 5200 mAh. Il existe également une déclinaison avec 7000 mAh de batterie, proposée à seulement 30 euros de plus. Quatre coloris sont proposés : Orient Blue (bleu sombre un peu violacé), Silhouette (noir), Sporting Green (vert) et Country Air (un blanc légèrement bleuté).

Design, écran et audio

S’il est une chose que l’iPhone Air a démontrée, c’est qu’il existe une place pour les smartphones fins et légers. Si le Motorola Edge 70 Pro n’est pas aussi extrême que le bijou d’Apple, ses 7,2 mm d’épaisseur et ses 177 grammes sur la balance ont tendance à créer chez moi le même sentiment. Celui d’un appareil qui s’oublie dans la poche et ne représente pas une contrainte dans la main.

Motorola Edge 70 Fusion Face
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Cette sensation est rendue possible par son dos en plastique texturé, plus léger que du verre, mais aussi par son écran incurvé venant avaler une partie des tranches. Exit les bords larges et plats ici, le 70 Fusion reprend les codes visuels de la fin des années 2010. Visuellement, c’est appréciable, mais il est vrai qu’après avoir goûté au cadre plat des smartphones récents, on s’aperçoit que les bordures fines sont moins facilement préhensibles. Une simple question de goût, me répondrez-vous à raison.

Pour ce qui est de la durabilité, Motorola n’a pas lésiné. Gorilla Glass 7i pour protéger l’écran en cas de chute, certification IP68/69 contre les infiltrations d’eau et de poussière ou encore norme renforcée MIL-STD 810H pour les conditions extrêmes (température, pression…). On ne va pas aller jusqu’à dire que si vous le cassez, vous le faites exprès, mais sur le papier, c’est du solide.

Esthétiquement, l’Edge 70 Fusion n’est pas exempte de tout reproche. Je n’évoquerai pas l’îlot photo carré qui m’évoque immanquablement une plaque de cuisson, mais plutôt la face avant, et plus particulièrement les angles. Leur rayon est étrangement petit, ce qui rogne sur l’affichage. Heureusement, Motorola a pensé son interface pour qu’aucune information ne soit perdue, mais l’effet visuel est étonnant.

Motorola Edge 70 Fusion Ecran
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Puisque l’on parle de l’affichage, jetons un œil à l’écran. Il s’agit d’une dalle Amoled de définition 2772 x 1272 pixels (soit 450 PPP) avec un taux de rafraichissement pouvant monter jusqu’à 144 Hz et une luminosité en pic de 5200 nits, parfaite pour accompagner les contenus Dolby Vision. De fait, malgré un revêtement sensible aux reflets, l’écran reste totalement lisible même pour les contenus sombres en plein soleil. Avec son réglage par défaut, le rafraichissement varie quant à lui selon trois valeurs : 60, 90 et 120 Hz et pousse jusqu’à 144 Hz uniquement dans les jeux. Enfin, la technologie Water Touch permet de l’utiliser même avec les mains mouillées. C’est particulièrement appréciable à la sortie de la douche, au bord de la piscine ou lors de fortes pluies.

Ses haut-parleurs stéréo sont d’une puissance tout à fait correcte et ne saturent vraiment qu’à plein volume. On aurait cependant apprécié que les médiums soient un peu plus mis en avant pour que le rendu des voix soit moins brouillon, mais on ne va pas pinailler outre mesure : force est de constater que pour un smartphone de milieu de gamme, il s’en sort bien.

Android 16, performances et autonomie

La philosophie de Motorola a toujours été de rester proche des interfaces de Google, sans doublon, mais avec de petites fonctionnalités supplémentaires. C’était le cas lorsque c’était une entreprise indépendante, ça a bien évidemment continué lorsqu’elle était dans le giron de Google et c’est toujours le cas depuis le rachat par Lenovo. On apprécie particulièrement les gestes pour activer rapidement la torche ou pour lancer l’appareil photo, présents chez Motorola depuis le début des années 2010.

On est donc en présence d’Android 16, la dernière version disponible à ce jour, avec le patch de sécurité de janvier 2026. Trois mois de retard, c’est acceptable pour un milieu de gamme. Ce qui l’est un peu moins en revanche, ce sont les trois mises à jour majeures promises. Samsung et Google s’engagent pour leur part sur sept ans, même à ce prix.

Au premier démarrage, vous remarquerez quelques applications préinstallées telles que TikTok, LinkedIn, Facebook, Instagram, Perplexity, Copilot et Booking. On est très loin de l’avalanche de jeux médiocres que l’on trouve chez Xiaomi par exemple.

Au quotidien, on peut constater quelques légers bugs visuels par moments (essentiellement un décalage du fond sur l’écran de verrouillage), ainsi que quelques légers ralentissements par moments lors de la navigation. Rien de bien méchant, mais ce n’est pas aussi fluide qu’attendu. Cette année, Motorola a d’ailleurs troqué les puces MediaTek pour un Qualcomm Snapdragon 7S Gen 3. Un SoC déjà remplacé par un 7S Gen 4 que l’on trouve dans le Nothing Phone (4a), pourtant moins cher de 100 euros. Voici quelques chiffres sur ses performances :

Sur le papier, ce n’est pas Byzance, mais ça suffira à un grand nombre d’utilisateurs à condition de ne pas vouloir lancer les jeux les plus gourmands d’Android. Les passe-temps 2D ou les titres 3D bien optimisés comme Asphalt tournent sans problème, mais n’espérez pas vous balader dans les plaines de Genshin Impact ou claquer votre meilleur TOP 1 sur Fortnite dans des conditions idéales. Pour cela, il faudra baisser la qualité des graphismes et parfois souffrir de quelques ralentissements.

Dans un autre genre, précisons que les performances de transfert sont limitées par le port USB 2.0. Vous aurez plus vite fait de passer par une solution sans fil comme Quick Share ou LocalSend. Il perd par ailleurs le support microSD présent l’année dernière.

Motorola Edge 70 Fusion Usb
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Nous n’avons pas pu tester la version avec une batterie de 7000 mAh et ne pouvons donner notre avis que sur la plus petite des deux. Avec ses cellules de 5200 mAh, notre modèle tient entre un jour et demi et deux jours loin d’une prise selon l’usage que vous en faites. Les jeux par exemple auront tendance à faire fondre l’autonomie comme neige au soleil. Quoi qu’il arrive, sa charge à 68 W permet de le remonter à 100 % rapidement.

Photo et vidéo

Sur ses visuels promotionnels, Motorola promet « des clichés de niveau professionnel à chaque instant, dans tous les environnements ». Pour cela, le 70 Fusion repose sur trois capteurs : la caméra principale de 50 Mpx (Sony Lytia 710), avec objectif f/1.8 et stabilisation optique (OIS), un ultra grand-angle de 13 Mpx avec objectif f/2.2 et un capteur de luminosité 3-en-1. Pas de téléobjectif donc.

Motorola Edge 70 Fusion Appareil Photo
© Manuel Castejon / Journal du Geek

Après l’avoir testé dans différents environnements, le résultat est sans surprise et sans appel : ce ne sont pas des clichés de niveau professionnel. Face à des sources très lumineuses, on repère des artéfacts, la saturation est souvent trop élevée et les extrémités du spectre lumineux perdent généralement en détails. Dit autrement, les zones sombres sont noires et les zones trop lumineuses totalement blanches.

Arrêtons maintenant de le comparer à ce qu’il n’est pas et remettons-le à son niveau, à savoir celui d’un smartphone de milieu de gamme. Le résultat est plutôt étonnant dans le sens où le premier regard est flatteur, mais que plus on regarde la photo et plus les erreurs sautent aux yeux. On remarque tout d’abord les couleurs vives qui subliment le rendu à défaut d’être fidèles, et la plage dynamique élevée pourvoyeuse de contraste. On est sur un traitement typique de réseaux sociaux, pensé pour accrocher la rétine pendant le scroll. Puis arrivent les portraits aux joues couleur framboise. On zoome un peu dans les détails et on constate que les textures bavent les unes sur les autres et que les lignes ne sont plus très droites. Les lettrages deviennent rapidement illisibles et les visages sont évanescents, comme dans un rêve. Au final, la photo est belle, mais irréelle. Elle présente au moins l’avantage de sortir un peu de l’ordinaire, mais soyons honnêtes, ce n’est pas du niveau du Pixel 10a pour ne citer que lui.

Voici donc quelques exemples :

Du côté de la vidéo, la capture peut se faire en 4K à 30 IPS ou en Full HD jusqu’à 60, voire 120 IPS (slow motion). On retrouve le traitement colorimétrique vibrant et il faut particulièrement faire attention à l’emplacement des différents micros pour éviter les bruitages désagréables. Le rendu est globalement bon, mais l’autofocus peut avoir un peu de mal selon les conditions.

Galerie

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Notre avis

Avec l’Edge 70 Fusion, Motorola fait du Motorola. C’est un smartphone tout à fait viable, agréable à utiliser, avec des atouts indéniables, mais qui peine à réellement se démarquer. On apprécie grandement sa solidité, son écran sublime et lumineux, son endurance couplée à une bonne charge rapide et son interface limpide.

Toujours est-il qu’il n’arrive pas à corriger les principaux défauts de son prédécesseur. Il est toujours en retrait sur la partie photo, ses mises à jour sont toujours limitées et ses performances sont trop justes. Cela pourrait se pardonner à un prix plus doux, mais la hausse de cette année le rend peu compétitif sur son secteur. En face d’un Nothing (4a) Pro, d’un Pixel 10a ou d’un Realme 16 Pro+, il présente trop peu d’arguments pour faire pencher la balance de son côté.
Note : 6  /  10

Les plus

  • Son écran lumineux
  • Sa charge rapide 68 W
  • Son interface soignée
  • Son design solide

Les moins

  • La partie photo en retrait
  • Les performances trop limitées
  • Un prix en hausse sans corriger les défauts du précédent

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