Volvo aimerait contrôler la vitesse de ses voitures à distance

Après avoir breveté la ceinture de sécurité à trois points en 1959, l’objectif de Volvo pour l’année 2020 est de ne plus déplorer aucun mort dans ses voitures. Un projet ambitieux, que le constructeur automobile espère rendre possible en intégrant une fonctionnalité radicale.

 

Brider la vitesse des automobiles, la bonne idée pour réduire le nombre de morts au volant ? C’est en tout cas ce que semble penser Volvo. Le constructeur suédois a pour objectif de réduire à zéro le nombre d’accidents mortels dans ses véhicules d’ici 2020, et pour cela, il a pris une décision radicale : limiter la vitesse de tous ses futurs modèles à 180 km/h. Si cette limitation ne devrait logiquement pas gêner beaucoup d’automobilistes en France, elle a le mérite de poser la question de la responsabilité du constructeur face au comportement de l’utilisateur.

« Les constructeurs ont-ils le droit, voire l’obligation, d’installer des systèmes embarqués qui modifient le comportement du conducteur pour lutter contre les excès de vitesse (…) ? Nous n’avons pas de réponse catégorique à cette question. »
Håkan Samuelson, PDG de Volvo

Un contrôle à distance dans les zones sensibles ?

Autre mesure autrement plus invasive pensée par Volvo pour limiter les accidents, la marque annonçait récemment qu’elle réfléchissait sérieusement à brider à distances ses voitures à proximité des écoles et des hôpitaux en utilisant les données de navigations de ses utilisateurs. Une mesure encore au stade embryonnaire, mais qui suscite un nouveau débat autour des voitures connectées, et de la (dé)responsabilisation du conducteur. Pour Hakan Samuelson, le PDG de la marque, avec cette initiative Vovo veut faire « figure de pionnier ». En attendant, la marque prévoit d’annoncer dès le 20 mars prochain, d’autres solutions visant à éviter la conduite en état d’ébriété.