Parce qu’Invincible est enfin… Invincible (enfin, presque hein)
Avec un nom de code comme celui-là, on pouvait supposer que Mark Grayson allait survoler les débats. Et craindre même que le personnage imaginé et créé par Robert Kirkman soit vraiment beaucoup trop puissant, au point de noyer tout intérêt pour ses aventures. C’est justement le contraire qui s’est longtemps produit pour le jeune homme, mi-humain, mi-Viltrumite, devenu un super le jour de sa majorité.
Pendant les trois saisons précédentes et alors qu’on ne cesse de nous vendre la montée en puissance de ses pouvoirs, Invincible ne cesse surtout de se faire casser en deux, de prendre cher et de flirter de manière très rapprochée avec la mort. Si Invincible s’inspire bien de l’univers des superhéros et ne cache plus sa filiation avec l’écosystème DC Comics et le lore, plus précisément, de Superman, il ne cherche pas pour autant à faire de son héros le personnage le plus puissant. Du moins pas tout de suite. Ce qui est d’autant plus intéressant pour le reste du bestiaire proposé. Même si Invincible demeure le personnage central, on ne perd pas de vue d’autres super surpuissants, comme Atom Eve, Battle Beast, Monster Girl, Allen et évidemment Omni-Man.

Il aura fallu attendre donc quatre saisons pour véritablement prendre la mesure du potentiel infini de Mark. Plus il perd, plus il devient fort. Plus il se fait briser, plus il se renforce. Et si la mort l’épargne, il la repousse encore plus loin s’il est amené à la rencontrer de nouveau. Dans la saison 4, actuellement en cours de diffusion sur Prime Video, Invincible est le héros le plus puissant de la Terre. C’était déjà le cas dans la saison 3, c’est vrai. Mais cette fois, il est aussi puissant que son père Omni-Man. Et les gros méchants ne lui font presque plus mal du tout.
Parce que c’est le grand retour des vrais (bons) plot twists scénaristiques
La saison 1 d’Invincible aura forcément une place différente dans nos cœurs, vu le twist scénaristique qui se produit dans les dernières minutes du premier épisode. Si la série a depuis gardé la même mécanique, avec une scène mid-crédits teasant un futur danger, une potentielle intrigue ou une révélation importante, l’ensemble ronronnait un peu, notamment lors de la précédente saison. Ce n’est pas le cas lors de cette saison 4, qui entre – hormis un épisode et on y reviendra – directement dans le vif du sujet.

Le retour attendu d’Omni Man sur Terre, s’il ne fallait en aborder qu’un ici, avait beau être attendu, c’est le timing et la façon de l’introduire en fin d’épisode qui est remarquable. Et parce qu’il était attendu, donc et nécessaire pour la suite de l’histoire, ce n’est pas le twist le plus important. Le Reveal du Grand Régent Thragg, le nouveau défi d’Atom Eve… on ne les compte plus et tant mieux car ils sont tous importants.
Parce que la scène la plus violente à ce jour est dans la saison en cours
Le massacre des Gardiens du Globe était déjà un sacré moment de violence à lui tout seul. La scène du métro lors du duel entre Invincible et Omni-Man avait monté le curseur encore plus haut, au point d’être reprise en Fatality pour le personnage dans le jeu Mortal Kombat. Et, histoire de bien se rafraîchir la mémoire, le combat de la fin de la saison 3 entre Conquest, Eve et Mark avait également affiché un taux de violence et de brutalité inouïes.

Mais là, Invincible a fait encore plus fort dans cette saison 4. Et c’est une fois de plus avec Conquest que le gore atteint son plafond maximum… bien que l’univers d’Invincible soit suffisamment violent pour nous proposer à l’avenir (dès la fin de la saison ?) une séquence encore plus insoutenable. Oui, insoutenable, c’est littéralement le mot. Si on avait un peu fermé les yeux lors du massacre des passagers du métro, grimacé en voyant les os de Mark se briser face à Conquest et le corps d’Eve passée à la moulinette par ce même méchant, là, on est tout proche du vomissement, franchement. Invincible Saison 4 Épisode 5 nous offre la scène la plus hardcore à date de la série et nous rappelle juste qu’en matière de cruauté morbide, les Viltrumites n’ont pas d’égal finalement.
Parce que le suspense est différent du comics
Forcément, la comparaison avec le produit brut, le comics, se fait régulièrement et au fur et à mesure que la série avance dans son développement. Certains éléments scénaristiques avaient déjà été agencés dans le passé d’une manière différente – le massacre des Gardiens du Globe toujours – pour donner du rythme, de l’intérêt et de la puissance au visionnage de la série.
Certaines planches de la BD rendent même mieux dans la série, même si l’animation – le point faible du produit diffusé sur la plateforme Prime Video – est parfois un peu trop rigide. La priorité a été mise sur les dialogues et les combats, plus que dans les expressions des personnages, et cela se ressent toujours quatre saisons après le lancement d’Invincible. Les révélations autour de l’Innommable Traitre, Thragg, Argall, les origines de Nolan, voilà autant de points dans une liste non exhaustive de choix faits par les équipes créatives et Robert Kirkman lui-même, qui sont abordés d’une manière différente à celle du comics. Cela peut s’expliquer par le fait qu’Invincible ne peut pas épouser ni le rythme ni la longueur de l’œuvre.

D’ailleurs, le créateur d’Invincible – et papa de The Walking Dead, rappelons-le – a également indiqué qu’une des intrigues secondaires de la saison 4 – sans spoiler, cela a un lien avec Darkblood et l’Enfer – était inédite au comics et donc aurait un développement dans la série. Vu les enjeux – le déchaînement des Enfers sur Terre et une lutte de pouvoir entre Satan et une protagoniste enflammée dans le monde souterrain – il y aura de quoi occuper Invincible.
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