Première Pièce, l’escape room éphémère de Google est réussie

Ville de Geeks

Par Malo le

On est allé tester pour vous l’escape room éphémère de Google « Première Pièce », qui s’est installée au 14, rue Lancry du 20 au 30 mai.

Premiere4

En arrivant, on n’était pas sûr de l’endroit où l’on mettait les pieds. La rédaction était partagée à propos de cet événement dont on ne savait pas grand chose. Entre les fans de Google et les sceptiques, on est finalement tous ressortis enchanté par l’expérience.

Le projet a été mené par We are Social avec l’appui de Google. La marque a fait appel au game designer Alexis Moroz pour concevoir les phases de jeu et les éléments de gameplay. Il a ensuite fallu une équipe entière de techniciens et ingénieurs pour créer physiquement la pièce. Avec le nombre de projecteurs, capteurs et autres boutons, il est difficile d’imaginez à quoi ça ressemble de l’autre côté de la salle si on considère le nombre de fils et branchements nécessaire. On est allé voir. C’est impressionnant.

Les projecteurs
Les projecteurs s’allument quand on débloque un puzzle

Une seule salle nous attendait dans cette expérience axée sur la technologie Google : ce fut un concentré d’objets interactifs, de puzzles numériques et de vidéoprojecteurs bien placés. Le scénario : Julie est bloquée au musée 104. Elle a besoin que vous activiez son ordinateur qui est disposé dans sa chambre, sous une cloche en verre. Mais la tâche ne sera pas facile. Il vous faudra résoudre des énigmes méticuleusement placées par la propriétaire à l’aide notamment d’un smartphone Android.

Comprenez : Julie est schizophrène.

#EnterTheGame. La diversité des puzzles fait que 5 personnes ne sont pas de trop pour dénicher les nombreux indices, clés et autres objets indispensables pour avancer. On découvre rapidement une console disposant de codes de différentes couleurs, chacun se composant de 9 points qu’il faut relier d’une certaine façon. Pour le premier, nous devions trouver plusieurs lieux sur la carte de Paris à partir de photos et d’indications trouvés sur des objets. En plaçant des aimants sur les bonnes cases de la carte, nous activions finalement le tracé et le copions sur notre « console-machine à écrire ».

Les autres énigmes impliquent de subtiles utilisations de la technologie. Nous avons dû utiliser la reconnaissance visuelle de Google Traduction pour déchiffrer un message écrit en plusieurs langues. Un autre puzzle nous demandait de reproduire une mélodie qu’un seul d’entre nous pouvait entendre. Et on passe sur les ingénieuses utilisations de la Kinect, de Google Photo et du CardBoard !

L’immersion au rendez-vous. Nous avons été surpris par les décors qui sortent de l’ordinaire. On a souvent droit à un univers médiéval, sombre et glauque dans les escape rooms. Ici, rien de tout ça. On se retrouve dans une chambre high-tech équipée d’écrans, de capteurs et de boutons de toutes sortes. On tombe sur des caisses pleines de fils et des étagères remplies de références geeks… Le piano qui trône dans un coin de la pièce sert à la fois au décors et aux énigmes. Et dieu que ce piano a la classe. Bref, c’est lumineux et agréable. La chambre geek parfaite quoi !

« Première Pièce » fut une très bonne expérience à laquelle on ne s’attendait pas forcément. Nous qui pensions tomber sur un « showroom » des applications Google, ce ne fut pas du tout le cas : le game designer Alexis Moroz ne s’est pas arrêté aux technologies de la marque afin de proposer une escape room vraiment complète. Ainsi, le duo Kinect et vidéoprojecteurs ajoute beaucoup aux puzzles par exemple. La rédaction du JDG approuve.

Ce vendredi à 18h, les youtubers Les Questions Cons, ChakeUp, Les Express’ions et Philm tenteront de s’échapper de « Première Pièce » en direct sur youtube live. On leur souhaite bonne chance pour sortir en moins de 40 minutes. Nous, on a presque pas échoué avec un temps de 43 minutes !