Page 404, logo, recrutement, Hillary Clinton met le cap sur le numérique

culture geek

Par Elodie le

Hillary Clinton s’est officiellement lancée dans la campagne pour l’investiture démocrate à la présidentielle américaine. Force est de constater qu’elle semble particulièrement soigner son identité numérique.
Si Hillary Clinton a appris une chose de celui qui lui a ravi l’investiture démocrate à la présidentielle en 2008, c’est l’importance du numérique. Beaucoup estiment que l’actuel président Barack Obama doit sa victoire à sa force de frappe sur Internet et les réseaux sociaux.

Hillary Clinton entend bien lui emboîter le pas. Premièrement, à l’image d’Obama qui était allé piocher dans le vivier de la Silicon Valley pour ses propres campagnes, elle a recruté une dirigeante de Google pour la sienne. Stéphanie Hannon, anciennement directrice de « l’innovation civique et de l’impact social » chez Google et ex-chef de produit chez Facebook, occupera peu ou prou les mêmes fonctions puisqu’elle sera responsable de la stratégie numérique de la campagne.

Ensuite, elle soigne de petits détails qui font imparablement le buzz sur la toile. Ainsi, sa page erreur 404 sur hillaryclinton.com est un exemple en soi.

Cette page est souvent l’occasion de se démarquer, de faire preuve de sa créativité, de son humour ou comme nos confrères de Slate le disent, « Dans le monde des manœuvres politiciennes numériques, un lien mort ou mal écrit est une chance de gratter quelques points de street cred, généralement avec un peu d’humour. Mais l’humour est un peu la kryptonite de la plupart des hommes et des femmes politique, ce n’est donc pas sans risque. »

Et ici, Hillary Clinton s’en sort plutôt très bien en faisait preuve d’humour et d’autodérision. Même si user de Donald Duck est aussi aisé que d’afficher une photo de chat pour emporter l’adhésion du plus grand nombre.

Enfin, son logo, présenté lors de l’annonce de sa candidature, a bien entendu été maintes fois détourné depuis, sur la toile et par ses opposants, mais a aussi été accusé de plagiat par Wikileaks.

Mais ce logo est surtout devenu une police de caractère à la faveur d’un designer américain, Rick Wolff, qui l’a baptisé « Hillvetica » (mix entre Hillary et Helvetica). Cette police a ensuite eu son petit succès sur Twitter.

Si bien qu’il a été repris par l’équipe de champagne de la candidate pour mobiliser des volontaires.

Vivement que cette campagne entre dans le vif du sujet avec l’ensemble des candidats déclarés. Gageons que leur campagne numérique sera des plus savoureuses…