Le producteur d’Eminem attaque Spotify en justice

Sur le web

Par Amandine Jonniaux le

Le producteur du célèbre rappeur Eminem vient d’intenter un procès au géant du streaming musical Spotify pour infraction aux droits d’auteur.  

Crédits 8 Miles

C’est un procès qui pourrait rapporter gros. Comme le révèle le site américain The Hollywood Reporter, Eight Mile Style la société de production d’Eminem vient d’intenter un procès contre la plateforme musicale Spotify pour infraction au droit d’auteur. Elle accuse en effet l’entreprise d’avoir diffusé illégalement près de 250 titres. La plainte a été enregistrée mercredi par le tribunal de Nashville, et affirme que non seulement Spotify n’a jamais répondu à ses obligations de rétribution face aux chansons en questions, conformément à la loi Music Modernization Act (MMA) actée l’année dernière, mais aussi que la firme n’a tout simplement aucune licence lui permettant d’exploiter légalement le travail du rappeur sur plusieurs centaines de ses compositions. Seule une “fraction” des titres auraient ainsi touché une rémunération de manière aléatoire explique la plainte. 

Fait surprenant, la plainte précise également que Spotify aurait classé la plupart des titres mis en cause – dont le très célèbre Lose Yourself, qui a reçu un Oscar dans la catégorie chanson originale et deux Grammy Awards pour le film 8 Miles, dans la dans sa catégorie “Copyright Control”, habituellement réservée aux chansons dont les artistes ou les ayants-droit sont inconnus. Une excuse contestable pour Eight Mile Style, qui explique qu’Eminem fait partie des artistes les plus suivis sur Spotify, et que le cumul de ses streams sur la plateforme s’élève à plusieurs milliards de vues. En tout ce sont près de 36,45 millions de dollars de dommages et intérêts que réclame Eight Mile Style à Spotify, à raison de 150 000 $ par œuvre concernée (243 au total). Pour rappel, ce n’est pas la première fois que le site est épinglé par un éditeur musical. Wixen, notamment responsable des titres de Neil Young et Weezer avait attaqué la plateforme au début de l’année dernière pour des raisons similaires.