David Guetta n’est pas contre le téléchargement illégal de ses titres

Sur le web

Par Elodie le

Accepter le progrès plutôt que lutter contre lui. À contre-courant des discours des majors, le DJ français David Guetta ne se positionne pas frontalement contre toute forme de piratage. Il y trouve même quelques avantages…

crédits : Nabil Elderkin
crédits : Nabil Elderkin

« S’il n’y avait pas de piratage, comment je ferais pour faire venir 20 000 personnes [à mes concerts] chaque jour au Brésil ? Est-ce grâce aux albums que nous vendons en magasin ? Bien sûr que non. » C’est ainsi que David Guetta explique son sentiment sur le piratage alors interrogé par la BBC sur le téléchargement illégal.

Le téléchargement illégal n’a donc pas que des désavantages. Bien entendu, à l’image d’une Taylor Swift qui peut se permettre une fronde contre Spotify, David Guetta préfère que le maximum de personne ait accès à sa musique et se rende ainsi à ses concerts. « Je veux juste que les gens aient accès à ma musique ». Encore faut-il pouvoir se le permettre.

Il n’est pas pour autant porté par un altruisme aveugle : « Bien sûr, j’aimerais que chaque personne qui écoute ma musique m’envoie un petit chèque, ce qui ferait de moi une personne très riche – ce serait formidable –, mais en même temps, c’est impossible… », reconnait-il.

Alors, autant faire contre mauvaise fortune, bon cœur. « On ne peut pas lutter contre le progrès, il vaut donc mieux l’embrasser ! », conclut-il.
Des déclarations qui devraient ravir les maisons de disques qui embrassent, elles, une lutte acharnée contre toute forme de piratage.

Selon plusieurs études, les pirates sont les plus gros consommateurs de biens culturels (CD, billets de concert, DVD, etc.), très vite démenties par une autre étude… de la Hadopi.

Source: Source