En septembre 2025, nous testions le Xiaomi 15T Pro, un smartphone au rapport qualité-prix intéressant, mais trop peu équilibré pour plaire à tout le monde. Huit mois plus tard, son successeur est là et il porte le nom de Xiaomi 17T Pro. Nous enverrons nos meilleurs enquêteurs en Chine pour découvrir ce qui est arrivé au 16T Pro, mais en attendant voici déjà le test de ce nouvel arrivant.
Forcément, à quelques mois d’intervalle, il ne faut pas s’attendre à une énorme révolution. Le Xiaomi 17T Pro s’inscrit dans la droite lignée du modèle précédent et ne présente que de timides évolutions. Est-ce suffisant pour faire de l’ombre à l’Oppo Find X9 Pro proposé au même prix ?

Caractéristiques techniques du Xiaomi 17T Pro
Pour rappel, voici la fiche technique du Xiaomi 17T Pro :
| Xiaomi 17T Pro | |
|---|---|
| Écran | - Ecran AMOLED de 6,83" - Définition 2772 x 1280 - Densité de 447ppp - Gorilla Glass 7i - Certification HDR 10+ et Dolby Vision - Luminosité max 3500 nits |
| SoC et GPU | - MediaTek Dimensity 9500 - GPU Mali-G1 Ultra MC12 |
| Mémoire | - 12Go de RAM LPDDR5X - 256Go ou 512Go ou 1To de mémoire interne - Pas d'extension mémoire |
| Coloris | - Noir - Bleu - Violet |
| Appareil Photo | riple appareil photo au dos : Objectif principal - Leica 23mm - 50MP, ƒ/1.7, OIS Objectif téléphoto -Leica 115mm - 50MP, ƒ/3.0, OIS Objectif grand angle -Leica 15mm - 12MP, ƒ/2.2 - 120° FOV Appareil frontal ultra grand-angle -32MP -ƒ/2.2 - 90° FOV |
| Audio | - Haut-parleurs stéréo - 3 micros - Dolby Atmos - Hi-Res |
| Batterie | - Batterie de 7000 mAh - Recharge rapide 100W - Recharge sans-fil rapide 50W |
| Connectivités | - Capteur d'empreintes sous l'écran - Bluetooth 6.0 - WiFi 7 - 5G - Dual Sim |
| Logiciel | - Android 16 - HyperOS 3.0 |
| Taille et Poids | - 162,2 × 77,5 × 8,25 mm - 219 g |
| Prix de lancement | - 999 euros (512Go) |
| Date de Disponibilité | - 28 mai 2026 |
Dans la boîte, vous trouverez le contenu ordinaire. Le smartphone lui-même, évidemment, ainsi que quelques notices d’utilisation, un câble USB-A vers USB-C et une coque en silicone. Pour profiter pleinement de sa charge rapide, il faudra donc acheter séparément un chargeur adéquat si vous n’en possédez pas déjà un.
Le Xiaomi 17T Pro est affiché au prix de 999 euros (899 euros lors du lancement), ce qui représente une hausse de prix générationnelle de 100 euros. Pour ce prix, vous aurez le choix entre trois coloris : bleu, noir ou violet.
Design, écran et audio
Si on devait décerner la palme d’or de l’originalité, le Xiaomi 17T Pro ne ferait pas partie des nommés, ni même de la liste des suppléants. On ne va cependant pas le blâmer de se conformer aux attentes des acheteurs et acheteuses, et donc aux normes du marché.

Si ce n’est son bloc photo, le 17T Pro ressemble comme deux gouttes d’eau au 15T Pro. Ses dimensions sont proches (un peu plus petit, mais légèrement plus épais), mais il conserve le même aspect général. Son dos en verre mat est doux en mains et n’accroche pas les traces de doigts tandis que son cadre en aluminium droit offre une excellente préhension. On sent qu’il s’agit d’un design perfectionné depuis plusieurs générations, agréable à manipuler malgré sa grande taille et son poids élevé (219 grammes tout de même). Même les boutons, réunis sur la tranche droite, sont tous facilement accessibles.
L’îlot photo, carré, est lui aussi pourvu d’une fondation droite et contient quatre cercles noirs, dont trois accueillent des objectifs. Le dernier héberge quant à lui des capteurs divers. Au centre trône la mention Leica, marque partenaire de Xiaomi sur la conception du volet photo. L’ensemble manque un peu de personnalité par rapport à un iPhone, un Pixel ou un Galaxy S au design très reconnaissable, mais c’est un prix peu cher payé pour économiser quelques deniers.

À l’avant, l’écran est encadré par de fines bordures uniformes et il cache un capteur d’empreintes, un peu bas à mon goût, bien que parfaitement utilisable. Sa dalle AMOLED de 6,83 pouces affiche une définition de 2772 x 1280 pixels (soit 447 PPP) pour un taux de rafraichissement montant jusqu’à 144 Hz. Par défaut, il tourne généralement à 120 Hz et redescend à 60 Hz lorsque l’affichage est fixe pour économiser de la batterie. Il ne peut montrer sa pleine puissance à 144 Hz que dans certains jeux. Mais ce qui impressionne, c’est son excellente luminosité. Même dos à une baie vitrée par temps ensoleillé, tout reste parfaitement lisible à l’écran.

Comme à l’accoutumée, Xiaomi applique d’usine un film plastique pour protéger l’écran. Lors de notre test, de vilaines rayures sont apparues dessus en quelques jours seulement alors que le téléphone a toujours eu droit à sa poche dédiée, loin des clés et autres objets pointus.

Terminons ce tour du propriétaire par les haut-parleurs. Comme d’ordinaire, on en retrouve deux : le principal sur la tranche basse et le secondaire au-dessus de l’écran, servant également pour les appels. Il est à noter que la qualité est très disparate. L’ampli supérieur est nettement moins bon et moins puissant, ce qui s’entend immédiatement dès lors que l’on tient le téléphone en paysage ou que l’on bouche l’enceinte principale. Dans l’ensemble, le son est clair, mais relativement plat. Les basses ne ressortent pas assez et les aigus sont rapidement effacés. C’est en revanche une courbe adaptée pour les voix, ce qui le rend intéressant pour consommer des podcasts ou des vidéos verticales par exemple.
HyperOS 3, Performances et Autonomie
L’interface logicielle est assurée par le duo Android 16 / HyperOS 3, comme sur le Xiaomi 17 Ultra (entre autres). Un couple dont on connait donc bien les forces et les faiblesses.
Commençons par les faiblesses avec l’obligation de nettoyer le système à la première utilisation tant il est encombré. Nombreuses applications partenaires, publicités, notifications intempestives… se sentir dans un casino alors qu’on a payé 1000 euros pour un téléphone, ce n’est jamais appréciable, loin de là. Il faut donc prendre quelques minutes pour tout nettoyer et gagner en sérénité.

Une fois ce ménage effectué, HyperOS est une interface quasi complète, fluide et bourrée d’options en tout genre, comme la personnalisation des transitions ou l’équivalent de la Dynamic Island de l’iPhone. Il lui manque toujours quelques éléments pour être parfaite (davantage de choix de tailles de grilles par exemple pour l’écran d’accueil), mais elle ne laisse pas indifférent si on aime son style inspiré d’iOS. Notez que certaines fonctionnalités restent néanmoins conditionnées à la création d’un compte Xiaomi, comme les fonds d’écran dynamiques IA et qu’il faudra dans tous les cas vous défaire de vos habitudes si vous venez d’une autre marque. Rien que changer de fond d’écran ou ajouter un widget sur l’écran d’accueil nécessite de slalomer entre les propositions payantes de Xiaomi.

Propulsé par la meilleure puce actuelle de MediaTek, le Dimensity 9500, et 12 Go de RAM LPDDR5X, le 17T Pro vise le haut des classements et s’en sort plutôt bien. Sans surprise, il s’aligne plus ou moins sur les résultats de l’Oppo Find X9 Pro équipé du même SoC. Au quotidien, c’est un bonheur, tout est parfaitement fluide et même sur des usages intensifs vous ne devriez pas sentir de ralentissement de sa part. De même dans les jeux, des titres comme Fortnite ou Genshin Impact tournent sans sourciller au maximum de leur capacité. On note cependant que la gestion de la chaleur n’est pas optimale et le cadre en aluminium monte en température sur des usages très intensifs. Il faudra tout de même lui en demander beaucoup pour en arriver là (benchmark, génération de shaders…).
Côté autonomie, le Xiaomi 17T Pro s’en sort très bien grâce à sa grosse batterie de 7000 mAh. Au quotidien, il n’est pas très difficile d’atteindre les deux jours sans avoir à recharger, ce qui vous permettra de ne pas stresser lors de vos week-ends randonnée. Attention tout de même aux usages intenses pour son SoC : jeu, enregistrement vidéo, lecture vidéo en 4K HDR, etc. Ils ont tendance à rapidement faire chauffer le téléphone et donc à consommer plus que nécessaire. Le fait que ce test ait été fait par 33° n’y est peut-être pas étranger, mais puisqu’il va falloir s’habituer à ce genre de températures, autant le savoir.

Une fois la civilisation retrouvée toutefois, le problème disparait. Si vous avez accès à un chargeur 100 W compatible, tous vos problèmes (de batterie) disparaissent.
Photo et vidéo
La configuration photo du Xiaomi 17T Pro évolue peu. On retrouve un trio d’appareils composé d’un grand-angle et d’un téléobjectif de 50 Mpx chacun et un ultra grand-angle de 12 Mpx. Une configuration désormais classique permettant de profiter d’une grande polyvalence. La focale peut donc s’étirer de 15 à 115 mm (équivalent 24×35) en optique, et jusqu’à 230 mm (x10) en numérique.
Quand les conditions lumineuses sont bonnes, sans surprise, le Xiaomi 17T Pro s’en sort bien sur toutes ses optiques, avec tout de même un virage colorimétrique sur le téléobjectif qui produit donc des couleurs différentes. En dehors de cela, on obtient des clichés généralement bien contrastés, mais pas sombres pour autant, avec des couleurs vives et un bon piqué. Seul l’ultra grand-angle manque un peu de précision à longue distance, ce qui est logique puisqu’il est moins défini que ses compères. Toutefois, si on ne s’attarde pas trop sur les détails, le rendu reste bon.

Quand la lumière vient à baisser, le résultat est plus aléatoire, avec du bon et du moins bon. Le 17T Pro reproduit très bien les lumières de la ville, avec une légère tendance à sous-exposer l’ensemble. Cela lui permet néanmoins d’éviter les halos trop forts sur les éclairages publics et autres publicités. L’ambiance ainsi créée est donc plus sombre que la réalité, mais agréable à l’œil. Il lui arrive parfois d’avoir un peu de mal à gérer certains éclairages et la colorimétrie associée, mais à la marge. Dans ces moments-là, c’est à nouveau l’ultra grand-angle qui peine le plus à faire ressortir son sujet.
Le mode portrait est pour sa part efficace, avec une bonne découpe et un bokeh un peu trop léger à mon goût, mais doux. On peut toutefois l’augmenter en choisissant de passer sur le téléobjectif. Pour cela, il faudra cependant se reculer un peu et accepter de perdre un peu en qualité en basse lumière.
Enfin, la caméra frontale de 32 Mpx se débrouille bien sur la gestion des couleurs et de l’exposition. En revanche, il pêche par sa finesse du détail moins précise. C’est d’autant plus vrai de nuit, où même dans un environnement citadin bien éclairé, un léger flou reste omniprésent.
Sans être l’appareil photo de l’année, le Xiaomi 17T Pro s’en sort plutôt bien et mérite sa place parmi les téléphones premium. Il lui manque néanmoins ce petit quelque chose en plus et cette finesse supplémentaire pour rivaliser réellement avec les meilleurs du marché de chez Samsung, Apple, Oppo ou Google pour ne citer qu’eux.
En vidéo, on apprécie sa grande polyvalence. Il est en effet capable de pousser jusqu’en 8K30 ou en 4K120, ce qui est assez rare pour être notifié. Son autofocus est par ailleurs efficace, même dans des conditions non optimales.
Voici une volée d’exemples afin de vous forger un avis :
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