[VIDÉO] Toy Story 4 : serait-ce la suite de trop ?

Cinéma

Par Remi Lou le

On ne s’attendait pas vraiment à revoir Woody et sa bande après la conclusion magistrale apportée à la saga avec Toy Story 3. Pourtant, neuf ans plus tard, Pixar a décidé de remettre le couvert avec un quatrième film, porté pour la première fois par Josh Cooley, qui s’est déjà illustré avec Vice Versa. Alors, qu’ont de plus à nous raconter Woody, Buzz et toute l’équipe dans ce quatrième volet ? Est-ce que, neuf ans plus tard, la saga aurait perdu de sa magie ? Et surtout, est-ce que Toy Story 4 évite le piège de la suite de trop ?

Présentation/Montage : Rémi Lou

Depuis cet été 2019, Toy Story n’est plus une trilogie, mais une quadrilogie. Mais après tout, c’est certainement difficile pour Pixar de lâcher sa licence phare aussi facilement, et il fallait bien dénicher une petite suite aux aventures des jouets les plus célèbres de la planète. C’est désormais chose faite avec Toy Story 4, un épisode inattendu qui s’inscrit pourtant dans la continuité des épisodes précédents. Pour répondre à la question de savoir si, oui ou non, Toy Story 4 est la suite de trop, il faut tout d’abord se pencher sur les anciens épisodes, et sur ce qu’ils ont raconté auparavant.

Le tout premier Toy Story, c’est la période de la découverte. En mettant de côté la claque visuelle du film d’animation que le film a pu être pour l’époque, Toy Story 1 racontait avant tout une histoire de jalousie entre Woody et Buzz. Pour rappel, Woody était alors le jouet préféré d’Andy, jusqu’à ce que ne débarque le célèbre Ranger de l’espace dans la chambre du jeune garçon. Woody tente alors coûte que coûte de garder sa place en tant que meilleur ami d’Andy, et part finalement à la recherche de Buzz, qui finit par disparaitre, et ce alors que tous les autres jouets l’accusent de l’avoir assassiné pour rester le jouet préféré d’Andy.

Dans le second volet, Woody se fait kidnapper par un collectionneur, et se rend rapidement compte de sa valeur en tant qu’objet de collection. Il se rend alors compte qu’il peut être aimé à tout jamais, alors qu’il deviendrait obsolète lorsque Andy aura grandi. Et dans ce film, on esquisse justement le thème de la vie d’un jouet après avoir vécu auprès d’un enfant, ce thème de la durée de vie d’un jouet, en tant qu’objet de consommation, on le retrouve justement un petit peu dans Toy Story 4.

Crédits : @Disney/Pixar

Et finalement, dans Toy Story 3, ce qui devait arriver arriva. Andy a grandi et se prépare à partir pour l’Université. Les jouets, délaissés depuis des années, se sont cachés pour éviter d’être donné ou jeté, sauf Woody qui s’apprête à partir à la fac avec Andy. Malencontreusement, les jouets finissent par être donné à une crèche terrifiante peuplée de bambins furieusement énervés.

Mais c’est surtout dans son final que Toy Story 3 a épaté son monde, lorsque Andy joue une dernière fois avec ses jouets avant de les léguer à sa petite voisine, Bonnie. Ce faisant, Toy Story 3 offrait une conclusion parfaite à la saga, en prenant tous les éléments importants de la franchise et en tirant le meilleur, et surtout une petite larme chez les fans de la première heure. En apportant le thème de la fin de l’enfance, Toy Story 3 a su terminer l’histoire tout en apportant une ouverture avec la petite voisine qui récupère les jouets, et la boucle était bouclée. Sauf qu’on ne s’attendait pas à un quatrième volet, qui, avouons-le, offre une conclusion moins marquante, même si elle n’est pas de trop, comme on vous l’explique en vidéo !