La NASA veut renvoyer un homme sur la Lune avant d’aller sur Mars

Espace

Par Jules le

Lors du discours d’ouverture du National Space Council, le vice-président américain Mike Pence a donné un objectif précis à la NASA : envoyer de nouveaux astronautes sur la Lune pour y établir une présence humaine plus sérieuse.

Renvoyer un américain sur la Lune, c’était l’un des objectifs de George W. Bush durant sa présidence des États-Unis. Objectif qui a été renvoyé aux calendes grecques par l’administration Obama, qui a réorienté l’agence spatiale américaine vers la conquête de Mars. Mais sous l’ère Donald Trump, la NASA semble bien partie pour regarder de nouveau vers notre bon vieux satellite.

Go back to the Moon

Après avoir suggéré que les États-Unis pourraient renvoyer un astronaute sur la Lune, lors d’une conférence tenue en juillet au Kennedy Space Center en Floride, Mike Pence a profité de la cérémonie d’inauguration du National Space Council pour clarifier la position de l’administration Trump concernant la conquête spatiale.

« Nous renverrons des astronautes de la NASA sur la Lune – pas seulement pour y laisser des empreintes et des drapeaux, mais pour y établir les fondations nécessaires afin d’envoyer des Américains sur Mars et au-delà« , a ainsi déclaré le vice-président des États-Unis devant une assemblée de journalistes et d’officiels réunis au Smithsonian National Air and Space Museum du centre Steven F. Udvar-Hazy, en Virginie.

Recyclage et partenariat

Si cette nouvelle directive risque d’avoir des conséquences sérieuses sur les plans de la NASA sur le long terme, l’agence spatiale américaine ne part pas de zéro. Depuis plus de dix ans, la NASA développe le vaisseau spatial Orion, reste du programme Constellation lancé par George W. Bush en 2004 et annulé par Barack Obama en 2010, qui devait à l’origine desservir l’ISS et servir dans le cadre des missions lunaires et qui désormais doit remplir des missions en orbite haute.

La NASA pourrait donc redonner sa mission d’origine à l’Orion et utiliser le vaisseau pour atteindre la surface lunaire. De même, l’agence spatiale envisagerait de s’appuyer sur ses partenariats avec les agences spatiales privées, Space X en tête, pour mener à bien son nouvel objectif.

« Les entreprises américaines sont à la pointe de la technologie spatiale, et elles développent constamment de nouvelles fusées, de nouveaux vaisseaux et satellites qui peuvent nous emmener dans l’espace plus rapidement », a souligné Mike Pence. « En favorisant les partenariats plus solides entre le gouvernement fédéral et ce domaine industriel, tout en soutenant vivement nos intérêts nationaux, le leadership américain dans l’espace serait assuré. »

Le vice-président a également rappelé l’importance des sociétés commerciales qui pourront assurer une présence permanente en orbite terrestre basse, afin que la NASA se concentre sur des missions en espace plus profond.