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Sur Tinder, les arnaques crypto se multiplient

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Les plateformes de rencontre sont devenues un centre névralgique des arnaques crypto, avec plusieurs millions d’euros dérobés en 2021.

Sur Tinder, Bumble et consorts, les signalements pour arnaques aux cryptomonnaies se multiplient dangereusement. Rien qu’en 2021, leur nombre a doublé, pour un préjudice total estimé à 122 millions d’euros.

Pire qu’un catfish, un arnaqueur crypto

Dans une enquête publiée par le New York Times, le journal américain relate notamment le cas d’une jeune femme Tho Vu, escroquée par l’un de ses crushs virtuels. Après avoir fait connaissance, la conversation dérive rapidement sur le sujet des cryptomonnaies. Visiblement bien informé sur le sujet, l’homme la conseille sur la marche à suivre pour investir dans les devises non fiduciaires, et lui promet de gagner gros en investissant dans le bitcoin. En l’espace de quelques semaines, Tho Vu lui transfère alors l’équivalent de 264 000 euros, soit l’ensemble de ses économies.

Délestée de plusieurs centaines de milliers d’euros, et abandonnée par un prétendant qui ne répond plus, la jeune femme citée par le New York Times n’est qu’une victime parmi tant d’autres : sur Grinder, Bumble et le reste des applications de dating du marché, les arnaques aux crypto sont nombreuses. Les malfaiteurs misent généralement sur la méconnaissance du grand public et l’attrait de l’argent facile pour appâter leur cible. D’après les données de la Global Anti-Scam Organization, ces dernières seraient en priorité des jeunes femmes avec un niveau d’étude élevé.

56 000 arnaques recensées

Au total, estime la Federal Trade Commission américaine, ce sont plus de 56 000 arnaques au crypto qui auraient été signalées en 2021. Originaire de Chine, le mode opératoire s’est rapidement exporté aux États-Unis, et même en Europe. Avec un préjudice estimé à 122 millions d’euros, soit le double par rapport à l’année dernière, la pratique est pourtant passible de lourdes sanctions pénales. En France l’article 313-2 du Code pénal dispose d’une peine d’emprisonnement de dix ans couplée à une amende jusqu’à 1 000 000 d’euros dans le cas d’une arnaque en bande organisée.

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