Google et Facebook font bloc dans le procès antitrust mené par le Texas

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Par Julie Hay le

Selon une version non censurée du procès intenté par dix États américain contre Google la semaine dernière, Facebook Inc et Alphabet auraient accepté de « coopérer et de s’entraider pour répondre à toute action antitrust » et « d’informer rapidement et pleinement l’autre partie de toute communication gouvernementale relative à l’accord ».

Crédit : Brian Solis via Flickr

La semaine dernière, dix États américains déposaient une nouvelle plainte contre Google. La firme est poursuivie dans le cadre d’une action antitrust de grande envergure. La version censurée du procès faisait état d’une coalition de Facebook et Google dans le domaine de la publicité en ligne. The Wall Street Journal a mis la main sur la version non-censurée du procès et détaille l’accord qui aurait été passé entre les deux géants du numérique. La plainte, déposée devant le district américain du Texas, allègue que Facebook est apparu comme un nouveau rival de Google dans le domaine et que la maison mère Alphabet aurait donc conclut un accord avec la firme de Mark Zuckerberg pour conserver sa position dominante. En effet, en 2018, Google et Facebook auraient conclu un accord dans lequel l’entreprise de Mark Zuckerberg acceptait de ne pas concurrencer les outils de publicité en ligne de Google, en échange d’un traitement spécial lorsque la firme les utilise.

Google et Facebook alliés en cas de procès

Cet accord, baptisé Jedi Blue, mentionnerait ainsi une coalition des deux parties en cas de procès antitrust. Comme le rapporte le Wall Street Journal, le mot « Antitrust » revient plusieurs fois dans le rapport de procès non censuré. Il énonce certaines des dispositions du contrat et notamment la coopération des deux entités. Les sociétés “coopéreront et s’entraideront pour répondre à toute action antitrust” et “informeront rapidement et pleinement l’autre partie de toute communication gouvernementale relative à cet accord”. Selon un porte-parole de Google, ce genre d’accord serait extrêmement commun. Il ajoute que les “affirmations des États sont inexactes. Il n’y a rien d’exclusif dans la participation de Facebook et ils ne reçoivent pas de données qui ne sont pas mises à la disposition d’autres acheteurs de la même manière”. Du côté de Facebook aussi on dément formellement ces accusations. “Toute allégation selon laquelle cela nuit à la concurrence ou toute suggestion de faute de la part de Facebook est sans fondement”. Google est aussi au cœur d’un autre procès antitrust dans lequel 38 procureurs généraux dénoncent des comportements anticoncurrentiels de la firme.