Visa prépare le futur du paiement dématérialisé

Général

Par Elodie le

Reconnaissance faciale, biométrie, objets connectés, Visa présente ses dernières innovations en matière de paiement en partenariat avec Morpho (Safran), dans le cadre de son partenariat avec le championnat FIA Formule E.

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C’est face aux Invalides que Visa présentait le futur des solutions de paiement dématérialisé, avant une exposition itinérante du 7 au 23 avril, passant de la Cité des Sciences au MK2. De la solution la plus contemporaine à la plus futuriste, entendez qu’elle n’a pas nécessairement vocation à voir le jour sous sa forme actuelle, Visa présente ses innovations au grand public en partenariat avec Morpho (groupe Safran), spécialiste des solutions de sécurité et d’identité.

Commençons par les objets connectés. Si en France cette solution fait doucement son chemin, elle existe depuis 3-4 ans dans d’autres pays et est déjà très prisée au Royaume-Uni ou en Espagne notamment, où les wearable device ont le vent en poupe.

Grâce à la puce prépayée (Barclays en l’occurrence) incluse dans l’objet connecté de votre choix (vêtement, porte-clé, bracelet, etc.), vous pourrez payer le plus simplement du monde vos achats.

La puce, vide, peut s’acheter dans un bureau de presse ou auprès de votre banque. Ensuite, depuis l’application dédiée et après avoir renseigné le numéro de la puce, vous la chargez du montant de votre choix (une limite de 20 euros pourra être fixée, comme pour le paiement sans contact ou pas de limite du tout, mais les petits montants sont privilégiés).
Au moment du paiement, vous passez votre objet connecté sur la centrale de paiement, une demande d’autorisation est envoyée à votre banque (fonds suffisant, etc.) et le tour est joué.

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Au Royaume-Uni, la puce est vendue chez Barclays et Topshop. Elle ne contient aucune donnée de compte bancaire ou d’identification. Seule l’application dédiée détient les informations nécessaires.

Pour le paiement par reconnaissance faciale, le principe est à peu près le même. Vous enregistrez votre visage via une application, de la même manière que Touch ID. Au moment du paiement, vous identifiez votre visage avec votre smartphone en tournant votre tête (de telle sorte que l’app détecte que vous êtes bien un être humain et non une simple photo), l’application vous reconnait comme détenteur du compte et valide le paiement.

Votre template de référence est unique, l’application fait même la distinction entre les vrais jumeaux. Le KYC (Know your customer) s’assure de la sécurisation et de la non-répudiation du paiement, c’est-à-dire que vous ne pourrez pas contester le paiement effectué en prétextant qu’une autre personne l’a fait à votre place.

Visa et Morpho sont en discussion constante avec la CNIL et les instances européennes pour s’assurer de la parfaite conformité de ce moyen de paiement avec la réglementation en vigueur sur la protection des données personnelles.

Ce moyen de paiement pourrait être disponible dès la fin de l’année.

La plus futuriste des solutions à présent : la biométrie

Envisagée pour les paiements de proximité, cette solution n’est pas encore prête à voir le jour, certains verrous persistent. Jonathan Viaux, directeur exécutif de l’innovation chez Visa Europe, nous précise que cette solution est plus « un aperçu du rôle que pourrait avoir la biométrie dans les paiements du futur » que sa prochaine application.

Ici, Visa Europe s’est liée avec Morpho et sa technologie MorphoWave, sans contact, qui capture et identifie vos empreintes digitales.

Premièrement,vous devez enregistrer vos données biométriques auprès de votre banque via un lecteur biométrique donc, qui scanne vos empreintes (les 4 doigts, sans le pouce) et les rattache à votre compte bancaire ou compte prépayé. Il est possible de ne scanner qu’une main, ou les deux, mais aussi tous les doigts, pouce compris, selon la solution privilégiée par l’utilisateur.

Ensuite, pour peu que le commerçant possède un lecteur biométrique (cela s’entend), vous n’aurez qu’à effectuer un mouvement de la main au dessus du lecteur pour valider votre paiement.

Pas la peine de vous préciser que la CNIL et l’administration européenne veillent au grain concernant cette nouvelle technologie.

Pour l’occasion, la compagnie nous proposait également de conduire une Formula E par la seule force de notre pensée.

Pas celle conduite par le champion du monde de formula E, Nelson Piquet Jr, présent à l’événement, mais son format miniature sur circuit électrique. Oui comme celui que vous aviez (avec un peu de chance) enfant.

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Muni d’un casque utilisant la technologie My Wave, déjà utilisée dans le secteur médical, les capteurs intégrés mesurent l’intensité des ondes électriques (alpha) qui sont transmises au logiciel et « transformées » en énergie. Énergie qui déplace ensuite la voiture. Autant vous dire que les adeptes de la méditation, il faut une concentration extrême, seront les prochains rois du monde.

Des démonstrations grand public sont prévues les prochains jours au sein de la tente itinérante Visa.

Cité des sciences du 9 au 10 avril

Estaca du 11 au 13 avril

MK2 bibliothèque 16-20 avril

E-Village le 23 avril pour le départ du FIA Formula E Visa Paris ePrix. Quelques places sont encore disponibles au dôme Visa.