L’adressage IP au coeur de la 4G LTE
Si les débits et les fréquences de la 4G LTE sont sous les feux des projecteurs, le réseau mis en oeuvre par cette norme LTE est basé sur l’adressage IP. Il n’y a plus de mode commuté tant et si bien que les communications téléphoniques se font en VoIP (Voice over Internet Protocol).
C’est la norme VoLTE (Voice over LTE) qui leur permet de transiter sur le réseau 4G LTE.
Les opérateurs disposent d’une autre option technique pour faire transiter la voix et les SMS via le “CSFB” (Circuit Switch Fall-Back). La procédure assure la coupure momentanée au réseau 4G LTE et fait basculer les appels téléphoniques sur les réseaux 2G et 3G.
Une problématique autour des fréquences
Dans le monde entier, les états ont orchestré la vente aux enchères des bandes de fréquences libres. Les opérateurs mobiles ont dû surenchérir afin de se les offrir. En France, c’est l’ARCEP qui a eu ce rôle et a attribué des bandes autour des porteuses situées à 800 MHz et 2,6 GHz (choix au niveau européen).
Les trois opérateurs historiques que sont Orange, Bouygues Telecom et SFR ont capitalisé sur les deux porteuses tandis que Free Mobile s’est offert un lot dans la bande des 2600 MHz.
Des fortunes diverses, mais aussi des choix stratégiques différents en fonction des opérateurs mobiles.

Les enchères se sont révélées extrêmement onéreuses et c’est Orange qui a raflé le gros lot. L’opérateur historique bénéficiera de 20 MHz duplex dans la bande de fréquence 2600 MHz et de 10 MHz duplex dans la bande de 800 MHz.
SFR et Bouygues talonnent Orange de près avec des lots assez comparables tandis que Free Mobile se “contentera” de 20 MHz dans la bande de fréquence 2 600 MHz.
On notera d’emblée que la bande maximale n’excédera pas 20 MHz contre 5 MHz pour les bandes de l’UMTS (3G) et que les deux bandes de fréquence n’offrent pas la même “qualité”.
La bande des 800 MHz a été laissée vacante en partie après le passage de la TV analogique à la TV numérique (TNT). Elle a une portée plus importante que la bande des 2.6 GHz et permettra aux opérateurs qui peuvent l’exploiter de couvrir plus rapidement des zones données. Sa portée plus conséquente permet d’installer moins de stations de base qu’avec des fréquences plus élevées. C’est la raison pour laquelle, elles ont été qualifiées de fréquences en or. Pour faire simple, elles seront cruciales pour déployer la 4G LTE en zone rurale tandis que la bande des 2,6 G est considérée comme une bande destinée plus spécifiquement aux zones urbaines.
Si Free Mobile ne dispose donc pas de lot dans la bande 800 MHz, l’opérateur mobile pourra bénéficier d’un accueil en itinérance tout comme c’est déjà le cas actuellement pour la 3G (en partenariat avec Orange). Une seule condition est nécessaire pour que la demande de Free soit validée : son réseau autour des 2600 MHz doit avoir atteint une couverture de 25% de la population française.
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