Une araignée fossilisée de 112 millions d’années découverte en Corée du Sud

Science

Par Julie le

Un nouveau fossile d’araignée a été retrouvé par un archéologue amateur en Corée du Sud. C’est la première fois qu’un tel spécimen est découvert en dehors de l’ambre.

This is a carbon map showing where on the specimen carbon molecules are located, Selden explained to Gizmodo – Photo: Tae-Yoon S Park

 

C’est en Corée du Sud que Kye Soo Nam a découvert le fossile d’une araignée très bien conservée. Vieille de plus de 112 millions d’années, elle a été retrouvée dans une formation géologique datant du Mésozoïque, ou Ère secondaire. La formation rocheuse contiendrait des centaines d’autres fossiles de plantes, mollusques ou encore de dinosaures.

Une dizaine d’espèces découvertes

Pas moins de 7 différentes espèces d’ arachnides ont été retrouvées dans les schistes grises coréennes, nous explique Gizmodo. Le spécimen le plus impressionnant a été identifié comme étant une araignée dotée d’un Tapetum. C’est la membrane qui se situe derrière la rétine et qui agit comme un miroir en réfléchissant la lumière. Les chats par exemple sont dotés de cette vision qui améliore leur perception visuelle la nuit.

Gravé dans la roche

C’est la première fois que de tels spécimens sont retrouvés et étudiés dans la roche. En effet, le plus souvent, les fossiles de ces espèces éteintes sont retrouvés dans l’ambre jaune, de la résine fossilisée. Mais la conservation dans la pierre a permis aux chercheurs de découvrir la structure de ces arachnides préhistoriques et d’identifier avec certitude l’espèce. Les lagonomegopidae sont des araignées fossilisées qui datent du crétacé. Pour la première fois sur ces spécimens, les chercheurs ont trouvé des tissus oculaires. Selon un article publié par le Journal de la Paléontologie Systématique, les échantillons sont “remarquablement conservés.”

The spider specimen – Photo: Paul Selden

Une vision nocturne

Ces découvertes vont permettre aux scientifiques de déterminer la manière dont chassait ces prédateurs. “Cela ouvre un nouveau monde sur comment ces choses vivaient et comment ils attrapaient leurs proies” explique Paul Selden, directeur de l’institut de Paléontologie du Kansas, à Gizmodo. Même si leurs yeux devaient briller comme le font ceux des araignées loups aujourd’hui, il y a fort à parier selon les scientifiques que leur manière de chasser est complètement différente.

Les scientifiques espèrent que de prochaines découvertes leur permettront d’en découvrir plus sur les habitudes de chasses de ces prédateurs.