Le succès grandissant du piratage par IPTV inquiète l’Hadopi

Téléviseur

Par Henri le

L’autorité française de la lutte contre le piratage voit d’un très mauvais œil la montée en puissance de l’IPTV, qui permet d’accéder facilement à des milliers de chaines, film et séries.

Contourner la vigilance d’Hadopi est un sport national pour certains. Et l’autorité française de la lutte contre le piratage fait de nouveau face à une technique de piratage bien difficile à contrer : l’IPTV.

Cette pratique permet grâce à un boitier préconfiguré ou une application dédiée de disposer de milliers de chaines de télévision sur sa TV, son portable ou sa tablette. Tout ceci pour un prix dérisoire à payer mensuellement ou à l’année.

Une technique qui séduit de plus en plus de français, qui n’ont ainsi plus besoin de s’abonner à différents services pour avoir accès à tel championnat sportif ou telle série. Les amateurs de football sont en effet de plus en plus lésés, car ils doivent techniquement s’abonner à trois services pour suivre l’intégralité des matchs (Canal+, beIN Sports, RMC Sport), même si cela concerne également d’autres sports (NBA, foot US…). Ce fractionnement de l’offre a accentué le phénomène et 54% des utilisateurs d’IPTV indiquent avoir abandonné leurs abonnements traditionnels.

Plus étonnant encore, ces services font l’objet d’un véritable service après-vente, qui permettent aux « clients » de bénéficier d’une assistance technique en cas de bugs techniques (ce qui arrive assez fréquemment d’après Hadopi).

« 40 % des utilisateurs sont confrontés à des bugs ou à des problèmes techniques, 36 % savent qu’ils peuvent être victimes d’un virus informatique. »

Selon Hadopi, 24% des internautes accèdent à des programmes télévisuels en direct de manière illégale. 17% d’entre eux passent par le streaming, 14% préfèrent les réseaux sociaux et 5% optent désormais pour l’IPTV. Un pourcentage certes faible, mais qui augmente rapidement.

Le pire, c’est qu’elle avoue être démunie face au phénomène. Elle a beau rappeler que la pratique expose à de potentiels malware et publicités intempestifs, elle laisse entendre que les mesures répressives ne sont même pas encore en place pour éventuellement sanctionner les fraudeurs. Il faudrait d’ailleurs pouvoir les identifier ce qui n’est pas forcément une mince affaire. L’IPTV a donc encore quelques beaux jours devant lui.