iPhone X : dans le cadre d’une enquête, le FBI déverrouille un appareil grâce à Face ID

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Par Jules le

Pour accéder à l’iPhone X d’un suspect accusé de pédopornographie, le FBI n’a pas eu recours à ses logiciels de piratage habituels, mais à une méthode beaucoup plus simple : la reconnaissance faciale.  

Pour la justice américaine, c’est une première. En effet, dans le cadre d’une enquête sur la détention de contenu pédopornographique, elle a délivré au FBI un mandat l’autorisant à se servir de Face ID pour déverrouiller le téléphone Grant Michalski, principal suspect dans l’affaire.

Trahi par la caméra

Ainsi, le 10 août dernier, lors de la perquisition de son domicile pour dénicher des preuves, ce résident de l’Ohio a été contraint par l’agent du FBI en charge de l’enquête de placer son visage devant le capteur frontal du téléphone. Il se serait ainsi servi du smartphone pour participer à des conversations à caractère pédopornographique sur le service de messagerie Kik.

Cette affaire permet à la justice américaine d’obtenir une jurisprudence pour les futures enquêtes impliquant un iPhone équipé du Face ID. Elle offre surtout aux autorités américaines un moyen de faire quelques économies. Car pour déverrouiller un iPhone, la justice américaine fait appel aux services de sociétés spécialisées dans la sécurité informatique, comme Cellebrite et Grayshift. Mais ces prestations ont un coût et il est élevé. Le magazine Forbes avance ainsi qu’en septembre dernier, les services de renseignement américains ont dépensé plus de 780 000 dollars, rien que pour les services de Cellebrite.

 

Source: Forbes