[Impressions] Dishonored 2, ça ressemble assez bien au meilleur jeu de l’année, cette histoire

Par Mathieu le

Dishonored premier du nom est sorti dans notre beau pays il y a presque quatre ans, c’était un 9 octobre de l’année 2012. Le titre développé par les français d’Arkane Studios avait étonné les critiques et les joueurs du monde entier, étant par ailleurs élu plus de 100 fois «jeu de l’année» . C’est donc assez naturellement que Bethesda, qui édite le jeu, a souhaité lui donner une suite qui verra le jour sur PC, PS4 et Xbox One le 11 novembre prochain. Si nous avions pu le découvrir un peu plus durant la Gamescom, c’est au sein des locaux parisiens de Bethesda que nous avons eu la chance d’arpenter son univers durant deux heures. Alors, comment ça s’annonce ?

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On prend les mêmes et on repart à l’aventure !

Dishonored 2 se situe 15 années après la fin du premier épisode. On retrouve ainsi Corvo mais aussi Emilie Kaldwin, devenue impératrice de l’empire. L’histoire prend place dans une cité entière totalement inédite baptisée Karnaca, un joyau du sud. Et la grande nouveauté du titre, c’est que l’on peut incarner l’un ou l’autre de ces deux protagonistes, chacun ayant des facultés extraordinaires leur permettant d’être de puissants assassins mais également des maîtres dans l’art de l’infiltration.

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C’est via la découverte d’un chapitre entier nommé «The Clockwork Mansion» que j’ai pu me faire une première idée de ce que vaut ce nouvel épisode. D’après Bethesda, ce chapitre sera le quatrième de l’aventure et sera également plus long que ce à quoi nous avons pu jouer puisqu’on ne nous a fait découvrir qu’une partie limitée. C’est au sein du repaire de Kirin Jindosh, grand inventeur du Duc et personnage détestable que nous devions découvrir le jeu et tenter de sauver, par la même occasion, ce bon vieux Anton Sokolov. Au sein de son grandiose manoir, nous avions l’opportunité de découvrir les mécaniques du jeu et de constater les évolutions de ce second épisode.

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Un gameplay toujours aussi léché

Dishonored 2 reprend donc, en grande partie, le gameplay qui a fait sa réputation il y a quatre ans tout en fluidifiant le tout. On a donc aucun mal à prendre le contrôle de Corvo et a utiliser ses pouvoirs qui lui permettent, notamment, d’arrêter le temps, d’atteindre à grande vitesse des hauteurs ou de prendre le contrôle des ennemis durant un temps bref. Pour ce qui est d’Emily, sa prise en main est toute aussi intuitive et ses pouvoirs, bien que différents de ceux de Corvo, s’incrustent parfaitement dans l’univers et lui apportent encore plus de crédibilité. Avec la jeune impératrice, âgée de 25 ans, vous pouvez par exemple utiliser le pouvoir du Shadow walk qui vous permet de vous transformer en un monstre rampant, accroissant ainsi votre furtivité mais vous obligeant à tuer salement les ennemis.

Le déplacement instantané est aussi présent mais sous une forme différente, puisque la jeune femme pourra être propulsée à certains endroits via une trajectoire courbe qui pourra notamment lober certains obstacles. De plus, on arrive toujours aussi aisément à choisir entre le mode infiltration ou brutal, laissant l’opportunité aux joueurs d’avancer dans les chapitres en fonction de leurs envies et des possibilités offertes par le décor.

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Dans le chapitre «The Clockwork Mansion», nous étions face à un labyrinthe géant où il était nécessaire d’activer des mécanismes et de trouver la bonne porte afin d’aller à la rencontre de ce cher Kirin Jindosh. Face à nous, des gardes mais également des robots géants qui étaient, avouons-le, sacrément puissants. Après avoir résolu plusieurs énigmes, nous arrivions donc à la première étape de l’aventure et rencontrions enfin le maître inventeur au cœur de cette partie de l’histoire.

Comme d’accoutumée, il vous sera possible de choisir entre plusieurs possibilités après cette rencontre et c’est là l’un des véritables points forts du jeu. Ainsi, vous pourrez, par exemple, tuer ou non Kirin et tenter, pourquoi pas, d’obtenir quelques informations. En effet, chaque partie est différente et la façon dont vous allez appréhender votre session pourrait être différente à chaque fois.

C’est beau, c’est intelligent, c’est Dishonored

Outre l’aspect purement gameplay, évoquons aussi les parties techniques et l’I.A. Pour la première partie, disons qu’on sent que quatre années se sont écoulées. Les textures présentées n’étaient certes pas extraordinaires, mais étaient assez fines pour faire apprécier à sa juste valeur le titre. Mais c’est surtout la direction artistique qui impressionne tant elle est magnifique et subjuguée par les travaux des français d’Arkane Studios. Décors, paysages et structures sont superbement retranscrits pour donner un effet réaliste. Dans le chapitre présenté, nous étions clairement transporté dans un univers unique et merveilleux. L’aura de ce jeu fait que nous nous surprenions souvent à nous arrêter pour contempler ce qui nous entoure.

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Côté I.A., rien à redire puisque tout m’a semblé assez juste. Les ennemis font preuve de beaucoup de vigilance et il est assez ardu de réussir à les contourner ou à les prendre constamment dans le dos. Notons par ailleurs que certains portent des armures ou des casques. Si vous vous faites repérer, la tâche sera d’ailleurs plus délicate que dans le premier épisode pour vous faire oublier. En tout cas, c’était le cas dans cette démo.

Bref, on a véritablement hâte de mettre nos mains sur la version finale de Dishonored 2. Ce qui nous a été montré paraît encore plus grandiose que le premier épisode et les possibilités données aux joueurs sont assez conséquentes. On nous promet d’ailleurs qu’il sera nécessaire de terminer deux fois le jeu pour en comprendre toute la complexité narrative, ce qui promet de nombreuses heures de jeux au contrôle de Corvo et d’Emily. En deux mots : vivement novembre ! En attendant, vous pouvez aller lire ou relire notre reportage sur Arkane Studios et sa philosophie de travail unique.

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