Un groupe franco-français, ce serait une impasse économique et industrielle. Notre idée n’est pas de partir en guerre contre les américains. La presse anglo-saxonne a interprété cette affaire comme de l’antiaméricanisme, mais ce n’est pas le cas […] Nous ne vivons pas dans une économie fermée.
A-t-elle indiqué à l’hebdomadaire avant d’essayer d’arrondir les angles :
Mais l’entreprise, sa technologie, ses ingénieurs et ses emplois doivent rester ancrés en France.
Entre deux chaises, le ministre juge que les entreprises françaises peuvent avoir besoin d’aides et que “l’État était légitime à faire connaître sa position” mais qu‘Arnaud Montebourg n’aurait pas du divulguer la nature (50-50 pour rappel) de la proposition :
[Cela] aurait dû rester dans le secret des négociations commerciales.
Le ministre tempère juste après en notant que “99% du temps cela fonctionne bien” avec Arnaud Montebourg mais que parfois “la communication n’est pas exactement alignée comme il aurait fallu qu’elle le soit.”
Publiquement Fleur Pellerin évite donc d’alimenter les polémiques mais une fois loin des journalistes elle aurait trouvé l’intervention du ministre du Redressement productif “hallucinante” selon France Info.