Le Nothing Phone (4a) arrive en France à partir de 369 euros pour la version 8 Go/128 Go, ce qui le place directement face au Google Pixel 10a (549 euros) et au Samsung Galaxy A56, avec un avantage tarifaire non négligeable. Il profite d’un téléobjectif périscopique 3,5x repris du Phone (3) haut de gamme, d’une nouvelle Glyph Bar, d’un écran AMOLED amélioré et de NothingOS 4.1 basé sur Android 16. Sur le papier c’est alléchant, voyons donc ensemble ce que donne l’édition de cette année.
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Caractéristiques techniques du Nothing Phone (4a)
| Nothing Phone (4a) | Nothing Phone (3a) | |
|---|---|---|
| Écran | AMOLED 6,78" LTPS, 2720x1224, 120 Hz, 4500 nits HDR | AMOLED 6,77", 1080x2392, 120 Hz, 3000 nits |
| SoC | Qualcomm Snapdragon 7s Gen 4 | Qualcomm Snapdragon 7s Gen 3 |
| RAM / Stockage | 8 Go / 128 Go ou 8 Go / 256 Go ou 12 Go / 256 Go | 8 Go / 128 Go ou 12 Go / 256 Go |
| Capteurs photo | 50 MP f/1,88 (Samsung GN9, OIS) + 50 MP f/2,88 périscopique 3,5x (OIS) + 8 MP f/2,2 ultra grand-angle (Sony IMX355) | 50 MP + 50 MP 2x + 8 MP |
| Caméra frontale | 32 MP f/2,2 | 32 MP |
| Batterie | 5080 mAh, 50 W filaire | 5000 mAh, 50 W filaire |
| OS | Android 16 / NothingOS 4.1 | Android 15 / NothingOS 3.0 |
| Résistance | IP64, Gorilla Glass 7i | IP54, Panda Glass |
| Dimensions / Poids | 164 x 77,6 x 8,6 mm, 204,5 g | 163,5 x 77,5 x 8,35 mm, 201,5 g |
| Coloris | Noir, blanc, bleu, rose | Noir, blanc, gris |
| Prix de lancement | 369 € (8/128 Go) / 419 € (8/256 Go) / 449 € (12/256 Go) | 349 € (8/128 Go) / 399 € (12/256 Go) |
Dans la boîte, on trouve le smartphone, un câble USB-C, un outil d’extraction de carte SIM et une coque de protection en silicone transparent. Cette dernière est bienvenue, on y reviendra.
Design et prise en main : reconnaissable entre mille, mais un poil trop grand à mon gout

Inutile de tourner autour du pot : le Nothing Phone (4a) est l’un des smartphones les plus distinctifs du marché à ce prix. Le dos en verre transparent laisse apparaître la mécanique intérieure stylisée, les vis apparentes et les plaques décoratives dans des tons blanc/gris selon les coloris. C’est du « Nothing » dans toute sa splendeur, immédiatement reconnaissable, et toujours aussi efficace pour trancher avec la grisaille homogène du marché. Les nouveaux coloris bleu et rose, avec leur verre teinté, apportent une touche de personnalité supplémentaire.
La vraie nouveauté design de cette génération, c’est la Glyph Bar. Exit les trois barres de LED réparties autour du bloc photo du Phone (3a) : place à une barre verticale rectangulaire. C’est plus lisible, plus lumineux et surtout plus fonctionnel. Chaque notification, chaque appel, chaque recharge peut se voir attribuer une séquence lumineuse unique, personnalisable par contact ou par application. La LED rouge s’allume toujours lors d’un enregistrement vidéo. C’est gadget, oui, mais c’est le genre de gadget qu’on finit par apprécier sincèrement.

Le reste du design est sans surprise par rapport au Phone (3a) : tranches plates, châssis en polycarbonate qui ne donne pas l’impression d’un plastique bon marché, dos et écran en verre. La certification IP64 est en légère progression par rapport à l’IP54 du prédécesseur, et Nothing affirme avoir testé le téléphone immergé à 25 cm de profondeur pendant 20 minutes. C’est moins qu’un IP68, mais suffisant pour survivre à une légère chute.
Une bonne surprise à noter, le smartphone arrive avec une protection d’écran préinstallée en sortie de boîte. La coque fournie, en silicone transparent, est également la bienvenue, d’autant qu’elle semble assez nécessaire. Le dos en verre inspire peu confiance en termes de solidité lorsque le téléphone est utilisé nu.
La prise en main est en revanche une petite réserve à formuler. Avec ses 164 mm de hauteur et ses 77,6 mm de largeur, le Phone (4a) est un grand téléphone, difficile à utiliser entièrement à une seule main. Heureusement, les touches de volume et d’alimentation tombent parfaitement sous les doigts, avec un retour tactile franchement agréable. L’Essential Key, déplacé sur la gauche par rapport au Phone (3a) où il se confondait avec les autres boutons, est enfin facilement identifiable.
Le lecteur d’empreintes digitales sous l’écran est rapide et fiable, dans la moyenne de ce qui se fait sur les smartphones milieu de gamme actuels.
Écran : une dalle AMOLED qui fait honneur à la gamme

L’écran AMOLED de 6,78 pouces en résolution 2720 x 1224 pixels (450 ppp) est une belle progression par rapport à celui du Phone (3a). La densité de pixels est suffisante pour que textes et images apparaissent nets et précis dans la grande majorité des situations. Le taux de rafraîchissement adaptatif entre 30 et 120 Hz (grâce à la technologie LTPS) permet au système d’ajuster dynamiquement la fluidité en fonction du contenu, sans consommer inutilement de la batterie.
La luminosité maximale annoncée en extérieure est revendiquée à 1600 nits. Dans la pratique, la lisibilité en plein soleil est tout à fait satisfaisante, sans atteindre les sommets des flagships. La colorimétrie est expressive par défaut avec le mode Alive, avec des rouges et des verts bien saturés. Le mode Standard offre un rendu plus naturel pour ceux qui préfèrent la précision à l’expressivité. Les noirs sont très profonds, le contraste excellent, et les angles de vision irréprochables. Une belle dalle pour regarder des séries ou des films en déplacement.
L’écran prend en charge les contenus HDR et affiche une profondeur de couleurs de 10 bits, ce qui représente un milliard de couleurs à l’écran. Ce genre de détail se retrouve rarement à ce tarif et mérite d’être souligné.
Appareils photo : un téléobjectif ambitieux, des nuances à apporter

C’est probablement l’évolution la plus significative du Phone (4a) par rapport à son prédécesseur. Le téléobjectif périscopique 50 mégapixels avec zoom optique 3,5x est emprunté directement au Nothing Phone (3), le haut de gamme de la marque. Il utilise une architecture, plus compacte et plus économe en énergie que les modules périscopiques traditionnels. À ce tarif, proposer un vrai zoom périscopique avec stabilisation optique est assez remarquable.
Le capteur principal est un Samsung GN9 de 50 mégapixels (f/1,88) propose la stabilisation optique et électronique. L’ultra grand-angle est un Sony IMX355 de 8 mégapixels. Le capteur frontal monte à 32 mégapixels.
En pratique, et lors de nos tests en extérieur de jour, le téléobjectif livre des clichés propres avec un bon niveau de détail et un bokeh naturel sur les sujets en premier plan. La stabilisation se révèle efficace. Le zoom 7x « sans perte » par recadrage dans le capteur 50 MP fonctionne également bien en pleine lumière, avec un piqué acceptable. Le capteur principal ne déçoit pas non plus : les couleurs sont chaleureuses, la plage dynamique correcte, la gestion des contrastes honnête pour la gamme de prix.
Un point important à noter pour ceux qui souhaitent utiliser la pleine résolution de 50 mégapixels : ce mode n’est accessible qu’en proportion 4:3, ce qui peut sembler restrictif. Impossible de zoomer lorsque ce mode est activé.

La nuit, en revanche, le Phone (4a) montre ses limites. Le traitement des longues expositions est plus lent que sur les concurrents les plus aboutis du segment, ce qui peut produire des photos floues si le sujet bouge (ou si le photographe manque de stabilité). Les sources lumineuses brillantes sont fréquemment surexposées, et la balance des couleurs peut être déréglée par les éclairages artificiels. L’ultra grand-angle de 8 mégapixels est clairement le maillon faible de la chaîne photo. Dès que la lumière faiblit, il vaut mieux l’oublier.
Logiciel : NothingOS 4.1, toujours aussi soigné

NothingOS 4.1, basé sur Android 16, reste l’une des surcouches Android les mieux dessinées du marché. La cohérence graphique est irréprochable, que l’on choisisse le thème monochrome emblématique de la marque (très lisible selon les goûts) ou un affichage plus traditionnel. La personnalisation des widgets est très poussée, et il sera bientôt possible d’en créer soi-même via la plateforme Essential Playground, encore en accès anticipé.
L’Essential Key, repositionné sur la tranche gauche, donne accès à l’Essential Space : une sorte de carnet de bord personnel alimenté par l’IA, qui organise automatiquement captures d’écran, liens web et notes vocales en collections thématiques. La fonction flip-to-record (appui long sur l’Essential Key quand le téléphone est posé face vers le bas) déclenche un enregistrement audio, dont la transcription automatique est réalisée ensuite par l’IA. La Glyph Bar indique le volume de la voix pendant l’enregistrement. C’est bien pensé, même si la transcription n’est pas encore parfaite.
Nothing promet trois ans de mises à jour majeures Android et six ans de correctifs de sécurité. C’est plutôt limite face aux sept ans garantis par Google sur ses Pixel.
Performances : solide, sans révolution
Le Snapdragon 7s Gen 4 est une évolution du Gen 3 qui propulsait le Phone (3a), avec un gain de performances de l’ordre de 10 à 15 %. C’est une puce de milieu de gamme polyvalente, qui gère sans broncher la navigation web avec de nombreux onglets ouverts, les applications de productivité, les réseaux sociaux et le streaming vidéo.
Les jeux exigeants comme Genshin Impact ou Fortnite nécessiteront de réduire les paramètres graphiques pour obtenir une fluidité correcte, mais pour les joueurs occasionnels, le Phone (4a) s’en sort sans problème. La gestion thermique est bonne, sans chauffe excessive même lors de sessions de jeu prolongées.
La mémoire RAM proposée en 8 ou 12 Go permet une gestion du multitâche sans latence notable, et le stockage UFS 3.1 assure des temps de chargement des applications très corrects.
Autonomie : confortable, sans être exceptionnelle

La batterie de 5080 mAh est la plus grande jamais intégrée dans un téléphone de la gamme (a) chez Nothing. Dans les faits, l’augmentation par rapport au Phone (3a) est minime, de l’ordre de 80 mAh. Cela ne change pas fondamentalement la donne, mais le résultat est tout de même une journée complète garantie pour la quasi-totalité des usages, et parfois deux jours avec un usage modéré et les modes d’économie d’énergie activés.
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La recharge filaire en 50 W est l’une des plus rapides de cette gamme de prix, permettant de passer de 1 % à 50 % en moins de 25 minutes. La recharge sans fil est absente, ce qui est regrettable, mais cohérent avec le positionnement tarifaire.
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