YouTube : cette modification toute bête pourrait faire économiser 500 000 tonnes de CO2 par an

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Par Remi Lou le

On ne se doute de rien, rivé sur notre écran à enchaîner les vidéos sur YouTube. Pourtant, la consommation mondiale de vidéos sur la plateforme polluerait bien plus que prévu, et des chercheurs britanniques offrent même un début de solution pour diminuer l’impact en CO2 de YouTube. 

Un milliard d’heures de vidéo sont regardées chaque jour sur YouTube. Si la plateforme est désormais omniprésente dans nos quotidiens, on se pose rarement la question de savoir à quel point notre consommation de vidéo sur YouTube peut polluer. En effet, ce n’est pas moins de 10 millions de tonnes de CO2 par an qui sont rejetés à cause de la plateforme, soit l’équivalent des rejets d’une ville de la taille de Glasgow, d’après une étude de l’Université de Bristol.

Une chaîne vaste et polluante

Chris Preist, Daniel Schien et Paul Shabajee, les responsables de cette étude, affirment que YouTube cache son impact réel sur l’environnement en indiquant seulement les émissions générées par ses data centers. Pourtant, l’étude démontre bien que les data centers ne représentent qu’une infime part d’une immense chaîne qui passe ensuite par les réseaux des fournisseurs d’accès à internet jusqu’à nos multiples écrans d’ordinateur, de tablettes et de smartphones.

En tout et pour tout, les trois scientifiques britanniques ont pu calculer ce chiffre de 10 millions de tonnes de CO2 générés chaque année par le service de vidéo, prenant en compte toute la chaîne du data center jusqu’au spectateur.

Couper l’image sur certaines vidéos pour moins polluer

Loin d’énoncer seulement un problème, les chercheurs de l’Université de Bristol ont pointé une solution pour diminuer drastiquement l’impact carbone de YouTube sans pour autant restreindre la consommation de vidéos.

Beaucoup utilisent en effet YouTube pour écouter de la musique, sans jamais se soucier des images qui passent à l’écran. Selon les chercheurs, ce genre de consommation constituerait des « déchets numériques » qui pourraient faire économiser près de 500 000 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent des émissions générées par près de 30 000 foyers britanniques.

Couper l’écran alors que le son continue est possible sur la version payante de YouTube, mais même dans ce cas, le signal vidéo continue d’être envoyé et d’impacter l’environnement pour rien. Espérons que YouTube s’intéressera à cette étude britannique et élaborera des options permettant de ne recevoir que l’audio lorsqu’on le souhaite.