D’après les informations du Wall Street Journal relayées par The Verge, Toyota va tenter de refaire son retard sur le segment des voitures électriques;. Alors qu’il s’est surtout illustré sur sa technologie basée sur l’hydrogène, le groupe à l’origine de la célèbre Prius va ainsi débloquer 13, 6 milliards de dollars pour les technologies liées aux batteries sur la prochaine décennie. 9 milliards seront dédiés à l’implantation d’usines de batteries et la production.
En mettant ainsi la main au porte-monnaie, Toyota espère pouvoir produire des batteries de manière plus efficiente; grâce à un choix ingénieux de matériaux et une architecture des cellules repensée, le groupe espère pouvoir réduire le coût des batteries et la consommation au kilomètre de 30%.
Toute l’industrie se jette sur l’électrique
Cet investissement s’inscrit dans une dynamique déjà bien établie dans le milieu des voitures électriques; The Verge rappelle en effet que Toyota a annoncé en avril la sortie de 15 véhicules entièrement électriques d’ici 2025. Avant Toyota, de nombreux constructeurs ont déjà annoncé des plans de transition afin de convertir une partie, voire la totalité de leur gamme, d’ici 2030. Et forcément, pour pouvoir respecter ces engagements, les différentes marques ont dû réaliser des investissements conséquents.
Le WSJ explique ainsi que Vokswagen ou Ford auraient prévu de produire plus de 200 GWhr de batteries d’ici là; une capacité cumulée vraiment impressionnante de la part de ces deux grands noms de l’automobile, qui témoigne de la métamorphose du secteur. La nouvelle stratégie électrique de Toyota semble donc sur de bons rails, et il ne serait pas étonnant qu’ils annoncent de nouvelles initiatives en ce sens dans un futur relativement proche. D’ici quelques années, nous pourrions bien arriver à une situation où la majorité des acteurs de l’automobile surferont sur cette technologie. Une excellente nouvelle pour notre dépendance aux énergies fossiles, mais qui s’accompagne également de défis déjà bien identifiés, comme la disponibilité en terres rares.