Deliveroo : Les livreurs appellent au boycott après le changement de leur grille de rémunération

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Par Amandine Jonniaux le

La plateforme de livraison Deliveroo a récemment fait le choix de revoir la grille de rémunération de ses livreurs à vélo. Les principaux concernés protestent contre un changement qui entraînerait selon eux, une baisse significative de leur rémunération. 

Crédits Deliveroo

La décision de Deliveroo de modifier la grille de rémunération de ses livreurs ne passe pas. Après une première mobilisation samedi 3 août, ces derniers étaient de retour dans les rues mercredi, Place de la République à Paris, et dans quelques autres villes de province. Pour la plupart micro-entrepreneurs, les livreurs à vélo Deliveroo rapportent en effet une baisse de rémunération allant de 30% à 50% depuis le début du mois. Selon certains témoignages relayés par Le Monde, certaines courses ne rapportent ainsi plus que “trois, parfois deux euros”. Une situation insoutenable pour les collaborateurs de la plateforme, qui appellent au boycott.

Deliveroo défend sa grille de rémunération faisant valoir que si certaines courses pouvaient être moins bien rémunérées désormais, d’autres (les plus longues) le seraient à l’inverse mieux. La firme a du reste assuré dans un communiqué que “tous les échanges (…) sur le terrain étaient positifs”, et que les manifestations, parfois assorties de blocages de restaurants à Toulouse, Nice, Besançon, Tours, Nantes et Bordeaux n’avaient eu “aucun impact” sur le chiffre d’affaires. 

Si la mobilisation reste encore discrète depuis le début du mois, France 3 rappelle que le système économique utilisé par Deliveroo, qui est le même qu’Uber ou Foodchéri par exemple, a récemment été condamné par la justice en Espagne. En France, l’Assemblée nationale a voté il y a quelques mois un nouveau texte de loi destiné à améliorer les conditions de travail des coursiers et des VTC, mais ne prévoit pourtant que l’instauration d’une charte, généralement rédigée par les plateformes. Certains politiques commencent cependant à se faire entendre sur la question, et à proposer d’adapter la législation aux conditions de travail souvent précaires des micro-entrepreneurs. 

Source: France 3