Alienware a présenté ses nouveaux modèles de portables gaming il y a quelques semaines. Au menu, trois nouveaux modèles pour tous les budgets et les exigences : un Alienware 14 pouces, un 18 pouces et une version 17 pouces. C’est cette dernière version que nous testons aujourd’hui. L’Alienware 17 se veut un bon compromis entre puissance et mobilité. Mais pour 1400 € minimum, cela vaut-il le coup de passer à la caisse ?

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Un design repensé

Les PC portables gaming ont pris de plus en plus d’importance ces dernières années. Certes, leur prix est colossal par rapport à un matériel fixe, mais ces machines ont le mérite de se transporter facilement, idéal pour les joueurs mobiles qui en ont assez de se déplacer avec la tour et l’écran sous le bras. Alienware n’est pas un petit nouveau dans le domaine, puisque cela fait plus de 10 ans qu’il est sur le marché. Mais cette fournée 2013 est particulière, Alienware ayant décidé de repenser entièrement le design de ses PC. Si l’aspect visuel reste plus ou moins le même, moult petits détails changent, un bonheur pour les amoureux de belles machines.

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Une chose est claire : Alienware sait y faire en matière de hardware. Ici, le capot en plastique a été remplacé par un châssis en aluminium du plus bel effet. Les lignes sont moins marquées et moins agressives qu’auparavant. La charnière reliant le clavier à l’écran a été renforcée. Bien entendu, Alienware n’a pas oublié de placer abondamment des leds sur toute la machine, du bord du clavier au derrière de l’écran en passant par le trackpad. Il faut aimer le style sapin de Noël, en revanche. Des leds (10 au total) qui pourront être personnalisées grâce au logiciel intégré AlienFX.

Caractéristiques

Pas de doute, cet Alienware 17 en a sous le capot. La machine embarque le meilleur équipement portable que l’on puisse trouver aujourd’hui. Enfin, sur la configuration à 2900 €. Mais la configuration minimale a tout de même de quoi se défendre face à la concurrence. Sur tous les modèles, nous trouvons un processeur Intel Core i7, de 4700MQ à 4900MQ selon les configs, allant jusqu’à 6 Mo de cache et pouvant être cadencé jusqu’à 4.0 Ghz. Vous pouvez faire le choix de 8 Go de RAM en DDR3L ou de 16 Go pour plus de sécurité.

Côté graphisme, Dell ne se fiche pas du monde en offrant une Nvidia GTX 765M sur les modèles les moins onéreux. Sur notre exemplaire test, Alienware a intégré une GTX 780M qui fera tourner tous les jeux du moment en ultra sans aucun souci. Vous pouvez aussi compter sur un HDD de 750Go, auquel vous pouvez ajouter un SSD de 64 Go.

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Côté écran, Alienware abandonne le brillant pour nous donner un écran mat du plus bel effet. Sur le Alienware 17, la taille est de 17,3 pouces pour une définition de 1920 x 1080 pixels. Côté connectique, l’Alienware a tout ce qu’il faut là où il faut, avec 2 ports UBS 2.0, 2 ports USB 3.0, un port HDMI, deux prises casques, une prise micro, un lecteur de carte SD, une prise Ethernet et un lecteur DVD +/-RW, améliorable en lecteur Blu-Ray si vous y mettez le prix. Notons le changement d’emplacement de la prise secteur, qui passe ici de l’arrière de l’écran au côté de l’ordinateur. L’ensemble pèse tout de même son poids puisque la machine fait 4,15 kilos.

Enfin, sachez que Dell vous donne le choix de l’OS, vous proposant un Windows 7 64 bits ou un Windows 8 64 bits. On appréciera l’intention.

Jeux

Pourquoi acheter un Alienware ? Pour jouer, bien sûr ! Et il est difficile de reprocher quelque chose à la bête que nous avons essayé, vu sa puissance. Envie de jouer aux derniers jeux en vogue en ultra ? C’est possible, et vous pouvez dire merci à la GeForce GTX 780M du PC. Prenons l’exemple de Battlefield 3. Le FPS moyen tourne autour de 55-60 durant les parties et tombe rarement en dessous des 40, même quand les explosions et les effets de particules saturent l’écran. Pour Far Cry 3, c’est la même chanson, même si nous notons de méchantes baisses de Framerate (autour des 25 FPS) lorsque les effets de lumières et de particules saturent l’écran. Mais rien de bien méchant, le jeu étant testé en ultra et restant jouable. Néanmoins, notons quelques écueils sur les jeux les plus gourmands et les moins optimisés (Max Payne 3, Metro) qui ne tourneront qu’en élevé avec quelques effets baissés en moyens.

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Bien entendu, PC transportable oblige, veillez à jouer avec votre alimentation branchée, sous peine de diviser de moitié vos performances.

Clavier et trackpad

Niveau clavier, Alienware a fait des efforts, beaucoup d’efforts, malheureusement, ce n’est pas encore ça. Ici, nous avons droit à un clavier de type chiclet. On regrette le manque de vélocité des touches, trop molles, qui ont la fâcheuse tendance à ne pas se faire sentir sous les doigts. Une petite faiblesse qui se fera surtout ressentir lors des phases de jeux. Beaucoup préféreront brancher un clavier mécanique chez eux pour avoir de meilleures sensations. Notons tout de même la présence de 4 touches macros au-dessus du pavé numérique.

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Pour le trackpad, Alienware a fait le minimum syndical, ce qui est compréhensible. Qui jouerait au trackpad sur un PC portable gamer ? Peu réactif, fonction deux doigts laborieuse sous Windows 8 , features inexistantes sous Windows 7, il sera vite remplacé par une souris en bonne et due forme. Un trackpad qui a tout de même le mérite de s’éclairer entièrement en utilisation, ce qui plaira aux amateurs de loupiotes.

Écran et chauffe

Alienware a fait le choix d’un écran mat pour ses nouveaux produits, un choix salutaire, le confort visuel s’en trouvant amélioré. Cependant, les couleurs ne sont pas parfaitement retranscrites à l’écran, virant vers le bleu vert. Un petit défaut qui reste cependant marginal, les couleurs froides de l’écran étant très peu perceptibles.

Côté chauffe, l’Alienware 17 est un exemple à suivre. La température du CPU n’a en effet jamais dépassé les 55 degrés, même lorsqu’il est mis à rude épreuve. Il faut dire merci aux ventilateurs et aux grilles de ventilations placées à l’arrière, sur le devant et sous la machine. Une aération qui se fait discrète, le bruit n’étant pas excessif. Certes, vous l’entendrez lorsque le silence se fera sentir autour de vous, mais si vous avez un casque ou si vous mettez du son (par ailleurs très bon) en provenance de la machine, vous n’entendrez rien.

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Verdict

7

/10

Note JDG

Cher

À l’issue de cette prise en main, un constat s’impose : l’Alienware 17 est une machine réussie, très réussie même. Beau, performant, agréable à utiliser, le PC de Dell a tout pour lui. Cependant, il faut relativiser. La machine est en effet assez onéreuse (2000 euros minimum pour avoir une config plus que correcte qui durera) et d’autres constructeurs, comme Asus, proposent la même chose pour quelques centaines d’euros de moins. Alors oui, l’Alienware 17 est une machine de guerre, mais qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Dommage.

Nouveau et ancien côtes à côtes

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