Sonos sous le feu des critiques avec son programme de recyclage

Hardware

Par Olivier le

Sonos a lancé il y a quelques semaines un programme de recyclage pour ses produits les plus anciens. En recyclant une vieille enceinte, l’utilisateur peut économiser 30% sur l’achat d’un nouveau modèle. Le principe est bon, mais le constructeur s’est retrouvé sous les feux de la critique.

Pour obtenir le rabais de 30%, l’utilisateur doit activer un « mode recyclage » sur l’appareil à remplacer. Passé 21 jours, ce mode va désactiver « de manière permanente » l’ancien produit qui ne pourra donc plus du tout être utilisé. Il ne restera plus qu’à l’envoyer à recycler dans un centre agréé de traitement des déchets électroniques, « une solution plus écologique que de l’envoyer à Sonos ».

Des produits fonctionnels transformés en briques

Sur le papier, le principe est intéressant. Mais pour de nombreux utilisateurs, le compte n’y est pas : ils reprochent à Sonos d’écarter de la circulation des produits qui demeurent parfaitement fonctionnels, même si les appareils éligibles (Connect, Connect:Amp, Play:5 première génération, ZP90, ZP80, ZP100, ZP120) sont anciens, leur sortie remontant à dix ans et plus. Le mode recyclage empêche toute possibilité de les réutiliser… Il ne reste plus qu’à les jeter à la poubelle.

Sonos a réagi à la polémique, en expliquant que ces enceintes sont incompatibles avec les « nouvelles expériences » que le fabricant veut proposer à ses clients. Le programme de recyclage leur permet d’acquérir du matériel neuf à bon prix. L’entreprise a estimé que « l’action la plus responsable était de ne pas proposer ces anciens appareils à de nouveaux consommateurs, à qui le contexte de produits vieux de plus de dix ans échapperaient ».

Que ces produits ne puissent accueillir de fonctions « modernes », soit. Mais pourquoi priver tous ceux qui n’ont que faire de ces nouveautés de profiter de ces produits en reconditionné ou en occasion ? Par ailleurs, ce mode recyclage ne permet pas non plus de donner les enceintes à des ONG ou des écoles.

Ce dossier mal ficelé est d’autant plus dommage que Sonos n’est pas le pire constructeur au monde en matière de durabilité : 92% de ses produits sont toujours en activité aujourd’hui.