USA : La police n’a pas le droit de déverrouiller les smartphones des gens avec Face ID/Touch ID

Sécurité

Par Henri le

Les questions de lois liées à l’utilisation de nos smartphones et à la protection de nos données se multiplient ces dernières années. En Californie, un juge a récemment pris une décision notable.

Nos smartphones peuvent dire beaucoup de nous. Géolocalisation, messagerie instantanée, photos, activités sur les réseaux sociaux, recherches internet… Autant d’informations qui peuvent s’avérer utiles lors d’une enquête de police. Mais une grande partie des gens utilisent aujourd’hui un moyen de verrouillage sur leur smartphone. Ces derniers ont d’ailleurs beaucoup évolué ces dernières années, notamment avec l’arrivée des capteurs d’empreintes et la reconnaissance faciale.

Les informations contenues dans nos smartphones peuvent être si révélatrices qu’elles incitent les forces de l’ordre à utiliser le pouce ou visage de quelqu’un pour y accéder. Une méthode que la justice fédérale américaine vient d’épingler. Un tribunal californien vient en effet de statuer que la police américaine n’avait pas le droit de forcer un suspect à déverrouiller son smartphone à l’aide de son visage ou de ses empreintes, comme l’explique Forbes. Une décision qui fait écho à une précédente affaire où le FBI avait utilisé Face ID pour avoir accès au contenu d’un appareil.

L’affaire en question concernait une possible extorsion, mais la juge Kandis Westmore a tout de même refusé que l’on force le suspect à déverrouiller son smartphone de façon biométrique. Elle a même précisé que la déposition d’un mandat n’y changerait rien. Selon elle, cette demande ne respecte pas le quatrième et le cinquième amendement.

Autrefois, tous les modes d’authentification n’étaient pas traités de la même façon. La police n’avait pas le droit de demander un code de déverrouillage, mais pouvait exploiter les moyens biométriques. Cette décision les remet donc à égalité et devrait avoir un impact sur les prochaines affaires de ce type au pays de l’Oncle Sam.

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