Le masque transparent bientôt monnaie courante dans le service public

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Par Victor Keller le

La généralisation du port du masque pose de plus en plus de problèmes pour certains métiers, notamment au niveau de la communication. C’est la raison pour laquelle l’Education nationale souhaite que ses fonctionnaires se dotent d’un masque transparent.

Image par emmaws4s de Pixabay

Grandes villes, cinémas, open spaces, salles de classes… Les endroits où le port du masque n’est pas obligatoire se font de plus en plus rares. Accessoire désormais indispensable dans la lutte contre la pandémie de coronavirus, le masque s’avère aussi être un véritable handicap pour certains corps de métiers. Par exemple, les personnes en contact réguliers avec les sourds et malentendants (orthophonistes, aidants pour les handicapés…) peuvent difficilement communiquer avec un accessoire qui cache la moitié du visage. Aussi baptisés « masques inclusifs », les masques transparents viennent s’ajouter à la longue liste des différents types de masques. Grâce à une bande en plastique transparente, on peut voir la bouche et l’expression de l’interlocuteur tout en conservant le caractère protecteur du masque.

Alors que les entreprises qui en ont besoin peinent à s’approvisionner, l’Education nationale vient de passer une commande de plusieurs centaines de milliers de masques transparents. D’après Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, ces masques seront d’abord distribués aux enseignants qui ont en charge des élèves sourds, puis à tous les professeurs de maternelle, et enfin à l’ensemble des agents du service public en contact avec du public. Précisons qu’il y a 385 000 enfants en situation de handicap qui ont effectué leur rentrée la semaine passée, soit 6% de plus qu’à la rentrée 2019. Pour tous les élèves et en particulier pour ceux qui souffrent d’un handicap, un masque qui cache le visage peut biaiser l’apprentissage du langage et de la lecture.

La généralisation du masque transparent se heurte cependant à un obstacle, son prix : il est en moyenne de 10 euros, soit deux fois plus que pour un masque en tissu dit « barrière ». Le gouvernement a fait en sorte d’accélérer l’homologation de ces masques et il espère faire baisser son prix face à la demande croissante. 100 000 de ces masques devraient être fabriqués à la fin du mois, pour une disponibilité « dans le courant de l’automne » d’après Mme Cluzel.