Aux Etats-Unis, les policiers ne doivent pas regarder les iPhone équipés de Face ID

Apple

Par Mathieu le

Il y a deux semaines, on évoquait dans nos colonnes l’utilisation de la reconnaissance faciale pour déverrouiller un smartphone dans le cadre d’une enquête. Aujourd’hui, on découvre l’existence d’une nouvelle consigne liée à cette technologie.

Il y a deux semaines, nous apprenions que la justice américaine avait délivré un mandat au FBI afin que les enquêteurs puissent se servir de Face ID pour déverrouiller le smartphone de Grant Michalski, principal suspect dans une affaire de pédopornographie. Aujourd’hui, on découvre que les policiers américains ont reçu pour consigne de ne pas regarder les iPhone équipés de Face ID. Présente sur les dernières générations d’appareils Apple, cette technologie permet de déverrouiller un téléphone lorsque son propriétaire présente son visage.

Mais attention, elle ne permet de faire que cinq tentatives. Après cinq échecs, le téléphone se bloque et exige un code de déverrouillage. D’après Apple, c’est précisément le problème qui s’était posé lors de la keynote de 2017 : plusieurs personnes avaient manipulé le téléphone de démo avant la conférence sans se rendre compte que Face ID tentaient de les identifier. Et lorsque le responsable et vrai propriétaire de l’appareil avait tenté de faire la démo, le téléphone était bloqué.

Pour ne pas en arriver là, la société Elcomsoft, qui collabore avec les autorités américaines, a donné comme consigne de ne pas regarder les smartphones de la liste suivante : iPhone X, iPhone XS, iPhone XS Max ou iPhone XR, ces derniers étant tous équipés de Face ID.

Il est légalement interdit de forcer un suspect de déverrouiller, via un code, son appareil. Mais, depuis peu, la justice peut donner la permission aux enquêteurs d’utiliser la reconnaissance faciale. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les policiers sont donc prévenus qu’ils ne doivent en aucun cas mettre leur visage devant un iPhone pour éviter tout blocage ultérieur.