10 millions de Français téléchargent illégalement

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Par Elodie le

Les ayants droit leur mènent une lutte acharnée, secondé par le gouvernement et l’Hadopi. De guerre lasse. De nombreux Français fréquentent encore assidûment les sites proposant streaming et téléchargement illégal. Ils seraient 10 millions.

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Hier encore, nous vous faisions part de cette condamnation à 15,6 millions d’euros de dommages et intérêt pour Dimitri Vader, fondateur du forum Wawa Mania, proposant du contenu piraté. Si les blocages de site et les condamnations pleuvent sur la tête de leur fondateur de sites de streaming ou de téléchargement illégal, leur fréquentation ne désemplit pas pour autant.

Selon les chiffres du Figaro, ils seraient 10 millions de Français à télécharger illégalement. Un chiffre stable depuis deux ans, qui avait connu une recrudescence peu après le lancement de l’Hadopi.

« Les ayants droit admettent à mots couverts qu’il existe une base incompressible de Français, qui trouveront toujours le moyen de pirater leurs œuvres », précise le quotidien.

D’autant plus quand certains artistes, à l’image de David Guetta récemment, affirme ouvertement ne pas être totalement contre le téléchargement illégal. Celui-ci permettant à un maximum de personnes de connaitre sa musique et de remplir ses salles de concert.

Désormais, le P2P (peer-to-peer ou pair à pair en VF), le partage de fichiers torrent, à laisser place aux sites proposant téléchargement direct et streaming illégal. Néanmoins, ce type d’échange en P2P est toujours utilisé par 4 millions de Français.

Le Figaro livre ainsi le site qui serait le plus fréquenté en France : Zone téléchargement, qui aurait reçu pas moins de 3,5 millions de visites en mai dernier et dont le nom de domaine renvoie aux Bahamas.
Si le gouvernement tente depuis plusieurs années de s’attaquer à ces sites et à leur créateur, la bataille s’avère difficile. On l’a vu avec The Pirate Bay par exemple, à peine mis hors service, des dizaines d’adresses proposant des services similaires apparaissaient dans la foulée quand le site lui même ne proposait pas six nouvelles extensions faisant de ces sites les hydres des Internets.

Pourtant du côté de la répression, les idées fourmillent : blocage administratif de certains sites pirates par exemple, mais trop lents à mettre en application pour les majors, quand les juges eux-mêmes ne refusent pas certaines de leurs doléances.

En mars dernier, le gouvernement décidait de s’attaquer directement au portefeuille de ces sites en tentant d’assécher leurs revenus publicitaires par la signature d’une « charte des bonnes pratiques dans la publicité pour le respect du droit d’auteur et des droits voisins ».

Autant d’actions qui n’ont pas (encore ?) été concluantes.

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