WikiLeaks : Assange demande l’asile politique à la France (MAJ)

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Par Gregori Pujol le

Update – Déclaration de l’advocat de J. Assange, Baltasar Garzon le 3 julliet 2015.

« Contrairement aux informations publiées et aux affirmations de l’Élysée, Baltasar Garzon, directeur de l’équipe de défense de Julian Assange, tient à préciser très clairement que Julian Assange n’a déposé aucune demande d’asile en France. Julian Assange s’est contenté de réagir aux déclarations de Christiane Taubira, Ministre de la justice, et d’un appel de la société civile à l’accueillir en France, signé par plus de quarante personnalités éminentes des mondes intellectuels et de la culture.
M. Assange a souhaité saisir cette opportunité pour rappeler les liens profonds qui l’unissent à ce pays et montrer sa disposition à être accueilli en France si et seulement si une initiative était prise par les autorités compétentes. Aucun terme, dans sa lettre au Président de la République, ne peut être interprété dans un sens différent. L’équipe de défense de Julian Assange s’interroge dès lors sur la réalité de « l’analyse approfondie » censée avoir été faite de la lettre de M. Assange dans un temps pour le moins réduit, et sur les raisons qui ont amené à une telle précipitation. »

Dans une tribune pour Le Monde, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks demande au président de la République, F. Hollande, l’asile politique en France.

Avec les dernières révélations de WikiLeaks sur l’espionnage de la France par la NSA, Julian Assange, en résidence surveillée au sein de l’ambassade d’Équateur, à Londres depuis plus de 3 ans, a cru qu’il y avait une petite possibilité pour que la France soit sa nouvelle terre d’accueil. Assange visiblement à bout, argumente que « la France accomplirait un geste humanitaire » et « probablement symbolique ».

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Seule la France se trouve aujourd’hui en mesure de m’offrir la protection nécessaire contre, et exclusivement contre, les persécutions politiques dont je fais aujourd’hui l’objet. En tant qu’État membre de l’Union européenne, en tant que pays engagé par toute son histoire dans la lutte pour les valeurs que j’ai faites miennes, en tant que cinquième puissance mondiale, en tant que pays qui a marqué ma vie et qui en accueille une partie, la France peut, si elle le souhaite, agir.

L’Élysée n’a pas tardé à répondre, mais également à refuser, car sa situation ne présenterait pas de « danger immédiat ».

« Un examen approfondi fait apparaître que compte tenu des éléments juridiques et de la situation matérielle de M. Assange, la France ne peut pas donner suite à sa demande. La situation de M. Assange ne présente pas de danger immédiat. Il fait en outre l’objet d’un mandat d’arrêt européen », indique le communiqué de l’Élysée.