Culture G(eek) : Le meilleur reader cet été…

Chronique

Par Pia le

Cet été, le meilleur reader c’est celui qui ne tombe jamais en panne, qui ne craint ni les grains de sable, ni les averses, que l’on peut fourrer dans son sac de pique-nique avant de le laisser tomber sur les cailloux de l’air de repos. C’est, surtout, celui qu’on peut oublier à l’aéroport sans (trop) de regret. Le meilleur reader, vous l’aurez compris, est encore fait de papier et d’encre, n’en déplaise aux hérauts du livre électronique. C’est pourquoi cette semaine, outre un joli troll en quise d’introduction, je vous propose cinq bouquins à dévorer pour l’été, romans, mangas, pratiques… Il y en a pour tous les goûts !

// Vu à la télé

Difficile de passer à côté du phénomène Game of Throne, la série événement diffusée sur Orange Cinéchoc depuis ce printemps. La première saison ne faisant que très denses épisodes, il faudra se rabattre sur les excellents romans qui forment Le Trône de Fer en attendant la suite. Parus au nombre de cinq, ils devraient être sept lorsque la saga s’achèvera. Intrigues politiques, complots et trahisons, une galerie de personnages fascinants et ambigus se disputent la souveraineté d’un royaume médiéval plus réaliste que fantastique (au moins jusqu’au deuxième roman). Une œuvre déjà culte !

Le Trône de Fer, de George R. R. Martin, cinq tomes parus en poche chez J’ai Lu en édition l’Intégrale, environ 15€.

 

// A offrir

Les éditions Eyrolles se spécialisent dans les parutions techniques et scientifiques à destination des étudiants et des professionnels. Pour le grand public, ils sortent cette année une collection d’ouvrages pratiques et accessibles qui permettent de tirer le meilleur d’outils informatiques récents. On compte dans cette collection intitulée Le Guide Pratique la Freebox Révolution, de l’iPad 2, un ouvrage de référence pour comprendre les bases du PC, etc. Si les lecteurs assidus du Journal du Geek devraient les trouver un peu légers et surtout périssables, ils font un cadeau idéal pour les proches curieux et pas toujours très connaisseurs, et devraient nous éviter pas mal d’opération « reboot de la freebox de ma belle-mère », si vous voyez de quoi je veux parler…

Le Guide Pratique, collection Hightech des éditions Eyrolles, environ 15€.

 

//Uchronie graphique

Et si Jules Verne n’était jamais devenu écrivain, mais avait plutôt donné vie à ses théories scientifiques empruntes de fantastique ? Il aurait créé l’Univerne, une île très en avance sur son temps, où toutes ses inventions ont pris vie, et convoitée par les puissances de l’univers steampunk dans lequel il évolue. C’est à l’occasion de l’exposition universelle de 1900 qu’un conflit secret éclate, entrainant la jeune journaliste suffragette Juliette Henin sur la piste de Jules Verne. La nouvelle création de Jean-David Morvan (Sillage), sublimée par le trait de Nesmo (Ronces) démarre sur les chapeaux de roue, à la suite d’une toute nouvelle héroïne forte et féminine.

Univerne tome 1 – Paname, de Morvan et Nesmo, aux éditions Soleil, 13,50€.

 

// Vite Lu

Vous cherchez un roman drôle, un peu fantastique et surtout pas prise de tête pour la plage ou l’avion ? Alors essayez la première incursion de Jasper Fforde (la saga Thursday Next) dans la littérature ado. Moi, Jennifer Strange, Dernière Tueuse de Dragon préfigure une nouvelle série dans laquelle une jeune orpheline en charge d’une entreprise de magiciens décrépis et complètement fous se voit désignée dernière tueuse de dragon. Parviendra-t-elle à gérer ses employeurs indisciplinés tout en démêlant les fils d’une prédiction pour le moins obscure ? Entre jeux de mots foireux, situations absurdes et personnages hilarants, l’action se met en place tranquillement pour un final totalement WTF et rôlistes-friendly.

Moi Jenifer Strange, Dernière Tueuse de Dragons, de Jasper Fforde, collection Territoire aux éditions Xfleuve Noir, environ 16 €.

 

// Grand-guignol

Attention, âmes sensibles s’abstenir. La nouvelle œuvre du mangaka Usamaru Furuya, Litchi Hikari Club reprend une pièce de théâtre japonaise de la fin des années 80. Le Grand Guignol est un genre théâtrale très gore et macabre créé à la fin du 19ème siècle à Paris, des éléments que l’on retrouve dans cette histoire d’adolescents esthètes et dominateurs, réunis en un club nocturne loin du monde des adultes. Lorsque Litchi, leur monstrueuse créature mi-robot mi-humaine enlève la jolie Kanon, une romance dérangeante née entre eux, entrainant l’implosion du club. Fascinant et choquant, ce manga dépeint avec élégance les sentiments violents de ses personnages adolescents et de leur univers alternatif.

Litchi Hikari Club, de Usamaru Furuya, aux éditions IMHO, 18€.