Le navigateur Brave veut vous récompenser si vous regardez des publicités

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Par Henri le

Brave est un navigateur qui fonctionne de façon plutôt originale, et tente d’introduire un nouveau modèle économique tout en respectant la vie privée de ses utilisateurs.

Google a beau dominer largement le marché des navigateurs, il doit sans cesse faire face à de nouveaux concurrents. Brave en fait désormais partie et connait un succès grandissant. Il se donne pour mission de respecter la vie privée de ses utilisateurs en bloquant les traqueurs d’activité, mais a également l’intention de proposer un nouveau modèle de publicité en ligne.

Développé par Brendan Eich, cofondateur de Mozilla et inventeur du langage JavaScript, le navigateur peut être perçu à bien des égards comme antinomique à Chrome. Ce dernier vient en effet de lancer Brave Ads, sa plateforme publicitaire, sur Windows, macOS et Linux. Son fonctionnement a d’ailleurs été détaillé dans un communiqué officiel.

On y apprend que le navigateur affiche ses propres publicités. Afin de pousser les internautes à en regarder, Brave annonce offrir 70% des revenus générés par cette dernière. Les utilisateurs sont en effet rémunérés avec des jetons nommés Basic Attention Tokens (BAT) qui peuvent par la suite être redistribué aux sites qu’ils visitent (et qu’ils apprécient). Les BAT peuvent ensuite être convertis via un système automatisé et servir à rémunérer leurs créateurs, blogueurs ou vidéastes préférés. Il faudra pour cela activer l’affichage publicitaire dans le menu des réglages du navigateur.

Plus tard, la firme veut que ces jetons puissent permettre d’accéder à du contenu exclusif ou à de véritables cadeaux comme des coupons pour des restaurants ou des hôtels. À terme, elle veut qu’ils se transforment en argent. Brave désire également pousser des éditeurs de sites à utiliser son service en leur proposant des emplacements publicitaires où ces derniers pourront récupérer 70% des revenus. Le reste sera partagé entre le navigateur et l’utilisateur ayant accepté de regarder la publicité.

Brendan Eich estime que cette initiative va pouvoir aider les sites gratuits à survivre, ce qui devient de plus en plus difficile depuis que les revenus publicitaires ont chuté. Le service est pour l’instant disponible au Canada, en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et évidemment aux États-Unis. Les versions Android et iOS devraient arriver dans les prochains mois.