Subventionnés pour préférer Uber à leur voiture

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Par Elodie le

Uber et Parkmerced, un promoteur gérant son propre parc immobilier, ont signé un accord qui vise à vider le centre-ville de San Francisco de ses voitures. Comment ? En créditant de 100 $ par mois le compte Uber des locataires qui préféreront Uber à leur voiture.

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À nous de vous faire préférer Uber. Tel pourrait être le nouveau credo de la plateforme de VTC à San Francisco.

En effet, il n’est pas rare de voir les centres-ville de grandes villes embouteillés aux heures de pointe, tout comme il peut s’avérer difficile d’aller à son travail sans prendre sa voiture ou de cavaler pour attraper un bus ou un métro.

En partenariat avec Parkmerced, Uber propose désormais de payer des automobilistes pour qu’ils se passent de leur voiture et opte pour Uber. Une première. Concrètement, Parkmerced est un promoteur qui gère ses propres locations, pourvues, notamment, d’un parking. L’idée est de convaincre ses locataires de laisser (le plus souvent possible) leur voiture au garage et de privilégier les transports en commun ou un Uber. Pour cela, 100 $ par mois seront crédités sur leur compte Uber.

« Par exemple, trois personnes allant de Parkmerced au même endroit dans la ville peuvent utiliser UberPool », explique Parkmerced qui ambitionne de construire la « première communauté durable et à grande échelle de San Francisco.

Ces 100 dollars peuvent être utilisés indifféremment pour payer les transports en commun, un taxi ou du covoiturage, tant que 30 dollars de cette somme sont alloués à Uber.

L’argent est fourni par Parkmerced qui possède quelque 8 900 appartements dans le quartier de Outer Sunset à San Francisco. Cette subvention aux nouveaux locataires devrait lui permettre de ne pas créer de places de stationnement supplémentaires, tout en permettant aux locataires de réduire leur empreinte carbone.

Par ailleurs, Uber plafonnera le prix de ses courses UberPool vers les principales gares et transports en commun à 5 dollars.

Une idée qui pourrait faire son chemin dans d’autres grandes villes. Peut-être à Paris, où la municipalité entend interdire la circulation des vieilles voitures (essence et diesel) considérées comme trop polluantes.

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