[Etude] 75% des utilisateurs se réfugient derrière leur smartphone pour évite de parler à des gens

Sécurité

Par Gregori Pujol le

Si aujourd’hui les smartphones et appareils connectés nous paraissent essentiels pour conserver le contact et se sentir connectés avec nos proches, pour nombre d’entre nous, ils sont également un refuge indispensable dans diverses situations où nous souhaitons éviter d’engager la conversation. Une récente enquête de Kaspersky vient confirmer cette tendance dans nos comportements : trois quarts des utilisateurs (75 %)  reconnaissent recourir à un appareil connecté pour faire semblant d’être occupés afin de ne pas parler à quelqu’un !

Dans la situation où l’on a rendez-vous avec un ami dans un café, et que ce dernier est en retard, l’attente parait parfois longue, voir insupportable. L’établissement est très fréquenté et les conversations vont bon train tout autour. Que faire ? Engager la conversation avec un ou une inconnu(e) ? Ou bien prendre son téléphone dans sa poche ou son sac pour passer le temps ? Pourquoi parler à un être humain ou même ne serait-ce que croiser son regard alors que l’on peut fixer l’écran de son mobile ?

Le fait est que, grâce à ces appareils, il est bien plus facile d’éviter d’avoir à faire la conversation ou même de se montrer polis avec son entourage. L’étude de Kaspersky Lab, révèle que 72 % des utilisateurs ont recours à leur smartphone lorsqu’ils ne savent pas quoi faire en société. Les appareils connectés sont également la distraction incontournable même lorsqu’il ne s’agit pas de paraître occupé, ou d’éviter une conversation indésirable. 46 % des personnes interrogées reconnaissent s’en servir chaque jour simplement pour tuer le temps et 44 % comme distraction quotidienne.

En dehors d’une simple distraction, le mobile est aussi un réflex dans des situations du quotidien, plutôt que la conversation interpersonnelle. De fait, près d’un tiers (31 %) des participants à l’enquête, plutôt que de héler un taxi ou de demander leur chemin dans la rue, préfèrent passer par un site web ou une application car ils trouvent cette solution plus facile que de s’adresser à une autre personne.

Que ceux-ci nous aident à éviter un contact direct ou à combler un vide dans la vie de tous les jours, la dépendance constante aux appareils connectés se mue en source de panique lorsque ceux-ci deviennent inutilisables. Un tiers (34 %) des utilisateurs craignent de ne pas pouvoir se divertir s’ils n’ont pas accès à l’un de ces appareils. 12 % sont même inquiets de rester les bras balans en cas de situation d’attente, qu’un smartphone aide à combler.