[Etude] 5% des européens préféreraient abandonner leur partenaire plutôt que leur téléphone

Smartphone

Par Gregori Pujol le

Une nouvelle étude montre que si 2020 a été marquée par la réduction de notre mobilité, nos téléphones portables et leurs chargeurs sont en conséquence devenus encore plus précieux, et même pour certains plus importants que nos partenaires. Les confinements nous ont rendus moins mobiles, mais plus “mobile-addicted” !

L’enquête, menée par OnePoll pour OnePlus, s’est adressée à 9000 Européens âgés de 18 à 35 ans pour déterminer comment les confinements ont affecté le rapport qu’ils entretiennent avec leurs téléphones. Les résultats montrent que cette relation est de plus en plus étroite, avec plus de 95% des personnes interrogées qui dorment dans la même pièce que leur téléphone (97% en France), près de huit européens sur dix qui l’ont à portée de main à tout moment et 77% qui le prennent en main dans les quinze minutes suivant leur réveil. De leur côté, 66,8% des Français ont admis consulter leur téléphone dès l’instant où ils ouvrent les yeux, un record en Europe.

La vie en télétravail nous a également permis de profiter à bon escient de la proximité de nos chargeurs, près de la moitié des Français (43%) admettant recharger son smartphone au minimum deux fois par jour. Pendant ce temps, près de 2% ont même déclaré brancher leur téléphone cinq fois ou plus !

Prenez mon partenaire, mais pas mon téléphone

Lorsqu’on leur demande ce contre quoi ils échangeraient leur téléphone, les réponses données par les personnes interrogées ont de quoi faire sourciller. Près de la moitié des Français interrogés ont déclaré préférer renoncer à l’alcool (45,2 %) et aux chips (44,1 %), si cela signifie garder leur précieux téléphone avec eux. Plus choquant encore, plus de 14% des Britanniques préféreraient abandonner le sexe plutôt que de se passer de temps d’écran. De manière similaire, près de 5% des répondants européens ont déclaré qu’ils préféreraient abandonner leur partenaire plutôt que leur téléphone, à peu près autant que ceux qui ont avoué qu’ils échangeraient leur meilleur ami contre leur appareil.

L’enquête a également montré que sur tout le continent, l’utilisation du smartphone est montée en flèche depuis le début du premier confinement. Les jeunes de trois pays en particulier ont admis avoir passé beaucoup plus de temps collés à leurs écrans en 2020 – les Français (55 %), les Italiens (56 %) et les Espagnols (51 %), des chiffres bien plus élevés que la moyenne européenne de 39%.

Nomophobie à la hausse

OnePlus a également demandé aux jeunes Européens s’ils connaissent le terme “Nomophobie”, une condition médicale définie par la peur de se retrouver sans téléphone portable (le terme vient de “No Mobile Phobia”). Et les résultats sont clairs : un quart (25,70%) des Français se considère atteint de nomophobie, un chiffre dans la moyenne européenne (26,5 %). Sans surprise au vue de leurs réponses précédentes, les Britanniques sont les plus atteints de nomophobie, à hauteur de 32%.

Qu’elles soient atteintes de nomophobie ou non, les personnes interrogées mettent en place de multiples stratégies pour éviter de se retrouver en panne de batterie, qu’il s’agisse de fermer les applications en arrière-plan (61%), réduire la luminosité (58%), éteindre le Bluetooth (47%) ou même de mettre son téléphone en mode avion (40%).