La Force n’est plus aussi puissante chez Star Wars. Sept ans après sa dernière incursion au cinéma, l’estampille fait son grand retour en ce mois de mai avec The Mandalorian and Grogu. Un projet hybride qui doit convaincre les spectateurs que l’imaginaire de George Lucas a encore des choses à raconter loin des Skywalker et des Jedi. Suite de la première série Star Wars en live-action sur Disney+, le métrage de Jon Favreau était néanmoins attendu au tournant après une saison 3 particulièrement décevante.
Les critiques ne sont pas tendres avec ce qui s’apparente finalement à une saison compressée pour tenir deux et quelques minutes. Sans surprise, le film n’est pas à la hauteur de la réputation de Star Wars dans les salles obscures… et en particulier aux États-Unis. S’il fait mieux que ne l’annonçaient les prévisions, pour son premier weekend, The Mandalorian and Grogu plafonne à 81 millions de dollars sur trois jours. C’est moins que Solo : A Star Wars Story qui avait récolté 84 millions de dollars dans le pays de l’Oncle Sam. Le projet, sorti à la même période en 2018, était largement considéré comme un échec pour la franchise entre les mains de Disney. Pour référence, L’Ascension de Skywalker avait débuté son parcours dans les salles américaines avec 177 millions de dollars. Autant dire que Din Djarin et Grogu ne pèsent pas lourd face à Rey, Finn et Poe.
Et dans le monde ?
The Mandalorian and Grogu s’en sort tout de même mieux à l’échelle mondiale. Il atteint les 167 millions de dollars dans le monde, contre 153 pour le film sur les origines de Han Solo. En France, ce désamour du public pour Star Wars se confirme avec un premier weekend à 377 000 tickets contre 450 000 pour Solo : A Star Wars Story en 2018. Il est tout de même en tête du box-office français, mais à seulement un peu plus de 120 000 entrées de Michael qui continue de briller après cinq semaines.
Un drame pour Disney ?
Si The Mandalorian and Grogu déçoit au box-office, il n’est pas (encore?) un échec pour la firme aux grandes oreilles. Bien que son ampleur soit comparable à celle de Solo, la prise de risque est moindre. En 2018, Mickey avait déboursé près de 300 millions de dollars pour le métrage de Ron Howard. Ici, l’enveloppe atteint à peine les 170 millions (hors budget marketing). Un budget nettement inférieur aux “grands Star Wars” et qui va permettre à Disney de rentrer dans ses frais assez rapidement. Plus de la moitié des recettes étant reversée aux exploitants, il devra dépasser les 500 millions pour s’avérer rentable. Rien d’insurmontable, de toute manière, l’objectif est ailleurs.
Le film de Jon Favreau a moins pour objectif d’ouvrir une nouvelle ère au cinéma que de relancer la vente de produits dérivés. Et Grogu est la mascotte de Star Wars depuis 2019 et le lancement de la série. En réalisant un projet au cinéma, Disney espère attirer de nouveaux adeptes qui se jetteront sur les tasses, sacs à dos et peluches à l’effigie du petit personnage. Star Wars rapporte chaque année un milliard de dollars rien qu’avec ses produits dérivés et la ferveur autour de Grogu devrait encore booster ces ventes. Entre 2019 et 2021, 13 millions de jouets Grogu ont été vendus dans le monde rapporte Deadline. Le personnage se cantonnait encore aux rayons de Disney+, on imagine donc qu’avec la force de frappe du grand écran, ce chiffre va grimper pour atteindre des sommets. En témoigne la pluie de collaborations annoncées ces dernières semaines, entre un nouveau set Lego, un menu chez Burger King et même un pop up store à Paris qui met largement “L’enfant” sur le devant de la scène. Plus que jamais, tout va se jouer dans les magasins pour Star Wars.
Et puis il y a aussi le mystérieux Starfighter porté par Ryan Gosling, qui devrait renouer avec l’idée du grand spectacle dans la galaxie lointaine. Le film est attendu pour le mois de mai 2027 et son intrigue n’a pas encore été dévoilée. Après avoir sauvé Marvel avec son Deadpool & Wolverine, Shawn Levy va-t-il utiliser la même magie pour l’estampille ?
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