Un cosy game dans l’univers de Pokémon ? C’est probablement le jeu qu’attendaient tous les fans des monstres de poche depuis des années, en espérant que la Pokémon Company se décide enfin à lancer le projet. Heureusement, l’attente valait vraiment le coup avec cette coopération entre Game Freak et Koei Tecmo proposant Pokopia.
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Trente secondes pour avoir la larme à l’œil
Je savais que Pokopia allait profiter de ma nostalgie de fan de la première heure, Kanto étant toujours dans mon cœur 30 années plus tard. Je ne m’attendais tout de même pas à ce que 30 secondes suffisent pour me mettre la larmichette à la manière d’un Osselait ayant perdu sa mère. Pokopia accueille le joueur avec un Métamorph adorable à personnaliser, et un remix du thème de la première génération. Les développeurs derrière ce jeu savent très précisément comment atteindre les fans de la première heure, et ils n’hésitent pas à le faire dès les premières minutes.
Le scénario de départ est à la fois simple et original, les humains ont disparu, le monde est à l’abandon et Métamorph se réveille avec une mission, restaurer les habitats naturels des Pokémon tout en partant à la recherche de son ancien dresseur. C’est bien plus travaillé qu’on ne pourrait s’y attendre pour un jeu de ce genre. Malgré le fait qu’il soit pour moi la référence, Animal Crossing n’a jamais vraiment proposé de fil conducteur, le remboursement de Tom Nook étant finalement vite terminé. Pokopia, lui, donne une vraie direction à l’aventure, avec une émotion qui s’installe progressivement et qui surprend sincèrement.
Métamorph, le héros aussi malin qu’inattendu

D’avoir fait d’un Métamorph le personnage principal de Pokopia est une idée aussi brillante sur le papier qu’en pratique. En apprenant les capacités des Pokémon rencontrés, on peut interagir directement avec l’environnement avec par exemple la possibilité de faire Pistolet à O sur une végétation desséchée afin de lui redonner vie.
Ces capacités sont limitées par des Points de Pouvoir, récupérables via les baies qui poussent un peu partout. Quand les PP sont à zéro, on peut toujours utiliser une capacité, mais ça fatigue le personnage et déclenche une petite animation supplémentaire. En pratique, c’est rarement un problème vu la quantité de ressources disponibles. Les développeurs ont tout fait pour rendre ce Métamorph attachant. Sa façon de stocker et de déplacer les objets est des plus marrante. Il les avale directement, comme un Rongourmand qui gonfle ses bajoues. Un détail tout bête qui résume parfaitement l’esprit du jeu, toujours prêt à faire sourire.
Un gameplay qui aspire pendant des heures
Le cœur de Pokopia, c’est la restauration d’habitats naturels pour attirer les Pokémon. L’Habitadex indique les conditions requises pour chaque espèce avec un certain nombre de hautes herbes pour faire revenir un Roucool par exemple. Évidemment, des aménagements bien plus exigeants seront requis pour les Pokémon plus rares. Et c’est là que le jeu devient vraiment addictif. On se retrouve à passer du temps à peaufiner chaque recoin dans l’espoir de voir débarquer un nouveau pensionnaire, et la satisfaction quand ça fonctionne est sans égale.
À ce propos, certains dresseurs avaient peur du nombre limité de Pokémon dans le titre. Si l’on ne peut vous dire exactement combien de monstres de poches sont présents dans Pokopia, je peux vous confirmer que celui-ci est vraiment massif, en plus de proposer des Pokémon exclusifs comme on a déjà pu le voir dans les trailer de Pokopia avec le Professeur Bouldeneu ou Pikapâle.

Qui dit cosy game dit forcément crafting. Il est omniprésent et varié avec des ressources à collecter, métaux à gérer, plats à préparer pour renforcer les capacités, constructions nécessitant des Pokémon avec des groupes spécifiques, que ce soit pour le terrassement, la construction ou d’autres types de travaux. Il y a vraiment beaucoup de choses à crafter dans Pokopia. Heureusement, la fonction d’aspiration, qui ramasse automatiquement tout ce qui traîne aux alentours sans avoir à tout récupérer un par un, est pour le coup une excellente idée de confort qui change la vie. Petite mention aussi pour la possibilité de remapper toutes les touches du jeu, une fonctionnalité qui mérite d’être saluée en permettant de véritablement personnaliser l’expérience.
Les défis quotidiens du PC des Centres Pokémon, récompensés en pièces Poké Vie échangeable en boutique, donnent une bonne raison de revenir chaque jour. Le rythme peut parfois être légèrement freiné par le nombre de PP disponibles ou par le manque de Pokémon de groupes spécifiques pour les grandes constructions, mais c’est finalement cohérent avec l’approche zen que le jeu revendique. Pokopia n’est pas un jeu qu’on rush. C’est un jeu dans lequel on s’installe sur le long terme. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis dit « aller, je fais juste ça et ensuite j’arrête » pour me retrouver à encore gambader pendant une heure ou deux, l’univers de Pokopia m’apportant toujours une raison de continuer.
Un monde Pokémon des plus vivants
C’est une grande partie de ce que j’attendais d’un jeu de simulation Pokémon. Les monstres de poche ici s’occupent de leurs petites affaires, interagissent ensemble, peuplent le monde, mais peuvent aussi s’exprimer. C’est une des raisons également pour laquelle faire de Métamorph le personnage principal est un coup de génie. En effet, étant un Pokémon lui-même il peut comprendre le langage des autres. Non seulement cela renforce la proximité avec les créatures, mais en cela permet aussi de rentrer d’autant plus dans le lore de Pokémon.
Une discussion avec Canarticho où celui-ci reconnait que ce qu’il tient n’est en fait pas un artichaut m’a renvoyé sur le débat lancé par le traducteur français des deux premières générations Pokémon Julien Bardakoff. Un débat dans la commu Pokémon française qui est adressé dans le jeu, montrant encore une fois toute la passion qui a été apportée à Pokopia.
Les animations des Pokémon sont aussi de qualité. Leurs expressions faciales sont variées, travaillées, et leur donnent une vraie personnalité. On est loin des modèles figés qu’on a pu voir dans d’autres épisodes de la licence.
Game Freak ainsi que Koei Tecmo ont aussi eu l’idée saugrenue de proposer des mini-jeux accessibles au travers de certains Pokémon. Ainsi, il est possible de jouer à la corde à sauter avec Bulbizarre, sur la musique des mini-jeux de Pokémon Stadium. C’est le genre de détail qui ne trompe pas, les développeurs connaissent leur sujet et savent exactement quelles cordes jouer pour faire plaisir aux fans. Les environnements, qui rappellent Kanto et la première génération, renforcent encore ce sentiment de revenir dans un univers familier tout en le découvrant sous un nouveau jour.

Animal Crossing, Dragon Quest Builders et Pokémon : le meilleur des trois mondes
Pokopia assume pleinement ses influences. Animal Crossing, Dragon Quest Builders, et bien sûr l’univers Pokémon sont clairement les fondations sur lesquelles repose le jeu. Mais contrairement à ce qu’on pourrait craindre, le résultat n’est pas un simple patchwork. Il y a une vraie identité propre ici.
Là où Animal Crossing propose principalement l’île du joueur, Pokopia propose plusieurs zones distinctes qui rappellent différents environnements de Kanto, ce qui offre une vraie variété d’exploration. Le jeu ouvre aussi, après quelques heures, un espace plus personnel pour le dresseur, un endroit qui ne fait pas avancer l’histoire principale, mais qui rappellera plus l’île personnalisable d’Animal Crossing. Il y a de quoi ici jouer un paquet d’heures même après avoir terminé l’histoire principale puisque Pokopia est une expérience visant le long terme.
D’ailleurs, Pokopia laisse la possibilité de jouer en réseau à plusieurs, que ce soit de façon classique en jouant sur l’île d’un autre joueur, en part un objet permettant d’accéder aux villes nuages, à condition de disposer d’un abonnement Nintendo Switch Online.
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Enfin, le titre reprend l’aspect très carré de Dragon Quest Builders en laissant la possibilité de construire tout et n’importe quoi à n’importe quel endroit. En ajoutant la magie de l’univers des monstres de poche, Pokopia est le jeu de simulation de vie Pokémon parfait.
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