Mark Zuckerberg « blessé » par The Social Network

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Par Elodie le

Mark Zuckerberg répondait pour la première fois à une séance publique de question-réponse via un stream facebook (https://www.facebook.com/qawithmark), l’occasion pour lui d’évoquer Messenger et le film retraçant la création de Facebook dans lequel l’image de son personnage, interprété par Jesse Eisenberg n’est pas des plus reluisantes.

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Asocial, pas très doué avec les filles, profiteur, cliché du geek, c’est peu ou prou la liste non exhaustive des qualités dépeintes dans The Social network, le film de David Fincher concernant le CEO de Facebook, Mark Zuckerberg.
Alors lorsqu’une personne du public lui demande ce qu’il a pensé du film de David Fincher retraçant l’aventure Facebook Zuckerberg avoue que regarder ce film fut une « experience intéressante ». Si bien qu’il aurait emmené l’ensemble de ses salariés le voir le jour de sa sortie. Là où le bat blesse, c’est sur l’origine de la création de Facebook. Au début du film, Mark ‘Jesse’ Zucky se fait larguer par sa petite copine, interprétée par Rooney Mara, pour qui le manque de sensibilité du jeune homme est devenu insupportable. Zucky, par vengeance et pour s’attirer les faveurs de la gente féminine, a alors l’idée de créer un site internet où chaque fille du campus peut être comparée et notée (pour l’idée attrape filles on repassera). De là, et quelques péripéties plus tard, naitra Facebook.

“La réalité, c’est qu’écrire des codes et construire un produit n’est pas assez glamour pour en faire un film, beaucoup de choses ont dû être embellies”, a-t-il déclaré.

À ce moment là on ne lui avait pas encore parlé de the Social Network - capture d'écran Q&A with Mark
À ce moment là on ne lui avait pas encore parlé de the Social Network – capture d’écran Q&A with Mark

Mais surtout crée de toutes pièces, des arrangements avec la réalité qui l’ont blessé : “En cherchant à être exhaustifs, ils ont juste inventé tout un tas de trucs que j’ai trouvé blessants“.
Ce qui a heurté le jeune entrepreneur n’est pas l’image de lui qui en fait un être égoiste et peu loyal envers ceux qui l’ont accompagné à ses débuts, juste le côté geek asocial en mal de rencontres féminines : “Ce que j’ai trouvé le plus intéressant à propos de ce film, c’est cette histoire totalement inventée comme quoi j’aurais décidé de créer Facebook pour attirer les filles“.
Chose que le boss de Facebook dément puisque à l’en croire, il était déjà avec Priscilla Chan, devenue sa femme il y a deux ans, avant le lancement de Facebook :

Si j’avais créé Facebook pour trouver plus de femmes, ça m’aurait sûrement attiré quelques ennuis et je ne serais sans doute pas marié aujourd’hui.

Zuckerberg est également revenu sur la séparation entre Messenger et l’application principale Facebook, que peu arrivent à comprendre. Les commentaires exaspérés et critiques affluent dans les commentaires des boutiques mobiles.

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Pour lui, cette installation rendue obligatoire n’est qu’un mal nécessaire, ou plutôt « une douleur à court terme », pour plus de rapidité du service. Dans l’utilisation que les usagers de Facebook en ont, cette séparation allait de soi.

Nous voulions faire Messenger parce que nous estimons qu’il s’agit d’une meilleure expérience. La messagerie devient de plus en plus importante. Sur mobile, nous pensons que chaque application ne peut se concentrer correctement que sur une chose à faire. L’objectif principal de Facebook est le Fil d’actualités. La messagerie était une fonctionnalité que les gens utilisaient de plus en plus. Dix milliards de messages sont envoyés par jour, mais pour pouvoir y aller, on doit attendre que l’application se charge puis se rendre dans un onglet séparé […] Demander aux gens d’installer une autre application n’est qu’une petite douleur à court terme.

Et de poursuivre son argumentation : « Nous avons remarqué que les solutions de messagerie que les gens utilisaient le plus ne faisaient que ça. Ces applications qui sont rapides et focalisées entièrement sur la messagerie. Vous écrivez probablement quinze fois par jour à des gens. Devoir se rendre dans une application et passer par une série d’étapes pour discuter représente un grand nombre de frictions ». Pour l’instant les frictions sont plutôt à dénombrer chez les personnes qui se voient obliger d’installer Messenger alors qu’une appli réunissant l’ensemble des fonctionnalité leur convenaient parfaitement.

Une douleur à court terme donc, mais pour la bonne cause selon Zuckerberg : « Parce que Messenger est plus rapide et focalisé, si vous l’utilisez, vous répondrez plus rapidement à vos messages ».
Reste à savoir si les utilisateurs de Facebook seront convaincus pour ses explications.