[Sélection] Top 5 des films qu’on ne se lasse pas de voir à noël (ou si peu)

Cinéma

Par Elodie le

Avec la buche, le défilé des films dont les chaines nous abreuvent chaque année pendant les fêtes est une tradition de Noël à laquelle il est difficile d’échapper. Pourtant, certains d’entre eux sont de véritable doudou dans lequel on aime bien se blottir pour digérer 3h30 de repas en famille. Voici le Top 5 des films doudou de Noël de la rédaction du Journal du Geek.

Bad Santa
Bad Santa

5/ Die Hard (Piège de Cristal)

Le Père Noel passe par la fenêtre cette année - Die Hard
Le Père Noel passe par la fenêtre cette année – Die Hard

Difficile de se passer de John McClane pendant les fêtes. Poissard de Noël, il se retrouve mêlé à des histoires toujours plus folles que lui. Dans Piège de Cristal, il doit sauver sa femme que des criminels désireux de réaliser un casse de 640 millions de dollars en se faisant passer pour des terroristes, ont prise en otage avec l’ensemble de ses collègues de travail. L’immeuble est bouclé, mais il en faudrait plus à John McClane pour renoncer : « Yippee Ki Yay Mother F****r ! ».C’est presque devenu un classique à cette époque, Bruce Willis et son débardeur blanc, plein de sueur, qui anéantit une pléiade de terroristes (13 en l’occurrence) avec une boule de chewing-gum, un chargeur, sans chaussures, ni chaussettes. L’occasion de revoir le (très) regretté Alan Rickman, dont c’était le premier film, excellent dans les rôles de méchant, ici en Hans Gruber.

On aime : Bruce Willis, sa gouaille, ses répliques bien senties, Alan Rickman, RUN-DMC écouté par John McCLane et Argyle dans la limo, c’est le gentil qui gagne à la fin et il fait les choses bien.

4/ Le Père Noel est une ordure

Rendez lui le chien - Le Père Noel est une ordure
Rendez lui le chien – Le Père Noel est une ordure

Oui. Et encore oui. Même après 1 295 rediffusions, cette pièce de théâtre adaptée en film par la troupe du Splendid procure toujours le même effet. Le soir de Noel, c’est la débandade à la permanence téléphonique parisienne de SOS Détresse Amitié lorsque des personnages hauts en couleur viennent s’inviter à la fête.

« Figurez-vous que Thérèse n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile… c’est différent », « Zezette épouse X ou veuve Y », « C’est c’la oui », « ‘Ça dépend’ … Oui, ça évidement, on vous demande de répondre par ‘oui’ ou par ‘non’ alors : ça dépend, ça dépasse ! », « – Eh, Pierre ! Y’a un monsieur très malpoli qu’a téléphoné, y voulait enculer Therèse ! – Oui mais c’est un ami. – Ah bah ça va alors », « Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j’étais à deux doigts de m’agacer », « Vous êtes myopes des yeux, myopes du coeur et myopes du cul ! », « C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim », « – Non mais c’est des querelles d’amoureux ça, vous êtes marié ? Vous ne vous êtes jamais disputé avec votre femme vous ? – Oui, mais jamais à coup de fer à souder ! – C’est parce que vous n’êtes pas bricoleur, c’est tout… », on pourrait continuer ainsi jusqu’à toutes les faire, et le film avec.

On connait par cœur ses répliques, on l’a vu et revu, mais rien n’y fait, Le Père Noel est une ordure est de ces films qu’on se plait à voir et à revoir, entre amis ou en famille, toutes générations confondues, il passe tout seul, pas comme le Kloug de Monsieur Preskovitch.

On aime : tout. Ses personnages et leur mauvaise foi, ses répliques, le charme d’une époque révolue, l’humour décomplexé qui fait tâche. Mention spéciale pour la pièce de théâtre encore plus barré que le film.

Le petit plus ? Le slow endiablé entre Pierre et Katia sur Destinée de Guy Marchand, culte !

3/ L’Étrange Noel de Monsieur Jack

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Beau, sombre et poétique, L’Étrange Noel de Monsieur Jack est la vision toute burtonienne de Noel. Ou quand le Roi de la Fête des Morts de la ville d’Halloween entreprend de prendre la place du Père Noel… Pour petits et grands.

Si ce film n’est pas réalisé par Tim Burton, alors retenu sur le tournage de Batman, Le Défi, mais par Henri Selick, il en porte néanmoins l’empreinte. L’Etrange Noel de Monsieur Jack est adaptée d’un poème de Tim Burton, rédigé au début des années 80 alors qu’il travaillait encore comme animateur pour les studios Disney. Il a nécessité pas moins de trois ans de tournage.

On aime : ses thématiques, ses décors, ses personnages désarticulés et son univers, marque de fabrique de l’usine Burton, l’animation image par image (stop motion)

2/ Maman, j’ai raté l’avion (Home alone)

Maman, j'ai raté l'avion
Maman, j’ai raté l’avion

Pas un Noël ne passe sans que Kevin McCallister, 9 ans, ne rate l’avion et passe les fêtes sans sa famille partie à Paris, mais avec deux cambrioleurs aussi vicieux qu’empotés. Pour protéger sa maison, Kevin va se révéler aussi astucieux que redoutable.


Maman, j’ai raté l’avion – Teaser FR par _Caprice_

Maman, j’ai raté l’avion est LE film typique de Noel, l’histoire se déroule d’ailleurs à cette période. On prend plaisir à suivre le malicieux Kevin dans ses péripéties rocambolesques, si bien qu’on l’envierait presque : fouiller la chambre interdite du grand-frère, se raser comme papa, piller le frigo quand bon nous semble, se vautrer dans le canapé pour regarder de vieux films, et faire la misère à des voyous pour protéger sa maison. Des YouTubers ont récemment tenté de reproduire certains pièges du film pour déterminer si les voleurs auraient réellement pu survivre à ça, et la réponse est… non. Macaulay Culkin devint un enfant star planétaire après ce film et enchaîna avec rien de moins que le clip Black or White de Michael Jackson, Maman, j’ai encore raté l’avion et Richie Rich. Il a connu ensuite un gros passage à vide.

On aime : Kevin, sa malice, son inventivité, les deux cambrioleurs baptisés, « casseurs flotteurs » aussi retors que malchanceux, le flippant voisin qui n’est finalement pas aussi terrible que ça, la famille de loufoques que sont les McCallister et le happy end.

Et puis Donald Trump fait un caméo dans la suite, Maman, j’ai encore raté l’avion.

1/ Love Actually

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Quoi de plus doudou qu’un film choral, rempli d’histoires d’amour à faire fondre, de chansons, de dialogues savoureux et d’acteurs au top ? Love Actually est aussi réconfortant qu’un chocolat chaud parsemé de chamallow et dont on se délecte devant un bon feu de cheminée. Réconfort garanti. All you need is love.

Réalisé par Richard Curtis, un maître du genre à qui l’on doit les scénarios de Coup de foudre à Nothing Hill, Quatre mariages et un enterrement et Le Journal de Bridget Jones, excusez du peu, Love Actually réunit tous les ingrédients qui font de ce film une véritablement sucrerie pour le cœur : famille, entraide, partage, romantisme, acte manqué et amours contrariés, amour naissant, etc. Le film bénéficie en outre d’une distribution de choix, on retrouve ainsi Hugh Grant en premier ministre gauche, Liam Neeson, Emma Thompson, Alan Rickman en mari pas très doué pour l’infidélité, Colin Firth, Bill Nighy génialissime en rock star sur le retour, Laura Linney, Keira Knightley, Rowan Atkinson et Andrew Lincoln, que l’on retrouve dans la série The Walking Dead.

Le Plus ? La chorégraphie endiablée de Hugh Grant au 10 Downing Street. Christopher Walken sort de ce corps !

Bien entendu, la liste pourrait être encore bien longue, mais il a fallu choisir, en toute subjectivité ! N’hésitez pas à nous faire part de vos propres films doudou de Noel. Et Joyeuses fêtes !